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Misteur n’est plus, vive Valaire!

Après une attente de 3 ans depuis leur dernier album, Bellevue, Valaire nous revient cette année avec un nouvel opus : Oobopopop.

« Juste Valaire? »

Effectivement, le groupe a un peu changé de nom avec l’arrivée de nouvelles chansons, passant de Misteur Valaire à Valaire tout court. Changement, légèreté, simplicité, c’est ce que le groupe évoque pour justifier la troncature de leur pseudonyme. C’est avec le lancement du premier simple d’Oobopopop, Whiskey Dew, que le groupe a officialisé ce changement, il y a de ça quelques mois.

Renouveau

Si le nom de Valaire a changé, leur son aussi a évolué sur Oobopopop. Dès la première écoute, on sent une ambiance différente, plus funky, plus jazz encore que sur les précédents albums. La première piste, The Coast, semble presque agir à titre de transition vers un album plus épuré, où les instruments sont mis de l’avant, moins altérés. « Set us free, or we’ll go crazy » entend-t-on dans le refrain, « Coast is clear », preuve tangible que le groupe avait besoin d’un peu d’air, de laisser aller leur créativité dans un genre différent. En fait, ce qui définit un peu Valaire, c’est qu’ils ne font comme personne, et personne ne fait comme eux. Avec Oobopopop, le groupe sherbrookois nous démontre qu’il est possible de se renouveler en restant soi-même. On reconnaît le son, on aime encore l’ancien, mais on tombe tout de suite en amour avec le nouveau. Pour ceux qui veulent une comparaison, la guitare et la basse se rapprochent un peu de ce qu’on retrouve sur Random Access Memories, plus récent album de Daft Punk. Mais la ressemblance s’arrête là, la vibe de Valaire étant beaucoup plus dynamique, festive et dansante; on se sent en vacance quand on écoute Oobopopop.

Danser seul dans son salon

Première fois que j’écoute l’album : écouteurs, balayeuse, je fais mon ménage. Finalement, j’ai dansé mon ménage. Ce n’est pas une blague, c’est un avertissement, cet album est un catalyseur à dancemoves. Et j’étais bon, je suis presque sûr que j’étais bon! Plus sérieusement, c’est un des albums les plus joyeux, léger et qui fait du bien que j’ai entendu cette année, si ce n’est pas dans ma vie. La seule chose qui est décevante, c’est qu’il ne soit pas sorti avant l’été, parce que ça aurait mauditement bien fitté comme trame sonore de bord de plage.

Avec Oobopopop, Valaire nous injecte un sourire. En entrevue, Luis Clavis, vocaliste et percussionniste du groupe, a dit qu’ils étaient « revenus à [leur] mandat premier qui est de faire du bien aux gens ». Sur ces paroles, je ne peux dire que mission accomplie.

Avec ce nouvel opus de leur carrière musicale, Valaire revitalise son image et son son. Le groupe semble avoir créé Oobopopop pour ses fans, et malgré que l’album soit empreint d’un certain laisser-aller, il reste maitrisé sur le plan technique de A à Z.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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