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Femmes à coudre: plongez dans la réalité des femmes de différentes origines

Par Marilyn Chindje

La question des immigrants et de leurs bagages culturels est à l’ordre du jour depuis quelque temps dans les médias que les discussions autour au souper ou alors de quelques bouteilles de bières. Il y a justement une commission (la commission Bouchard-Taylor), dont on parle beaucoup cette semaine, qui se penche justement sur la question. Moi je voudrais justement vous parler d’une toute approche qu’une équipe à mis en œuvre pour tenter d’aider à lever le mystère et les inquiétudes que les gens peuvent avoir sur cette délicate question. C’est la compagnie d’intervention théâtrale Mise en jeu et plus particulièrement une cellule de cette dernière, en l’occurrence la cellule Lumière rouge, qui s’est penché sur la question. Pour la petite histoire, cette cellule est formée de Martine Laliberté, Marie-Claude Gamache et Nancy Roberge. Mise en jeu quant elle c’est une compagnie œuvrant dans le domaine théâtral qui a déjà à son actif près de 400 interventions théâtrales originales un peu partout au Québec. Elle produit des œuvres théâtrales reflétant les enjeux cruciaux de la société.

Femmes à coudre, qui est une œuvre théâtrale récente de la cellule lumière rouge, est une approche conçue cette dernière pour amener les gens à la découverte la réalité des femmes immigrantes ainsi que leurs cultures. j’ai réalisé une entrevue avec une des conceptrices et auteures du projet madame Nancy Roberge et elle nous a donné des «topo» sur la pièce en question.

Trève de bavardage inutile, vous devez être impatient d’avoir une intro sur le contenu de la pièce. En effet Femmes à coudre plonge le spectateur dans l’univers de la manufacture, plus précisément dans une usine de textile où effectuera un quart de travail des plus intriguant. Intriguant vous dites? Comment ça ? L’intrigue réside dans le fait que le spectateur se glissera dans la peau d’une ouvrière et se fera guider par une voix(le contremaître, prêtre, imam, rabbin gourou) qui lui dictera quoi faire avant de prendre sa place derrière la machine, où il prendra connaissance de certains objets personnels lui permettant de découvrir la personnalité et d’entrer dans l’univers de l’ouvrière qui y travaille. Mais attention parmi vous se cacheront des comédiens qui au même joueront des personnages en l’occurrence Monia Chokri, Isabel Dos Santos, Richard Lemire, Claudine Paquette. Pardon? Que dites-vous? Comment cela vous permettra de connaître la réalité des femmes immigrantes? Les objets personnels vous en diront long sur le sujet. En effet plus d’une vingtaine de femmes d’origines et de croyances diverses, travaillant dans l’industrie textile, ont généreusement participé à l’élaboration de cette pièce en dévoilant leur vie secrète et leurs croyances. Pour cela elles se sont soumises à plus de 20 heures d’entrevue. De plus vous installerez dans espace de travail très personnalisé.

Vous devez vous demandez : mais pourquoi un titre comme Femmes à coudre? C’est sans doute par rapport à l’univers dans lequel la pièce se déroule (une usine de textile remplie de machine à coudre). Plus important encore c’est qu’à Montréal ces femmes constituent une assez grande proportion des employés de cette industrie. Femmes à coudre aussi pour faire un lien avec des signes religieux en rapport avec le textile tels que pour ne citer que celui là.

Génial mais comment ils ont pensé à ça? Le questionnement est partie du contraste entre la mode nord américaine et celle des immigrants.

Ajouté à ça la question de la laïcité de notre société qui est remise à la table des discussions pour la question de la place que nous allons accorder à la religion nous pensions avoir mis de côté. Ces éléments ont suscité chez les concepteurs des réflexions profondes sur les conditions de la femme tant dans la mode que dans les religions. Car d’une religion à l’autre le rôle et la condition de la femme sont très particuliers.
La dessus vous en avoir assez dit donc ne manquez pas cette occasion aller à la rencontre de ces femmes du 4 au 22 septembre.




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