Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Architecture Structure

Depuis plus de dix mois, le mot d’ordre idéologique est celui de crise : blocus économique, pénurie de logement et crise de l’art sont les abcès que les pays industrialisés doivent soigner. Une intervention est requise, certes, mais ce ne sont pas les 785 milliards de dollars d’Obama, injectés dans l’économie américaine qui vont changer la donne. Plus grave encore, cette crise amorcée devient visible…l’architecture est ainsi attaquée de tous les bords par les normes, les réglementations, les experts et les exigences économiques. Le nouveau projet remplaçant l’échangeur Turcot est estimé à plus de 1,5 milliard de dollars ! Même le fou du roi n’y croit pas. Nombre de chantiers de pareille envergure naissent sans véritable dessein ni concepteur de talent, avec pour seule raison d’être, la vanité et le désir cruel de matérialiser l’écart séparant les grandes fortunes du reste du monde. Mais qui doit-on blâmer ? Le gouvernement et son empressement électoral ? les ingénieurs et leur raison rigoureuse ? Pourtant, les contribuables mettent en cause l’imagination de l’architecte. Voici les raisons d’espérer le contraire.

On pense qu’ils révolutionneront l’architecture de demain en changeant nos vies, la rendant plus belle et plus facile : ces matériaux sont nouveaux et font déjà mouiller les architectes. Malléable et génial, le Ductal, un béton ultra-résistant, séduit par ses différentes applications. Eh oui, le béton a jeté sa réputation lourdingue pour alléger les ponts et embellir les objets du quotidien. Le Ductal permet donc de réaliser des ouvrages d’une extrême finesse et possède une résistance huit fois supérieure au béton conventionnel (170 Mpa). Son nom, provient de sa qualité principale : une ductilité à outrance, conférée par la présence de fibres métalliques. Malheureusement, son créateur garde la formule secrète comme on pouvait s’en douter.

Des matériaux du futur

Dans un autre registre, le Corian est un verre miracle, qui s’autonettoie, élimine les bactéries, s’opacifie, et prend même des couleurs rafraichissantes. Il était jusqu’ici utilisé dans les hôpitaux pour ses propriétés médicales : cette matière anti-poreuse fait barrière aux bactéries et autres saletés nosocomiales et résiste même aux graffitis. Enfin, le Corian est très adaptable: en tapisserie avec un système de rétro-éclairage et en nouvelle peau avec des créations graphiques : il se plie à tous nos désirs.

Des matériaux du futur
Le laboratoire de structures Hydro-Québec
Une structure intelligente : le EBF

Mots-clés : Innovation (3)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Découverte musicale à l’OSM

16 janvier 2009

Concours OSM Standard Life : Carl Maria von Weber – concerto n˚1 pour clarinette en fa mineur, opus 73 et Henri Tomasi- concerto pour trombone; Sergeï Rachmaninov- Symphonie n˚2 en mi mineur, opus 27. Quel étonnement et quelle admiration ressentons-nous lorsque nous écoutons ces solistes qui ont notre âge ! Il semblerait qu’il faille une vie entière pour maîtriser à ce point un instrument. Le concert permettait de découvrir et d’apprécier les lauréats du concours OSM Standard Life,...

POUR FAIRE COURT

16 février 2007

Pierre Curzi se lance en politique sous la bannière péquiste. C’était pourtant un bon acteur. On aimerait bien que Céline Dion s’y lance également. Le résultat serait probablement catastrophique, mais quel soulagement ce serait pour nos tympans, et la musique ne pourrait que mieux s’en porter ! Un conseil, pour oublier que des bipèdes chantants comme C.D existent, écoutez Nina Simone, pour moi, la plus belle voix du jazz...après Billie Holiday bien sûr. Dernièrement,...

Désordre public

5 septembre 2008

Oyez oyez, braves polytechniciens et autres énergumènes qui encombrent les couloirs de notre belle École! Pour faire suite à une tradition remontant au temps de Sophocle, Poly-Théâtre présente en ce début de session une pièce de théâtre montée, produite et jouée par des étudiants de Poly. Poly-Théâtre et l’École Polytechnique de Montréal sont fiers de présenter Désordre public, une pièce de l’auteure québécoise Évelyne de la Chenelière. La pièce sera jouée les 4, 5...