Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

L’hiver arrive

Allô amis de la Poly ! J’espère que vous avez passé un bel été plein de festivals, de soirées entre amis, de stages et de pluie. Et oui, le mois de juillet à Montréal, c’est un peu la mousson. Rien de tel qu’une bonne averse pendant un concert en plein air. Mais bon heureusement l’été est arrivé ensuite. Caniculaire, irrespirable, humide et plein de bibittes qui piquent… ah l’été à Montréal. On est rendu début septembre et le beau temps arrive enfin. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis la reprise des cours, il a fait beau tous les jours. Enfin presque. Quand la fin de semaine est arrivée, la pluie a fait son retour. À croire que la personne en charge de la météo se fait un malin plaisir à jouer avec nos nerfs.

Petit message à l’intention de mes compatriotes européens, africains et de partout ailleurs : profitez du mois de septembre. Sortez sur vos terrasses, allez pique-niquer dans l’herbe, faites des ballades à vélo parce que l’hiver s’en vient. Oui je sais, l’hiver ne commence (en théorie) pas avant le 21 décembre. MENSONGE ! Et oui, parce que dans la pratique, l’hiver se pointe toujours en avance. Il est poli et n’aime pas nous faire attendre. Première neige de 2008 : le 28 octobre. J’aurais aimé un coup de fil, juste pour prévenir. Fuck that, vive les surprises. J’avoue qu’en venant vivre à Montréal, je m’étais préparée mentalement à affronter des températures bien plus « fraîches » (frettes) que dans mon pays natal mais tant qu’on n’y a pas goûté on ne peut pas réellement juger. Étant très frileuse à la base, le choix du Québec n’était pas évident et m’a valu des moqueries de la part de mon entourage. Quand le thermomètre a commencé à passer en dessous de la barre psychologique des 5°C, j’ai eu le goût de rentrer chez moi. De plus, étant originaire d’un pays situé sur les bords de la Méditerranée, mon code génétique n’avait pas prévu de programme permettant d’affronter le grand froid.

Lorsque les premières températures négatives se sont déclarées j’ai foncé m’équiper d’un manteau bien chaud, de moufles et d’une superbe tuque. Là, j’ai décidé d’appliquer la technique de l’oignon qui consiste à se couvrir de multiples couches de vêtements. Il fait donc -7°C à l’extérieur soit un ressenti de -13, je suis fin prête à affronter l’extérieur de mon appart. Là je me dis que la vie au Québec n’est pas si pire et qu’une fois bien couvert on peut quand même s’en sortir. Je fais mes dix minutes de marche habituelles jusqu’au métro, contente de ne plus sentir le froid. J’attends sur le quai du métro et là une sensation désagréable commence à m’envahir. Il fait humide, j’ai chaud, je transpire. Je me dis que ça va passer. Le métro arrive et je suffoque toujours dans mon manteau, j’ai les pieds en feu dans mes bottes fourrées. Je rentre dans le métro, pose mon café sur le bord de la fenêtre (stupide !), retire mon manteau. Là, j’essaye de trouver une position pratique me permettant de tenir mon sac d’une main, mon journal de l’autre, tout en gardant mon manteau sur mes genoux, et d’attraper mon café. Au moment où je veux prendre mon café (toujours posé sur le bord de la fenêtre) le métro démarre. Le café quant à lui respecte le principe d’inertie qui dit que « Tout corps, en mouvement rectiligne uniforme ou au repos, soumis à des forces qui se compensent, persévère dans son état. » Résultat des courses : mon café se renverse lamentablement sur moi. À ce moment là, je déteste le froid, le café et surtout la STM qui surchauffe le métro. Plus tard, j’ai appris à détester la slush, les poils de mon nez qui gèlent quand je respire et les redoux suivis de froid intense, rien de tel pour transformer la ville en patinoire. Ah Montréal, l’hiver. Sur cette note fraîche, je vous souhaite une belle semaine.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+

Dans la même catégorie

Clowns russes à la TOHU

8 janvier 2010

Pendant les fêtes de fin d’année, la TOHU vous accueillait devant une scène raccourcie. Un grand drap blanc en guise de rideau, du linge accroché de chaque côté de la scène et quelques poupées éparpillées, le spectacle n’est pas commencé que le ton est déjà donné. La Mère, arrivée par le public, va progressivement dévoiler les protagonistes de cette famille déjantée. Semianyki, c’est l’histoire de cette famille russe tordue mais attachante. Se côtoient simultanément...

Mon dieu est plus fort que le tien !

30 octobre 2009

Dure semaine pour la Scientologie. Tout d’abord, Paul Haggis, réalisateur du film Crash et détenteur d’un patronyme fabuleux, quitte l’Église de façon bruyante. Peu après, Tommy David, porte-parole de l’organisation, participe malhabilement à une entrevue de la chaîne ABC et la quitte en plein milieu plutôt que de répondre à une question sur son culte. En fait, non content d’avoir eu l’air d’un vrai enfant-roi décontenancé en entrevue, il s’est même présenté aux studios...

Wipeout

2 octobre 2009

Par Simon Bilier Ce printemps j’ai eu l’opportunité de participer au tournage de l’émission Wipeout, tournée à Buenos Aires en Argentine au mois de mai. Ça prend environ 16 heures de vol pour s’y rendre, c’est long, inconfortable et ils nous servent de la volaille en repas. Là-bas, au resto on nous donne le choix entre une assiette de pâtes et une assiette de poulet, alors je choisis les pâtes..et bien à ma surprise...