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118 millions de dollars, ça représente quoi ?

Par Mathieu Gilbert, VP-Externe AEP

118 millions, c’est 2 360 000 000 de bonbons à 5 sous, c’est également le financement que le gouvernement fédéral ne veut pas verser au Québec dans le cadre du Programme Canadien de Bourses aux Étudiants (PCBE).

Pour expliquer la situation, un bref historique est nécessaire.

En 1999, la Fondation Canadienne des Bourses d’Études du Millénaire (FCBEM) est créée dans le but d’améliorer l’accessibilité aux études. Fait intéressant, c’est une fondation privée et non un programme gouvernemental. Au mois de décembre 1999, une entente est signée grâce à la FECQ et la FEUQ : Québec obtiendra sa juste part des sommes de la Fondation – 80 millions de dollars par année – et devra l’investir dans son propre programme de prêts et bourses. Cela a permis de diminuer l’endettement de plusieurs milliers d’étudiants au Québec.

Le problème est que le la fondation avait une durée de vie de 10 ans et elle prit fin le 5 janvier dernier. Pour poursuivre dans la même mission, le gouvernement fédéral créa le Programme canadien de bourses aux étudiants dont l’enveloppe totalise 507 millions pour le Canada. La part du Québec proportionnellement à la population est de 118 millions. 118 millions c’est 18 880 000 repas Aramark.

Présentement, la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) travaillent à rapatrier ces sommes afin qu’elles puissent être investies entièrement dans l’Aide Financière aux Études (AFE). 245 000 étudiants canadiens profitent du PCBE, mais aucun au Québec n’y a encore accès. 118 millions, c’est quand même 1 026 000 livres de Statique…

Le but des Fédérations étudiantes est que l’argent soit totalement investi dans le programme québécois d’AFE afin que le plus grand nombre d’étudiants puisse en profiter. Les plus rapides d’entre vous aurez remarqué l’augmentation de 38 millions entre le financement de la FCBEM et la part québécoise du PCBE. Cette bonification pourrait se traduire différemment en fonction de votre statut pour l’AFE.

Un résultat intéressant qui n’est pas présenté dans le tableau est la réduction de la pression financière sur les étudiants. Si vous n’aviez pas à travailler pendant la session parce que vous auriez plus d’argent de l’AFE, est-ce que vous consacreriez plus de temps sur vos études ? 118 millions, c’est près de 78 500 sessions à l’École Polytechnique.

C’est pourquoi il faut travailler à rapatrier ces sommes pour l’aide financière aux études.

Le 5 janvier dernier, la FCBEM prenait fin, mais le PCBE n’a pas pris le relais. C’est une perte pour tous les étudiants québécois et il est important d’agir afin de récupérer ce qui nous est dû.

Un kiosque d’information sera tenu la première semaine de février afin de répondre à vos questions. Tenez-vous informé des actions à venir à l’AEP.

Si vous ne pouvez attendre et voulez des réponses sur le champ, envoyez un courriel à
externe, aep.polymtl.ca

Statut pour l’AFE
présentement

Statut pour l’AFE AVEC 118 millions du PCBE

Résultat

Étudiant qui reçoit des prêts et des bourses

L’étudiant a plus de
bourses !

Plus de bourses équivalent souvent à une utilisation moindre du crédit et donc un endettement moindre à la fin des études

Étudiant qui reçoit
uniquement des prêts

Une partie du prêt est convertie en bourses

Une fois de plus, un endettement moindre et donc des études plus attirantes

Étudiant qui ne reçoit pas d’aide financière aux études

Possibilité d’avoir des prêts

Les études sont plus accessibles pour plusieurs personnes et on réduit une fois de plus l’endettement privé.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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