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Osheaga

Après un sommeil plus que réparateur et une migraine adoucie par de grandes et salvatrices gorgées de café, Le Polyscope se remit en route vers le Parc Jean-Drapeau pour s’enivrer de cette seconde journée festive à Osheaga.

C’est lunettes fumées jonchées sur nez, cernes à l’abri, et d’un pas vif que Le Polyscope se rendit au premier concert de la journée. Heureusement, un concert emplit d’énergie attendait notre joyeux gaillard : celui de Post Malone. Ce rappeur, dont l’explosion cette année est fulgurante, enchaîna les chansons trap-o-gangster tout en sachant les intercaler de rythme plus mélodieux. Son esthétique planante fut un parfait remède à la fatigue induite par la journée mouvementée de la veille. C’est à la clôture de son set que la foule pu jouer des hanches sur son méga-hit White Iverson, et c’est parmi les heureux festivaliers que Le Polyscope se rendit au prochain concert.

C’est une chanteuse bien de chez nous qui suivait sur la liste d’activité de notre cher Polyscope. C’est dans une foule dense et sous le tonnerre d’applaudissement que Le Polyscope assista à l’entrée en scène de Cœur de Pirate. Pour son retour à Montréal, la pianiste de formation n’a pas déçu. Elle sut piger dans son large et grandissant répertoire de compositions pour nous faire valoir ses talents de chanteuse et pour mettre en valeur sa voix douce et enfantine. Celle qui a su exporter son art dans le vieux continent et qui débute une expérience anglophone enchanta la foule avec ses plus grands hits tels Comme des enfants et Ensemble. C’est sur son succès Oublie-moi que Le Polyscope se faufila entre les couples pour se diriger vers le prochain spectacle.

C’est à la scène Picnik que Le Polyscope se rendit pour assister au DJ-set de Kaytranada, un autre pur produit montréalais. Le producteur de 24 ans, dont le dernier album 99 %, est un succès mondial, ne fit pas honte à sa réputation. C’est sous les acclamations de spectateurs surexcités qu’il fit tourner ses premières platines. Le fondateur du mouvement Piu-Piu est très certainement l’artiste montréalais le plus en vue au niveau mondial en ce moment, et fit exploser la foule avec ses titre If, dans laquelle il sample Janet Jackson, ainsi que son remix de Holdin’ On de Flume. C’est dans cette ambiance survoltée que Le Polyscope quitta, à contre-cœur, le concert de l’habitué d’Osheaga pour se rendre au rendez-vous suivant.

C’est sur une des deux immenses scènes que pris place le concert de Death Cab for Cutie. C’est à la voix, et la guitare envoutée, que le chanteur Ben Gibbard commença son spectacle, marathon de 15 chansons. Il fit défiler les plus grands thèmes du groupes, tels I Will Possess Your Heart et The New Year. C’est sous une pluie de feux d’artifices que Le Polyscope, la tête sens dessus dessous, pris le direction d’une plus petite scène.

À cette scène prenait place le concert d’un artiste émergent venu directement de notre ville cousine, Toronto.

Jazz Cartier est littéralement devenu, avec Drake, l’icône des Torontois. Que ce soit par son style déjanté ou ses chansons rap lourdement avant-gardistes, le rappeur mis le feu aux poudres en entamant son album, Marauding In Paradise, le premier d’une longue liste, espère Le Polyscope. Celui qui se proclame le roi de la ville reine, ne fit aucun faux pas et sut émerveiller la foule avec son assurance et son style inspiré par le bitume.

L’heure était venue pour Le Polyscope d’affronter la marée humaine qui attendait la tête d’affiche de la journée : Lana Del Rey. Un concert grandiose attendait les fans de la chanteuse aux chansons hypnotisantes. C’est de sa voix de velours qu’elle entonna les premières paroles de sa chanson Cruel World, une ode à l’amour perdu. C’est un chœur de fan survoltés qui récitèrent religieusement les paroles de la chanson. Accompagnée de ses choristes et musiciens, la chanteuse poursuivit ses prouesses vocales en poussant la chanson High on the Beach, véritable hit de 2015. C’est enivré par une ambiance symbiotique entre la foule et la chanteuse, que Le Polyscope se surprit à être ému, et qui, suite à une journée inoubliable, repris le chemin du bercail.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.