Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Pourquoi un deuxième Défi Végé?

Aperçu article Pourquoi un deuxième Défi Végé?
Cliquer pour agrandir
 (lien ouvrant dans une nouvelle fenêtre)
Deux belles vaches que vous n’allez pas manger pendant le mois d’octobre. © OpenWalls

DISCLAIMER : on va vous lancer beaucoup de statistiques because numbers don’t lie et nous les ingénieurs, on aime ça les chiffres!

Quelle est la différence entre une ferme gigantesque et notre planète? Sachant que 40 % de la surface terrestre non glacée sert à nourrir ses 7 milliards d’habitants, la réponse à cette question est légèrement déconcertante. Sachant en plus que 75 % de tout ce qui est produit sur la surface de la planète sert à répondre aux besoins des animaux destinés à l’abattoir et non aux nôtres, la réponse à cette première question devient plutôt décourageante.

L’industrie de la viande est responsable de l’émission de 18 % des GES. D’ici 2050, la production de la viande compte doubler.

De cela s’ensuit la croissance de la déforestation, de l’utilisation de pesticides et fertilisants, de la consommation et pollution de l’eau, des excréments animaux, de la contamination des sols et des émissions de gaz à effet de serre. En effet, tandis qu’un kilogramme de bœuf sur notre assiette génère 27 kg de CO2, le porc en produit la moitié, et le poulet le quart. Considérant que 35 % des 198 000 tonnes de viande consommée au Québec est le bœuf, suivi le près par le poulet (30 %) et le porc (30 %), il serait peut-être le temps de se poser des questions si cela n’a pas encore été fait.

« Mais Polysphère, que dois-je faire? Manger du tofu pour le reste de ma misérable existence? »

Non, chers Polytechnicien-nes! On sait que vous êtes des personnes intelligentes douées de raison, il ne suffit que de vous informer. Nous avons foi en vos capacités d’adapter votre mode de vie et vos décisions en conséquence.

Les protéines végétales telles que les légumineuses, les lentilles et le tofu produisent 2 kg de CO2 par kilogramme consommé, soit 13 fois moins que le bœuf. Par contre, ces aliments, en plus des noix, œufs, fruits, légumes et les produits laitiers nécessitent eux aussi de grandes superficies de production, des quantités énormes d’eau, ainsi que des moyens de transport et de cuisson très énergivores. Par contre, les impacts sur l’environnement sont considérablement moins importants et ceux sur votre santé bien mieux!

C’est assez simple. L’offre suit la demande.

Il suffit de faire des compromis et de comprendre que de petits changements font une grande différence. Vous l’avez sans doute entendu maintes fois, mais ça demeure valide. Par exemple, si une famille de quatre opte pour une option végétarienne au lieu d’un steak une fois par semaine pendant un an, cela équivaut à trois mois d’automobile épargnés à la planète.

Le Défi-Végé vous invite à tenter le végétarisme pendant un mois. On ne vous demande pas de maintenir cette alimentation pour toujours. On vous demande tout simplement de l’essayer, d’explorer vos options, d’admettre que vous ne mourrez pas d’un déficit de protéines et surtout, de sensibiliser ceux et celles autour de vous qui demeurent sceptiques envers la cause.

 




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.