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Des nouvelles du Nord : La côte nord

Cette semaine, une chronique plus légère et moins historique vous attend : on visite la côte nord de l’île de Grande-Bretagne. Cette région la plus au nord de l’Écosse regorge de falaises, de plages et de montagnes majestueuses. Pas si évidente à visiter en transport en commun, elle vaut néanmoins le détour pour tout amateur d’histoire ou d’Écosse (lire : « moi ») .

Ce seront donc les comtés de Sutherland et de Caithness (les deux sont situés dans la partie nord des Highlands) qui retiendront notre attention en cette superbe sixième semaine de cours à Poly.

Durness

Durness est un petit village du nord-ouest accessible uniquement par une route à une seule voie. Le village en lui-même n’a pas grand chose de fascinant sinon qu’il ne possède pas de banque, mais qu’il a bel et bien son parcours de golf (qui a son propre site web). La bibliothèque mobile des Highlands s’y arrête deux fois par mois et la Royal Bank of Scotland y passe une fois par semaine pendant deux heures.

Bref, ce qui est intéressant à mentionner par contre, ce sont les plages sublimes à proximité. La plage de Sango Bay, par exemple, tout près du village a gagné un prix pour sa beauté et son eau claire, ce qu’ils ne manquent pas d’annoncer avec une pancarte plantée à portée de vue de la route. Le Kyle (détroit) of Durness présente lui aussi un panorama sublime à marée mi-basse alors que le sable du fond, maintenant près de la surface, donne des reflets tirant vers le violet à l’eau.

Juste un peu plus loin à l’ouest de Durness se trouvent les Smoo Caves. Creusées par la mer dans le calcaire d’une baie étroite faisant face à l’océan, ces cavernes auraient été utilisées
et/ou habitées par les Vikings et par les premiers habitants du Nord il y a environ 6 000 ans. On peut y faire un tour de bateau entre les salles créées par l’eau et le guide se fera un plaisir de vous raconter les légendes selon lesquelles ce serait le diable en personne (et non la chute d’eau) qui aurait créé les trois trous dans le plafond de la caverne.

Aussi, de l’autre côté du Kyle, à l’ouest, se trouve le sublime Cape Wrath où se dressent les falaises les plus hautes de l’île. Il est un refuge pour de nombreuses espèces d’oiseaux, pour des phoques ainsi que pour les observateurs desdits oiseaux et leurs objectifs d’appareil photo longs d’au moins 2 mètres et demi.

Tongue

Un petit village aussi, sans rien de particulier, sauf peut-être son nom. Une petite boutique située sur l’autoroute qui traverse la ville offre une variété de bumper stickers et de T-shirts « I love Tongue ». Mais c’est dans cette boutique que j’ai trouvé les plus belles boucles d’oreilles à ramener comme cadeau de voyage. La pierre était faite de plants de bruyère séchés, colorés, compressés, taillés, puis vernis à la main en Écosse : des Heathergems. (Ma sœur a beaucoup aimé, en effet).

J’ai été surprise de voir qu’ils vendaient aussi du sucre à la crème… Rien qui ne s’approchait de celui fait au Québec, c’est évident.

Si on continue sur la route vers l’ouest, on arrive bientôt du côté de Bettyhill, où se trouve le musée de Strathnaver. Construit dans une vieille chapelle en plein milieu d’un cimetière, le musée tente de retracer l’histoire des ancêtres gaéliques et scandinaves des Highlands.

Fait intéressant : une des pierres tombales du cimetière qu’on appelle la Farr Stone date des alentours de 800-850. Toute sa surface rectangulaire est occupée par plusieurs motifs dont la traditionnelle croix celtique. On raconte qu’un soir, un bateau inconnu aurait été aperçu dans la baie de Farr. Le lendemain, plus de bateau, mais une pierre mystérieuse était plantée dans la terre du cimetière (la Farr Stone). Que l’histoire soit vraie ou pas, on ignore tout de même comment et pourquoi elle est arrivée là.

Dunnet Head

Au point le plus au nord de l’Écosse (et donc de l’île de Grande-Bretagne également) se trouve le phare de Dunnet Head et ses falaises recouvertes de fleurs où les macareux jouent à cache-cache entre les mouettes et les autres oiseaux qui utilisent les rochers comme nids ou comme abris.

Par les journées d’orage, il arrive à la mer de jeter des pierres jusque dans les fenêtres du phare (le phare mesure 345 pieds de haut et sa base est construite à 300 pieds du niveau de la mer). Lors des journées sans brouillard, cependant, la vue y est impressionnante : on peut même admirer les falaises de Hoy, une île qui fait partie de l’archipel des Orcades, plus au nord.

John O’Groats

Considéré à tort comme étant le point le plus au nord de l’Écosse, John O’Groats est en fait situé au bout de la route qui traverse la Grande-Bretagne du nord au sud (l’autre extrémité est à Land’s End). Ce village est devenu très touristique et possède même une pancarte avec le nom de la localité et la date devant laquelle on peut se faire prendre en photo (moyennant une contribution volontaire obligatoire).

Par contre, une partie de la circulation autour de John O’Groats n’est pas due qu’aux touristes, mais bien au ferry qui part plusieurs fois par jour (l’été seulement) vers Burwick, dans l’archipel des Orcades. Pour un service de ferry vers ces îles toute l’année, il faut aller un peu plus vers l’ouest, à Gill’s Bay, d’où on peut se rendre à St. Margaret’s Hope été comme hiver.

Quelques sites web à consulter pour plus d’information :

www.undiscoveredscotland.co.uk

www.durness.org

www.strathnavermuseum.org.uk

www.visitjohnogroats.com




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