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La dernière brique d’un mur sans fin

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Roger Waters à l’émission Tout le monde en parle de ICI Radio-Canada Télé. Photo © Société Radio-Canada

Stade Olympique de Montréal, 1977. Mais si, rappelez-vous : c’est à cette date que Roger Waters, l’ex-bassiste et chanteur du mythique groupe de rock Pink Floyd, s’était vu cracher sur l’un des spectateurs un peu trop violent à son goût… C’est, par ailleurs, suite à ce concert que lui vint l’idée de son célèbre album The Wall, ce mur fictif qui dresse une barrière entre lui et la société. S’il est fort possible que vous étiez encore un peu jeune pour avoir eu la chance de participer à l’une des représentations, rassurez-vous : rien n’est perdu.

Par Guillaume Esnis

Le rock star s’est, en effet, montré très intéressé par l’idée du compositeur québécois Julien Bilodeau de monter un nouveau spectacle nommé Another Brick in the Wall – L’opéra, mis en scène par Dominic Champagne. Ce concept sera représenté l’an prochain lors de 7 dates (un nombre record !) à la salle Wilfrid-Pelletier, entre le 11 et le 24 mars 2017, pour l’occasion du 375e anniversaire de la ville de Montréal. Cette œuvre sera d’une ampleur considérable, regroupant plus de 120 artistes, dont 10 solistes et 48 choristes.

The Wall, avant d’être un album, c’est surtout un concept, étendu jusqu’à un film du même nom. C’est l’histoire de Pink, un rock-star en pleine dépression ressemblant étrangement à Roger Waters, qui se voit construire un mur imaginaire afin de s’isoler du monde réel suite au décès de son père (The Thin Ice), d’un enseignement rude à l’anglaise (The Happiest Days of Our Lives), d’une mère trop protectrice (Mother) et pour couronner le tout, d’un mariage raté (Young Lust). Le personnage perd alors son esprit, s’imaginant dans la peau d’un dictateur néo-nazi en plein discours (qui est en réalité son propre concert) afin de motiver ses troupes (qui sont en fait les spectateurs) pour imposer ses lois racistes et violentes aux Londoniens. En terme de conclusion, il se met en scène lors de son propre procès, et y sera jugé par un avocat à la fois ridicule et effrayant, qui appelle à la barre toutes les personnes ayant joué un rôle dans sa vie (sa mère, son professeur, son épouse, etc.) Le verdict tombera alors : être contraint de briser le mur et de se mélanger à ses « semblables » …

Maintenant que vous savez tout du tout, plus d’excuse pour ne pas se rendre à l’une des premières mondiales de l’opéra Another Brick in the Wall afin de mieux comprendre cette œuvre qui a traversé les 30 dernières années avec brio.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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