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Osheaga : dimanche

La clôture du festival montréalais le plus en vue

Après le line-up tonitruant de l’an passé et la programmation actuelle jugée un peu trop soft par certains, Osheaga se devait de finir en trombe; logique, le dimanche est la journée qui reste le plus frais en mémoire. Quittons sur une bonne note.

Un peu avant 16h, la formation pop-rock européenne Foals prennait le volant à la scène principale. Performeurs de première nature, justes et super entrainants! La voix métalleuse de Yannis Philippakis donnait énormément de pep à leurs arrangements pop accrocheurs. Grosse déception immédiatement après avec Grimes. Sa créativité et son entrain de jeune fille hyperactive n’ont malheureusement pas su éclipser sa voix faussante et son son noyé par des basses torrentielles.

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Heureusement, M83 a corrigé le tir très rapidement. Ils ont su faire danser l’entièreté de la scène principale. Avec leur instrumentation originale, leurs classiques réinventés pour l’occasion et sans oublier leurs invités spéciaux toujours pertinents à la dynamique du set. Montés sur des ressorts et gonflés à bloc, ils étaient venus conquérir Montréal et lui rappeler que la formation ne s’est pas arrêtée en 2008, avec l’album Saturdays = Youth.

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Une nouvelle déception en fin de soirée lorsque le duo anglais Disclosure était aux abonnés absents… à cause d’un vol manqué. Gramatik a du jouer les substituts dernière minute en perfomant un DJ set de rechange juste avant de fermer la soirée à l’autre bout du parc. Malheureusement, Gramatik n’a pas joué du Gramatik. De la grosse EDM trash dépassée comme on ne les aime pas. Une véritable tragédie de fin de soirée. Et dire que c’est cela ce qui a sauvé le début de soirée.

Pour clore la soirée, l’artiste le plus imposant du week-end, Radiohead. Vieux mais intuables. Menés par le vaporeux Thom Yorke depuis bientôt 30 ans, la formation britannique a prouvé qu’elle était loin de la retraite et des interviews rétrospectives. En effet, A Moon Shaped Pool, le dernier opus a été tenu à bout de bras par la totalité des critiques de musique et ce n’est par respect de l’ensemble de cette carrière plus qu’aboutie! Restait simplement à confirmer leur pertinence en performant dans une ville déjà charmée mais qui ne les a que trop peu vus. Malgré une amorce ratée de leur tube Burn the Witch due à un mauvais choix d’instrumentation, le reste était tout sauf morne. La voix chevrotante Yorke n’a rien perdu de son ensorcellement et les musiciens sont toujours aussi affutés.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.