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Vent belge sur le Grand Prix cycliste de Montréal

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Les coureurs au sommet de la côte de Polytechnique. © Paul Margheritta

Le 11 septembre dernier avait lieu le Grand Prix cycliste de Montréal, deux jours après son homologue tenu dans la ville de Québec. Au terme d’une course animée, c’est le coureur belge Greg Van Avermaet qui l’a emporté. Retour sur un des grands événements sportifs montréalais de ce mois de septembre.

C’est un nouveau coup d’éclat pour Greg Van Avermaet, membre de l’équipe américaine BMC. À 31 ans, le Belge, spécialiste des courses d’un jour, s’est illustré dans une arrivée au sprint. Il a devancé le Slovaque Peter Sagan, champion du monde en titre et vainqueur deux jours plus tôt du Grand Prix cycliste de Québec, ainsi que l’Italien Diego Ulissi, le tout en un peu moins de cinq heures et demie.

Une course disputée

Greg Van Avermaet avait déjà brillé cet été en remportant le titre olympique sur route et une étape du Tour de France. En mars dernier, il s’était également imposé au terme des sept étapes de Tirreno-Adriatico. Il n’a cette fois pas été impressionné par les importantes rafales de vent observées à Montréal le jour du Grand Prix : jusqu’à 60 km/h.

Dès le début, une échappée de six coureurs s’est formée et, en milieu de course, elle totalisait plus de cinq minutes d’avance sur le peloton. Elle s’est néanmoins progressivement dépeuplée avant de se faire brutalement reprendre par le reste des coureurs dans l’avant-dernier tour. Le Portugais Rui Costa, stratégiquement passé à l’attaque dans le dernier tour et encore en tête sur l’avenue du Parc à quelques hectomètres de l’arrivée, n’a enfin pas su résister au retour du peloton et a dû céder sa place pour un sprint où Sagan, dominé par Van Avermaet, a été incapable de renouveler son succès de l’avant-veille.

Anatomie du Grand Prix

C’est la deuxième fois consécutive qu’un Belge remporte cette course, tenue chaque année depuis seulement 2010. Cette année, les coureurs étaient attendus sur 17 tours d’un circuit classique, pour une longueur totale d’un peu plus de 200 km. Après le départ donné sur l’avenue du Parc, la première difficulté du circuit apparaît bien vite sur la voie Camilien-Houde et ses 2 km de montée à 9 % de moyenne. Les coureurs n’ont droit qu’à un léger repos sur Côte-des-Neiges avant d’affronter le « mur » de Polytechnique, qui atteint 11 % dans son secteur le plus redoutable. Le peloton rejoint ensuite l’avenue du Parc par Édouard-Montpetit et Côte-Sainte-Catherine.

Ce petit tour (un peu plus de 12 km) n’est pas insurmontable en soi, mais on se doute bien que lorsqu’il est parcouru 17 fois de suite à un rythme professionnel, c’est une autre histoire. Le format de l’épreuve est en tout cas idéal pour les spectateurs, qui peuvent voir les cyclistes passer toutes les 20 minutes. Le sommet de la côte de Polytechnique, près du pavillon Bombardier, était un des endroits intéressants pour applaudir les sportifs à l’œuvre. Dans un autre registre, non loin de la station de métro Université de Montréal, on pouvait admirer les dérapages spectaculaires des voitures accompagnant la course, qui descendaient à toute vitesse le chemin de la Rampe pour foncer sur Édouard-Montpetit. En queue de course, on apercevait sans peine la voiture-balai, qui était réellement munie de… balais sur son toit.

Québec et Montréal : c’est du sérieux

Malgré ces détails amusants, les deux Grands Prix de Québec et Montréal ont en tout cas montré pour leur septième édition qu’ils constituaient des étapes sérieuses et intéressantes dans le calendrier cycliste professionnel. Serge Arsenault, qui les dirige, a d’ailleurs confié à La Presse qu’il songeait à étendre ces événements avec, pourquoi pas, une troisième épreuve. Rendez-vous donc en septembre prochain pour le retour du cyclisme international en Amérique du Nord.

Mots-clés : cyclisme (1)



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