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Péi va mal…

Par Thomas Goyette-Levac

Soyons clair : je ne suis pas contre le Beach Party. Je n’y suis pas allé alors je ne peux m’exprimer contre. Cependant, il n’en demeure pas moins que la souffrance occasionné par le paiement de 20 $ et celle de se lever à 5h, un dimanche matin, ce qui, néanmoins, constitue un trou dans le budget d’un étudiant, est difficilement comparable à celle que les Haïtiens vivent en ce moment. Cette souffrance, il est fort improbable que nous la ressentions aussi un jour, mais moi, j’ai préféré donner mon 20 $ à l’aide humanitaire plutôt que d’acheter un billet.

Soyons aussi clair : je ne veux pas non plus, vous qui êtes allé au Beach Party, vous culpabiliser en raison du tremblement de terre en Haïti. Mais, si vous n’avez pas donné, vous êtes mal placé pour dire que vous n’en avez pas les moyens.

Pour ma part, je pense de cette façon : si tout le monde faisait comme moi, qu’est-ce que ça changerait ? Et bien, si tout le monde achetait des billets pour le Beach Party, on se pilerait sur les pieds pour la chance d’en avoir un et il y aurait de l’amertume contre nous tous! Quand j’entends dire des choses telles que : « Le line-up pour acheter les billets est plus le fun que le Beach Party lui-même » (Étudiante #1, Poly, entendu à Montréal), je me dis que ça doit rendre pas mal de monde déçu : autant ceux qui ont acheté que ceux qui s’y sont rendu pour rien. Je me questionne aussi sur la raison d’être du Beach Party: si ça s’avère, autant faire la file pour ne pas acheter que d’y aller.

Il est également surprenant de constater que le sexe féminin a pratiquement remplacé la carte étudiante de Poly, pour le privilège qu’elle confère aux détenteurs, en ce qui trait à l’accès au Beach Party, puisque des hordes d’UdeMiennes sexy y ont été conviées. Pour ma part, j’espère que le Beach Party de 2012, s’organisera de façon solidaire, pourquoi pas avec un pourcentage de don sur le prix du billet, si une catastrophe arrive avant, ou sur la vente d’alcool, en joignant l’utile à l’agréable. 2012 d’ailleurs, sera une belle année de catastrophes naturelles… À qui la chance ?

Moi, je préfère penser à ce qui arriverait si tout le monde faisait comme moi et, si tout le monde donnait autant en situation d’urgence mais aussi à long terme, par exemple pour défendre durablement Haïti contre les aléas de mère nature, ce serait fantastique! Et, si tout le monde n’allait qu’une seule fois au Beach Party dans leur bac, tout le monde pourrait y aller ! Ainsi, rendez-vous dans 720 jours pour voir si le monde a évolué.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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