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Add me on Facebook…

Attention ! Ceci n’est pas un de ces articles qui milite pour la protection de la vie privée sur Facebook. Car sans être hypocrite, si tu es sur Facebook c’est que tu sais que ta vie ne t’appartient plus.

Si tu ne connais pas Facebook, tu peux directement reposer ce journal là où tu l’as trouvé et lire le Quartier Libre qui traite de sujets qui à coup sûr correspondent au retard que tu as à rattraper sur l’humanité.

Tout ce que tu veux dévoiler sur ta vie, tu le mets sur Facebook. Bon maintenant, parlons de choses sérieuses, j’ai vu des gens paniquer, certains sont même allés jusqu’à supprimer leur compte Facebook (quelle erreur !) quand cet immense réseau social a ouvert aux publicitaires les données personnelles. En fait, le logiciel utilise les informations personnelles de leurs utilisateurs afin d’introduire des publicités adaptées à leur profil et vend les informations livrées par les utilisateurs à des entreprises privées, comme c’est indiqué dans sa charte concernant la vie privée. Même les médias se sont emparés de l’évènement qui en fait n’en était pas un. Alors, j’entends des gens dire « Ha non ! Facebook ne protège pas mes informations personnelles », alors je leur dirai  : « Ne met pas d’information personnelle ». Les gens sont libres sur leur profil de mettre ou pas leurs opinions politiques et religieuses, de mettre ou pas des photos d’eux nus, ou dans des positions compromettantes.

Si au début le principe même de ce site me plaisait, aujourd’hui de plus en plus de choses m’énervent. Grâce à se site j’ai retrouvé des amis du primaire que j’avais totalement perdus de vue, la petite grosse avec des lunettes et des broches est devenue la superbe fille en école d’infirmière, ils ont aussi mis une ou plusieurs photos d’eux donc c’est quand même bien de voir ce qu’ils sont devenus. Aujourd’hui à l’heure où j’écris cet article j’ai 605 amis sur Facebook. Bien sûr en pratique, ce ne sont pas tous mes amis, il y a des connaissances, des inconnus qui m’ont ajouté pour le plaisir, des one-night qui ont réussi à me retrouver, bien que je donne toujours un faux nom, et même ma mère et mon père. Même si mes amis n’ont pas eu l’initiative de mettre leur photo, je peux suivre en direct les péripéties de leur vie avec la merveilleuse invention du tag. Je sais où ils ont été, dans quel party, dans quel restaurant, pour peu que quelqu’un qui n’a rien à faire de sa vie que de prendre des photos et de les mettre sur son profil et de taguer mes amis. Donc si toi aussi tu veux partager ta vie avec moi, ajoute-moi sur Facebook, il suffit de taper mon nom complet : Jean-Elie Fontaine-Lagrand.

« Facebook get me laid » ce n’est pas moi qui le dis, c’est écrit sur l’un de mes chandails. J’ai eu un kick sur une fille d’Ergo de l’Université de Montréal (elle se reconnaitra), mais malheureusement quand je l’ai ajouté comme amie, j’ai vu qu’elle avait un chum. Merci Facebook ! Car il m’a averti quand elle a mis un terme à sa relation amoureuse, oui je l’ai vu sur Facebook, c’était écrit en plein sur ma page d’accueil. Tu devines facilement la suite…

Certains artistes ou célébrités du show-business ont aussi leur page, donc tu peux devenir « Fan » de Simple Plan ou de Samuel Lee Jackson, mais les geek de la maison mère ont eu la merveilleuse (ironie) idée d’ouvrir le principe à n’importe qui. Donc si vous êtes fans d’Agnes Gérald, vous pouvez lui faire une page Facebook, pour que les autres fans comme vous puissent officiellement en être fan. Ce n’est pas la seule dérive, car des gens maintenant sont fans de dormir, de prendre une douche chaude, de passer leur été dans le sud, j’ai même vu des gens fan du fait de pouvoir respirer… Moi si j’en devais faire un « fan de », je ferai une page consacrée au 9.2 et j’en suis sur qu’il en aurait beaucoup de fans à ce 9.2. Ou si je devais créer un groupe, il s’appellerait le groupe de ceux qui ne veulent pas que Richard Bourret-Beauregard quitte son poste de VP-Interne de l’AEP car il a fait vraiment une bonne job l’année passée.

Même si certaines choses me sont insupportables, je ne cracherai jamais sur ce site qui m’a ouvert tant de portes. On peut dire ce qu’on veut sur Facebook, on peut aimer on peut ne pas aimer, mais vous avez toujours le choix de montrer ou de ne pas montrer. Si certains ont réussi à se faire élire à des postes importants, ou d’autres à devenir milliardaires à seulement 24 ans, c’est grâce à cette petite perle du web, alors qu’est ce qu’on dit ? Merci Facebook.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.