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John Legend au Métropolis

De passage à Montréal pour présenter son dernier album, Evolver, le chanteur de
soul/R’N’B John Legend s’est arrêté au Métropolis le 17 août. Dans une salle pleine à craquer, nous avons d’abord eu droit à la prestation d’un de ses protégés, Vaughn Anthony. Cette dernière fut plutôt bien appréciée par un public (essentiellement féminin), transporté par le style vocal se rapprochant de celui de l’hôte de marque de la soirée (ou alors par la musculature et les mouvements de hanche du chanteur, c’est selon).

Après 30 minutes de cette mise en appétit, nous avons eu droit à la véritable première partie du show, assurée par une autre valeur sûre de la Soul : India Arie, qui en plus de visiter son répertoire déjà riche de trois albums, nous a présenté son petit dernier : Testimony : Vol. 2, Love & Politics. Force est de reconnaître son excellente prestation, tant la chanteuse fut impressionnante par sa polyvalence (jouant tantôt de la guitare, tantôt de la flûte), par son énergie et sa connexion avec le public. Cette dernière s’est surtout manifestée lorsqu’elle est descendue de la scène pour chanter et danser avec les spectateurs sur la chanson There’s hope. Il y eut bien sûr d’autres moments entraînants, comme ce duo avec Gramps Morgan, membre du groupe de reggae mythique Morgan Heritage, Therapy, extrait justement de son dernier album. India dut même rappeler, pour pouvoir sortir de la scène, que c’était bien John Legend la star de la soirée : « Vous n’aurez qu’à venir voir un des mes shows… ». Promis, on y sera …

Arrive alors le moment tant attendu : la superstar John Stephens, alias Legend, se présente sur la scène du Métropolis, sous les cris d’une foule en liesse. Accompagné de ses musiciens et de ses trois choristes (ah … il y en a aussi pour le public masculin !), il commence sans introduction ni mise en condition en exécutant un de ses succès planétaires, le hit Used to love you. On ne s’en plaindra pas, il n’y avait pas meilleure façon de rentrer dans le vif du sujet. Commence alors une visite dans le répertoire de l’artiste, de ses grands succès aux pièces moins connues, en passant par l’inévitable hommage à Michael Jackson. Deux heures de concert, ponctuées de moments d’anthologie comme cette interprétation de Ordinary people, seul, au piano, le public assurant les chœurs ou alors cette danse avec une pitoune choisie au hasard dans le public (hum vraiment ? Petit coquin ce John) sur la chanson Slow dance. L’artiste nous a offert un moment de musique très agréable, réussissant à tenir son show de bout en bout, arrivant même à faire oublier que la plupart des pièces interprétées étaient à la base des collaborations avec d’autres artistes. Chapeau ! John Legend, artiste à découvrir ou à redécouvrir pour les amateurs de Soul, R’N’B ou de balades mielleuses au piano !




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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