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Carabins VS McGill

Jeudi 3 septembre, c’est l’équipe de McGill qui a eu l’immense privilège d’affronter les Carabins de l’Université de Montréal pour ouvrir la saison de football. Ils auraient sans doute préféré offrir cette chance à n’importe quelle autre équipe et repousser tant que possible l’échéance de cette débâcle affligeante. L’équipe du CEPSUM avait sa santé au sommet, et ce n’est pas peu dire : dominant largement la partie face à une équipe de bras cassés encore en vacances, ils sont parvenus à inscrire 66 points (!) contre seulement 14. C’est un record pour les bleus, qui n’avaient pas dépassé la barre des 58 face aux Redmen la saison dernière, confirmant l’importance de McGill dans la survie des Guinness book : pas de McGill, pas de records ; pas de records, pas de Guinness book ; pas de Guinness book… pas de Guinness book.

Après une effervescence inévitable acclamant le beau jeu, le stade s’est petit à petit lassé de la monotonie de cette partie à sens unique. Et pourtant ! Une tentative machiavélique d’apitoiement survient à la pause : ce sont leurs petits-frères et non leurs cheerleaders, qui débarquent pour une démonstration en bonne et due forme. Une stratégie gagnante : de retour sur le terrain (alors que le score est de 48 à 0), sans doute exaltés par les discours démagogues de leur coach (3 crédits offerts pour toute percée dans le camp adverse), les Rouges montent en puissance, offrant notamment à leurs supporters en folie deux touchés d’entrée de jeu ! Mais hélas pour les gaulois rouges torses-nus qui hantent les tribunes de leur voix fanfaronnes et leurs slogans attristants, ce réveil ne fut que symbolique. Le sursaut britannique s’essouffle rapidement, ce qui permet aux fiers Carabins de relever la tête, pour enfoncer un peu plus celles de leurs malheureux opposants.

Somme toute, il semblerait que nos adversaires aient prévu le coup. Qu’il ait été de ligue avec l’équipe de McGill ou pas, un Polytechnicien nous a offert une joyeuse distraction au début du quatrième quart du match : un supporter à demi-nu, descendu des tribunes sur la pelouse, nous a offert un strip-tease intégral. Un rigolo ! Avec ou sans le ballon ovale, le comique avant tout ! On les réinvitera…




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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