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Trente ans et toutes ses dents

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La délicieuse pochette signée Patrick Beaulieu. Photo © Facebook

Surfant sur le succès de son 2e album Fox paru en 2012 et fort d’une tournée de plus de 200 spectacles au Québec et en Europe, Karim Ouellet nous revient en ce début 2016 avec un nouvel opus, Trente.

Difficile de revenir après un tel succès vous me direz. Effectivement, après le hit « L’amour » n’ayant toujours pas quitté les radios de la province depuis sa sortie, et ayant même fait un joli tour chez nos amis francophone de l’autre côté de l’Atlantique, la pression peut être grande pour livrer une nouvelle fois la marchandise. L’artiste a même repoussé la sortie de Trente qui devait initialement paraître en automne 2015, pour peaufiner l’allure générale de l’album qui ne lui plaisait pas tout à fait. Une chose est certaine, le résultat reste très fidèle au son habituel de Karim Ouellet et est très satisfaisant à l’oreille.

Toujours produit en collaboration avec l’auteur-compositeur-interprète (et producteur) Claude Bégin, Trente s’écoute bien, dans le même esprit que les précédents. Un style pop, mêlant des touches électro et folk très intéressantes et toujours cette même dichotomie entre la tristesse des textes et la joie de la mélodie. En effet, réciter les paroles, à haute voix sans musique ne donne pas vraiment le goût de sourire, mais la magie de la musique fait bien passer la pilule et certaines chansons sont sérieusement entraînantes. La finale de l’album (Cœur de pierre et Les roses) est d’ailleurs très inspirante question déhanchement! Et même si le choix d’instruments et de sonorités est semblable aux derniers albums, Trente n’inspire aucune redondance en soi ou par rapport à ses prédécesseurs.

En fait, que ce soit sur les modulations électro de Cœur gros, la guitare funk de Karim et le loup ou le reggae de La course, l’artiste semble toujours trouver la bonne touche pour redonner le sourire, comme si sa musique était empreinte d’un optimisme incompréhensible. Avec Trente, on semble aussi avoir affaire à un album plus mature, et sans parler de « désillusion » de la trentaine, c’est peut-être à un certain bilan de la vingtaine de l’artiste qu’on a droit.

Un très joli costume. © Facebook

Un très joli costume. © Facebook

Les plus fines oreilles remarqueront peut-être une étrange ressemblance, sur la chanson Prélude, le temps d’une phrase, avec la chanson Si tu reviens de Louis-Jean Cormier. Ce n’est effectivement pas un hasard, Karim Ouellet confessant que l’extrait est un petit hommage à une chanson qu’il a beaucoup aimé. Aussi, un petit « shoutout » à la magnifique pochette de l’album qui est signée Avive, un artiste de Québec ayant déjà réalisé les pochettes des précédents albums de l’auteur-compositeur-interprète.

En gros, un retour réussi pour Karim Ouellet, un album qui ne laisse rien à redire, tout ce à quoi on pouvait s’attendre de l’artiste. Tout y est bon, et c’est donc sans hésitation que je le recommande aux fans ou à ceux qui tardent encore à le découvrir. Bonne écoute!

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