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Consens, consentons, consentez!

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Slogan de la campagne de prévention de l’UdeM © UdeM

C’est bien cocasse de soulever ses avantages pour la santé et d’en rire dans un sondage ridicule, mais le sexe reste aussi un sujet délicat lorsqu’il est question du consentement de ses partis, surtout dans un contexte universitaire comme celui de Polytechnique.

Le sujet du consentement est lourd et déjà visité, vous me direz? Il faut croire que non. Parce qu’encore de nos jours, une personne sur cinq est ou sera victime d’une agression sexuelle et la plupart du temps par des gens de son propre entourage (Bennett, 2016). Sans vouloir vous étonner, je vous annonce aussi que 80 % de ces viols se produisent dans des situations où l’alcool est impliqué. On peut donc imaginer que ce problème est beaucoup plus fréquent sur les campus universitaires vu la nature festive de la vie étudiante.

Heureusement, à ce jour on voit l’effort des universités qui resserrent la vis. On peut prendre comme exemple les 1500 universités américaines exemplaires telles Columbia et Trinity College qui proposent de nombreuses campagnes de prévention des agressions sexuelles ; on peut lire « Party with consent » sur les murs de l’université Brown située à Providence, Rhode Island. La Californie a, elle, poussé l’idée en étant le premier État américain à faire l’ajout du standard de consentement affirmatif à leurs lois régissant la prévention du viol. Ce standard promeut trois concepts : le consentement peut être retiré à n’importe quel moment, la différence entre l’absence d’un non et la présence d’un oui et les étudiants intoxiqués ne peuvent pas donner leur consentement. Par contre, il reste très difficile de trouver des preuves pour défendre les victimes. Surtout dans le cas où il y a déjà eu consentement.

Les gens doivent comprendre qu’un viol, ce n’est pas nécessairement une victime qui se fait déchirer les vêtements sur le corps en se faisant frapper pendant que l’agresseur abuse du corps de celle-ci. C’est beaucoup plus simple et commun que cela. Le consentement, c’est de savoir que ton partenaire te veut autant que toi tu le veux, et ce à tout moment, car oui le consentement varie selon le temps. N’ayez pas peur et osez dire non quand ça vous tente peu ou pas. L’amour c’est l’fun… quand c’est réciproque.

Dans une courte vidéo anglaise d’animations appelée Tea Consent, on compare les relations sexuelles et le consentement à un service de thé. On y présente entre autres la situation dans laquelle une personne a dit oui à une tasse de thé il y a dix minutes, on lui sert et finalement cette personne change d’idée. Personne ne lui ferait boire de force, simplement par bonnes manières et bon sens. C’est tout aussi égal pour les relations sexuelles. Cette vidéo est simple, très brillante et gagnerait à être présentée aux jeunes élèves à des fins d’éducation sexuelle. C’est davantage en créant une prévention qu’on arrivera à empêcher une majorité des cas d’agression et de harcèlement sexuel.

À l’Université de Montréal, on peut apercevoir que des efforts ont été faits récemment afin de sensibiliser la communauté au concept du consentement positif. On pense entre autres aux macarons « Sans oui, c’est non ! » qui sont distribués généreusement sur tout le campus. Une semaine spéciale sera aussi organisée à cet effet. Cette campagne qui existe depuis environ un an verra d’ailleurs le jour à Polytechnique et à un niveau provincial au cours du mois qui suit.

Campagne de promotion de l’éducation sexuelle dans les campus © BSTcampaign.org

Campagne de promotion de l’éducation sexuelle dans les campus
© BSTcampaign.org




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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