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Capital investissement

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Figure 1 – Quatre types de CI

Le capital investissement obtient de plus en plus de popularité auprès des banquiers investisseurs, phénomène notamment observable par la croissance de cette industrie depuis 1970. Mais pourquoi tant d’analystes choisissent-ils de se lancer dans l’investissement de sociétés non cotées en bourse qui nécessitent de larges sommes de capitaux propres? Afin de mieux comprendre l’intérêt grandissant pour ce domaine de la finance, la dynamique et la structure de cette activité financière seront analysées dans le texte suivant, puis finalement le contexte actuel canadien des firmes de capital investissement sera survolé.

Définition du capital investissement

Ce type de financement externe consiste à entrer au capital d’une société non cotée en bourse dans le besoin. Ce soutien, généralement à long terme sous la forme de larges sommes d’argent investies en moyenne sur une période de 5 ans dans des compagnies privées, est effectué à des fins de gains importants pour les firmes de capital investissement. À titre d’exemple, la vente d’une compagnie privée sur le marché public génère des profits importants que ces investisseurs savent exploiter. Il existe plusieurs types de capital investissement selon les besoins de l’entreprise privée tels que le financement de leur démarrage, leur croissance, leur transmission, parfois leur redressement et leur survie.

Figure 1 – Quatre types de CI

Types de capital investissement

Tout d’abord, le capital de risque, comme l’indique son nom, représente un investissement à haut risque puisqu’il consiste à investir dans de jeunes entreprises innovatrices qui évoluent dans les premières phases de leur développement. Un plan de développement est établi sous la direction des investisseurs qui possèdent les compétences clés à la réussite de start-up dont la composante technologique est souvent importante. Un fort potentiel de retour sur investissement, souvent obtenu lorsque la compagnie est introduite en bourse, est visé. Ensuite, le capital de développement permet la croissance d’entreprises de moyennes envergures et profitables depuis plusieurs années tout en permettant aux investisseurs de gérer un risque moins imposant puisqu’un historique financier est à leur disposition. Le retour sur investissement se fait ensuite par cession de participation ou encore par une entrée à la bourse. Le capital transition, quant à lui, plus connu sous le nom de « leverage buy-out » est une transaction financière qui permet d’acheter une compagnie avec du capital et un montant significatif d’argent emprunté à la banque ou à un créancier externe. Les flux monétaires de la société acquise serviront à repayer la dette et sécurisent l’emprunt en agissant comme force de levier. Le ratio se retrouve normalement autour de 90 % de dette pour 10 % de capitaux. Finalement, le capital retournement consiste à la reprise d’entreprise en difficulté grâce aux ressources financières et aux connaissances vastes du marché des investisseurs. Ceux-ci établissent un plan de redressement intégral qui s’étale d’un à trois ans, représentant un investissement à long terme et très risqué dû à la forte possibilité de faillite.

Figure 2 – Top 10 des investisseurs en CI les plus actifs (source : CVCA)

Structure des firmes

Ces firmes sont plus petites que les fonds d’investissement et elles possèdent la plupart du temps une hiérarchie horizontale ce qui provoque une compétition intense pour atteindre ce type de poste. Les financiers doivent posséder une compréhension profonde de la finance accompagnée de connaissances uniques du marché. Ils visent une croissance rapide en agissant en tant que mentor en aidant l’entrepreneur à se bâtir une équipe solide et un réseau de contacts unique. Les capitaux proviennent essentiellement de firmes d’investissement, de banques et de caisse de retraite.

Contexte actuel au Canada

Au Canada, en 2014, l’investissement capital représente 41 G$ investis dans des entreprises canadiennes, avec 20,4 G$ seulement en Ontario, ce qui représente 49 % des parts du marché. Le Québec est quant à lui le troisième plus grand investisseur avec 5,7 G$ après l’Alberta. Les principaux secteurs en capital investissement au Canada sont le secteur de l’énergie et électricité avec plus de 13 G$ et celui du divertissement/hospitalité avec près de 12 G$. Le tableau suivant présente les dix plus grands investisseurs en capital investissement au Canada.

Bibliographie

• Investopedia, Private Equity

• Investopedia, How To Become A Private Equity Associate (2015-02-24)

• Investopedia, What kinds of private equity investments are out there? (APO, BX)

• CVCA, Canadian Venture Capital & Private Equity Association, Sommaire du marché canadien du capital investissement (CI) en 2014

• Bain & Company, Global Private Equity Report 2015




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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