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La montagne, ça vous gagne!

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Des joueurs victimes d’hypoxie stoppés en pleine montée regardent les autres poursuivre l’ascension. © Polyphoto

Que vous soyez un nouvel arrivant dans la grande famille de Polytechnique ou simplement l’un de ces Dr Jekyll bleus qui se transforment au son vibrant du cri de la Montagne, vous avez forcément entendu parler du Bleu et Blanc, des Carabins et assurément du méga-tailgate de la rentrée. Que vous fassiez partie de ces petits chanceux qui ont eu leurs places tout juste sorties de l’imprimante ou que vous les ayez eues à la volée, tel un Quasimodo sur le parvis du CEPSUM, cet article est pour vous. Mais de quoi parle-t-il donc?

On va parler de football. Ce jeu qui se joue avec un ballon ovaloïde de coloration brune dont la complexité des règles suffit souvent à détourner les plus fidèles supporters de ce qui se passe sur le gridiron pour savourer l’ambiance bucolique des gradins du CEPSUM.

#1 : 1re équipe du palmarès du SIC à régner unanimement sur ce dernier

 Une ascension sans faille

Depuis maintenant deux ans que je suis les saisons de la Montagne bleue et blanche, je n’ai pu qu’assister sans mot à dire à une montée en puissance de la formation de Danny Maciocia. Que ce soit dans le stade ou dans la presse, la nouvelle génération des joueurs a su, d’abord sous le leadership de Gabriel Cousineau, désormais entraineur des receveurs puis sous celui de Samuel Caron (un étudiant de Polytechnique en plus), mener l’équipe vers le sommet de la compétition canadienne. Championne canadienne en 2014 au stade Percival-Molson avec une victoire haletante et cardiaque remportée dans les dernières minutes du jeu et vice-championne en 2015 après un match en tout point identique à celui de 2014, exception faite de la conclusion, les Carabins s’imposent désormais comme une valeur sûre du paysage sportif montréalais, volant même le titre au Rouge et Or de Laval. Et cette lancée n’est pas près de s’arrêter si l’on en croit le résultat des trois premiers matchs de la saison.

 04/09/16 : Rouge et Or – 24-21

Le Rouge et Or de l’Université Laval à Québec, le Goliath de l’excellence sportive du football universitaire canadien il y a encore trois ans, fait aujourd’hui face à son David. Sur les sept dernières rencontres, le Bleu et Blanc a su aligner une équipe solide, leur permettant de remporter cinq des sept rencontres, celle du 4 septembre dernier allant même jusqu’à rivaliser avec la finale de la coupe Vanier de 2014. Bien qu’habitué de voir les Carabins éprouver des difficultés en première demie (14-2 pour Laval à la mi-temps) avant de remonter la pente en seconde demie (21-24 score final), une remontée de 22 points n’est pas à laisser sous silence. Et c’est bien là toute la force de la Montagne!

Pour cela, l’équipe a appris de ses erreurs et peut donc désormais compter sur des receveurs solides : Régis Cibasu (n°3) bien entendu, mais aussi Louis-Mathieu Normandin (n°88), Guillaume Paquet (n°11 – 1TD) et Samuel Nadeau-Piuze (n°10 – 1TD spectaculaire), le vétéran de cette formation de receveurs. Les running backs ne sont pas restés en reste non plus : Sean Thomas Erlington (n°1 – 1TD) et Gabriel Parent (n°2) on su percer les lignes défensives aux moments opportuns pour mener l’offense aux touchés. « C’est typique d’un match entre le Rouge et Or et les Carabins. Un match excitant qui se règle dans les dernières secondes. Nous avons peut-être été un peu chanceux d’aller chercher cette victoire, mais les joueurs ont fait preuve de beaucoup de caractère » osera même confier Maciocia à la fin du match.

 09/09/16 : vs Gaiters – 61-0

Toutefois cette suprématie peut présenter quelques désavantages, notamment celui de la différence de niveau qui se fait de plus en plus grande entre les équipes. Attention, je ne dis pas qu’il faut redescendre de la montagne et laisser gagner les autres mais un match gagné 61 à 0 n’est en rien délectable pour les spectateurs et sans doute pas non plus pour les joueurs. Les Carabins nous ont certes montré qu’une remontée de 22 points était possible, mais une différence de 43 — oui, oui le score était de 43 à 0 à la mi-temps — semble très inaccessible à une remontée. Les joueurs partants ont bien entendu déroulé leurs talents. Sean Thomas Erlington (n°1) ouvre le score après moins de cinq minutes et Gabriel Parent (n°2) en entame du second quart avant de laisser leurs camarades receveurs fouler la end zone : Guillaume Paquet (n°11) à Q1-8:50, Samuel Caron (n°4) à Q2-6:37 et Samuel Nadeau-Piuze (n°10) à Q2-37,5 s.

Cela a néanmoins permis aux réservistes de monter en première ligne lors de la dernière demi et de prendre des reps pour entériner le score de 61 à 0. On notera néanmoins la vigueur de Mathieu Breton (n°99) et d’Étienne Morin (n°46) qui auront su donner quelques coups d’éclat à la défense des Stingers en seconde demi.

« Il s’agit d’un cinquième blanchissage en 15 ans d’histoire et du deuxième plus grand nombre de points marqués par les Carabins dans un match. Le 3 septembre 2009, ils avaient vaincu les Redmen de McGill 66-14, de nouveau lors du match d’ouverture sur le campus de l’UdeM ». Sauf qu’en 2016, le stade était complet avec 5 100 spectateurs.

 16/09/16 : vs Stingers – 59-3

Vendredi 16 septembre, nouveau match à domicile pour les Carabins face aux Stingers de Concordia. L’affluence dans le stade était bien moindre que la semaine précédente et il fallait s’y attendre au vu de la popularité grandissante du Pub de Polytechnique. Néanmoins, si la performance des Carabins continue son ascension, il est à prévoir de sacrées affluences à la maisonnée le vendredi soir pour célébrer la troisième mi-temps!

Bien que cette fois-ci l’écart à la mi-temps ne soit que de 19 points (22-3 pour les Carabins), les Bleus ont, comme à leur habitude désormais pris leurs marques, accéléré le jeu, mettant une nouvelle fois en avant une efficacité millimétrique en offense et une rage animale en défense : seulement 167 verges auront été concédées par la défense à l’issue de ce match. Sacrée performance pour une équipe qui compte sur de nouveaux joueurs pour faire la job. À l’image d’Asnnel Robo (n°22 – RB) qui a su se montrer confiant en courant plus de 100 verges sur seulement huit courses, lui qui n’est qu’en deuxième année. Samuel Caron (n°4 – Qb) dont c’est la première saison en tant que starter n’a clairement pas démérité non plus : 20 passes sur 30 de complétées, 287 verges de gain et une régularité qui n’a rien à envier à Gabriel Cousineau. Face à une telle performance d’équipe, il faut même s’attendre à un niveau de réserviste supérieur à ce que l’on pourrait attendre d’eux étant donné que Dany Maciocia a une nouvelle fois donner des reps à ces derniers en fin de troisième quart, donnant ainsi la chance à Pierre-Luc Varhiegyi (n°17 – QB), second quart-arrière, une nouvelle chance d’éprouver les sueurs et les larmes de ce sport.

En conclusion, la nouvelle saison de nos Carabins nous prévoit bien des surprises mais cette fois-ci, ce sera à vous de me les raconter car je signe ici mon dernier article sur les Carabins de l’UdeM.

Une avalanche de talent. © PolyPhoto

Une avalanche de talent. © PolyPhoto




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.