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L’actualité de la semaine…en images

La gourde de Nintendo

On l’aura bien compris : Nintendo s’est totalement différencié de la concurrence avec sa technologie et avec des jeux plus simples, plus intuitifs, plus immersifs. En bout de compte : une explosion des ventes à faire frémir les analystes. Désormais, l’entreprise ne s’attend plus qu’à un résultat net de 230 milliards de yens (1,96 milliard d’euros) à la fin de l’exercice, alors que Nintendo tablait initialement sur 345 milliards de yens de bénéfices. Nintendo tire d’abord profit de l’extraordinaire vitalité du secteur du jeu vidéo. Mais le groupe nippon récolte surtout les fruits d’une stratégie audacieuse, qui marginalise de plus en plus ses concurrents : la preuve, la XBOX 360 et la Playstation III sont loin derrière. Malheureusement, la grosse déception de Nintendo a sans doute été de s’éloigner des gamers qui n’ont rien eu à se mettre sous la dent pour les fêtes de Noël. Erreur de marketing ? Peut-être…En tout cas, on peut soupçonner une grosse erreur dans la planification des sorties de jeux : les grosses licences de la firme comme le génialissime MarioKart ou encore le MetroïdPrime sont sorties en début de trimestre 2008, d’un coup… «La cigale, ayant chanté

tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue». On déplore enfin le manque de présence, et d’exploitation, et d’imagination des éditeurs tiers de Nintendo et les flops se ramassent à la pèle : le décevant Redsteel (Ubisoft), l’injouable PES2008 (Konami) et enfin un Wii Music music de mauvais goût. Reste plus qu’à attendre que Nintendo se remue les miches pour l’année 2009.

Pour plus d’information:

www.ign.com

La tour Eiffel, un casse-tête de génie civil

Printemps 1884 à Paris : Eiffel, impressionné par la conception de la statue de la liberté, réfléchit à un monument colossal à l’image de la ville de Paris. Aux côtés d’un certain Maurice Koechlin, Eiffel réfléchit à la portée de son idée : avec l’exposition universelle, le constructeur tient là une occasion unique de se faire de la publicité à l’échelle mondiale. Au début du mois de juin 1884, la première ébauche du projet est livrée au préfet de Paris. Malgré les apparences, Eiffel n’est pas très emballé par le projet et redoute de le présenter. Heureusement le projet suscite l’intérêt de la mairie et dès la fin de l’année, Eiffel entame une série de conférences et accorde des entretiens à la presse pour en faire la promotion. Les premiers coups de pioche sont données sur le Champs-de-Mars en fin janvier 1887. Compte tenu de la proximité de la Seine, Eiffel sait qu’il va rencontrer de l’eau avant même de parvenir à la couche de sable et de gravier qui servira d’assise aux fondations de la tour. Eiffel compte enfoncer les caissons jusqu’à la couche de sable et de gravier, qui est imperméable. À l’intérieur, on soufflera de l’air pour que les ouvriers puissent, à l’abris des infiltrations d’eau, achever de creuser les fosses et y couler du béton, afin d’assurer les fondations. En septembre 1887, la tour s’élève jusqu’à une centaine de mètres, le niveau prévu pour le premier étage. L’assemblage de l’acier demeure un casse-tête: le 7 décembre 1887, les ingénieurs procèdent à l’ajustement de la hauteur des piliers à l’aide de vérins: un moment de clé de la construction. Quelques semaines plus tard, la mise en place de la structure du premier étage peut enfin commencer. Gustave Eiffel reçoit alors la presse. Pendant ce temps, à l’usine Eiffel, on assemble à toute vitesse les profilés métalliques, qui seront intégrés à la tour. Une organisation sans faille est nécessaire: la numérotation des pièces d’assemblage indiquant la position de chaque pièce dans l’assemblage en témoignent. De ce fait, la tour grimpe à un rythme soutenu et le sommet est atteint le 31 mars 1889. Reste encore les finitions et surtout, l’installation d’énormes ascenseurs. Très vite, la tour se révèle une excellente affaire: en huit mois, elle accueille près de deux millions de visiteurs! Du coups, Eiffel récupère en moins d’un mois tout l’argent qu’il a investi. Pourtant, le projet n’avais pas eu la bénédiction de l’opinion publique et Eiffel s’est attiré beaucoup de détracteurs: une pétition avait même été signée pour mettre à terme ce projet jugé insensé. De grands noms : Dumas fils, Maupassant et même l’architecte Garnier ont scandé « l’inutile et monstrueuse tour Eiffel » en la comparant à « une gigantesque cheminée d’usine  ». Pourtant ces vives critiques n’ont pas empêché à la Tour Eiffel de devenir le monument de Paris. Comme disait Leonard de Vinci: « Celui qui s’oriente vers l’étoile ne se retourne pas ».




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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