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Lancement de la campagne « Sans oui, c’est non! »

Lundi le 14 mars avait lieu le lancement de la campagne provinciale « Sans oui, c’est non! » visant la sensibilisation aux violences à caractère sexuel.

Le sujet n’est pas nouveau, mais malheureusement toujours d’actualité. Depuis plusieurs années, la question des violences à caractère sexuel reste un problème, entre autre sur les campus universitaires, tant au Québec qu’ailleurs. Certains mouvements ont eu lieu au cours des années, mais aucun n’ayant un impact considérable ou étant d’assez grande échelle pour changer les mœurs de manière durable. Cette année, 16 établissements universitaires comprenant 19 associations étudiantes se rassemblent sous la bannière du mouvement « Sans oui, c’est non! » dans le but de faire évoluer les comportements et de sensibiliser les près de 185 000 étudiants les composant à un réel problème.

Des porte-paroles sur mesure

Ce sont le rappeur Koriass et la chroniqueuse Véronique Grenier qui prêtent leur voix à la campagne, deux porte-paroles impliqués et inspirant; exactement ce que ce genre de mouvement a besoin.

D’abord rappeur, Koriass avait soulevé la discussion à l’été 2015 avec son billet devenu viral intitulé « Natural Born Féministe » dans lequel il raconte l’histoire de sa copine qui s’est violer plus jeune, mais aussi sa vision de la fameuse culture du viol. Depuis, il fait le tour des Cégeps et autres établissement scolaires pour éduquer les gars (et les filles aussi bien sur!) sur la notion de consentement, dans le but de former une nouvelle génération de féministe fières/fiers et dénonciatrices/dénonciateurs. Selon lui, « [la campagne], c’est un point de départ pour amorcer un nécessaire changement de culture ».

Quant à elle, Véronique Grenier est aussi professeure de philo au Cégep en plus d’être chroniqueuse pour les sites web Urbania et La Gazette des Femmes. « Alors que des études démontrent que près d’une femme sur trois a été victime d’une agression sexuelle […] je suis fière de joindre ma voix à la première initiative provinciale de lutte contre les violences à caractère sexuel sur les campus universitaires. », a dit madame Grenier en conférence de presse. Elle dit aussi vouloir mettre fin aux « violences ordinaires », celles rendues « normales, acceptables » comme les blagues et les commentaires déplacés, mais surtout déculpabiliser la femme.

Une campagne d’envergure

Au cours des prochaines semaines et des prochains mois, ce sont des dizaines d’activités de prévention, de messages et d’outils de sensibilisation qui seront déployés sur les différents campus universitaires de la province. Selon Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal, la campagne démontre la volonté des établissements universitaires d’enrayer les comportements inacceptables et de changer les mentalités dans toute la communauté universitaire québécoise. Ce dernier espère aussi que la campagne « Sans oui, c’est non! » dépassera le cadre étudiant et se répande partout dans la province.

À Poly, l’école a déjà commencé tranquillement à propager le message en diffusant toute la semaine le fameux vidéo « Consent, it’s as simple as tea » sur l’écran géant de la vitrine étudiante. On peut s’attendre à d’autres manifestations du mouvement dans les prochaines semaines, mais en attendant, vous pouvez suivre sa progression sur le site web sansouicestnon.ca ou sur les réseaux sociaux avec le mot clic #sansouicestnon.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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