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« Je suis déjà impliqué dans un comité de citoyens du quartier Ahuntsic-Cartierville, où je demeure actuellement, qui s’appelle La Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville. C’est un comité qui vise à promouvoir les énergies renouvelables et à réduire l’importance du pétrole, du gaz naturel, du charbon… tout ce qui est combustible fossile et qui provoque des problématiques importantes au niveau de l’environnement; donc le changement climatique. Je m’implique dans un comité qui est un front commun qui regroupe tout l’ensemble des comités à travers le Québec, que ce soit des éléments comme Greenpeace, Équiterre, Suzuki, Nature Québec, et des comités de citoyens. J’étais justement en réunion samedi toute la journée à l’UQÀM : 60 comités sont déjà liés à ça. On veut faire pression sur les gouvernements : municipal, provincial, fédéral; pour faire changer leur façon de voir l’avenir. Parce que là, ce qu’ils voient, c’est le passé, et là si on veut vous laisser à vous un avenir qui est porteur, il faut passer à d’autres choses. Y’a eu la COP21 au mois de décembre, et à la fin de la COP21, tout le monde était d’accord qu’il faut absolument baisser les émissions de CO2. C’est pas en faisant des pipelines, c’est pas en faisant ce qu’on fait dans l’ouest qu’on va réussir à faire ça. Alors, il faut absolument baisser cette émission-là. Pour baisser les émissions, il faut penser à d’autres formes de relation qu’on a avec la Terre. Donc, commencer par modifier notre besoin d’objets. Réduire : premier élément. Après ça : réutiliser, recycler, et mieux utiliser tout le reste, c’est-à-dire transport en commun…

Donc, mes affaires sont déjà bien alignées, plus étrangement le fait que moi je suis né au Cameroun, mais j’suis pas resté là longtemps, un an. Mes parents repartaient. Mon père faisait son service militaire, et y’était obligé d’être au Cameroun. On s’est retrouvé en plein hiver en Abitibi, avec pas d’habit d’hiver. Alors on a appris ce que c’était le froid assez rapidement. Mais je désire retourner au Cameroun. J’ai été plusieurs fois en Asie; en Inde j’y ai passé plus d’un an. Pis là, j’veux aller au Cameroun, pour aller faire p’t’être quelque chose du type Ingénieurs Sans Frontières, ou d’autres organismes pour faire de l’aide internationale. Donc, mon plan de carrière, j’ai en encore pour 50 ans de travail. Ça prend du monde, en tous cas, qui aide, qui participe. Moi comme citoyen, j’ai envie de participer à ma façon. Je suis impliqué aussi dans des mouvements depuis longtemps. En 71-72, j’ai été impliqué dans un mouvement populaire dans le quartier, qui était le Plateau Mont-Royal, qui était pauvre. Moi j’avais un logement qui me coûtait 65 $ par mois. Alors y’avait des coquerelles et des souris compris là… et c’était un quartier très pauvre. Moi j’étais étudiant pas un sous dans un quartier pauvre, à travers les pauvres. Pis je faisais déjà partie d’un collectif d’action populaire à l’époque. Pis après ça j’ai eu des enfants, je me suis impliqué dans les comités de parents à l’école. Mes deux plus vieux ont été dans une école alternative. Donc j’ai tout le temps été impliqué dans des affaires comme ça. Pour moi, c’est vraiment une suite logique. J’ai jamais arrêté de faire plusieurs affaires en même temps. J’ai eu des enfants à travers ça, je me suis bien amusé. Je compte m’amuser encore longtemps.

J’ai lu le rapport du Groupe de Rome en 73, et y venait de sortir en français. C’était la première version, pis depuis ce temps-là, y se sont pas trompés. Tout ce qu’y a, c’est qu’on a décalé un p’tit peu les éléments. Pis ce qui s’en vient, lisez le rapport du Club de Rome, nouvelle version qui est sorti y’a quelques années, et puis on est tout-à-fait en lien, on s’en va vers ce que le rapport du Club de Rome nous dit, et c’est assez dramatique… Il faut le lire pour vraiment avoir un p’tit peu une projection sur l’avenir. Et il faut réagir rapidement avant que les projections s’avèrent vraies. »




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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