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Découvrir Montréal : rue Bernard Ouest

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Que l’on soit nouvellement arrivé à Montréal ou résident depuis plusieurs années déjà, il arrive que l’on découvre un parc, un restaurant, un bar ou une galerie qui devient soudainement la nouvelle meilleure chose au monde.

Parfois, on veut garder secrètes ces découvertes, pour éviter que d’autres ne viennent envahir cet endroit et peut-être risquer de lui faire perdre son charme. Cette chronique vise à partager certains de ces lieux, en espérant pouvoir en faire profiter la majorité tout en conservant leur particularité.

Pour cette première édition, pourquoi ne pas commencer par explorer la rue Bernard Ouest. Pas du côté chic et mondain, voire prétentieux, d’Outremont où les Français vont passer leur temps sur les terrasses des restaurants en se croyant dans les cafés de Paris, ou encore là où les gens vont se faire regarder avec leur nouveau chien, leur nouvelle voiture ou leur nouvelle blonde. Le côté qui cache le plus grand nombre d’endroits à découvrir – du moins, du point de vue d’un public en général – est de l’autre côté de l’avenue du Parc, dans le Mile-End.

Il est rarement question de ce quartier dans les médias, à moins de consulter quelques journaux ou magazines spécialisés, sans doute en partie parce que les graffitis, les stickers, les plaques d’égout peintes ou les sculptures que les résidents présentent sur leur terrain ne correspondent pas à l’image que la ville souhaite montrer au grand public. Ces éléments font partie intégrante du paysage de ce quartier, et les résidents vivent parmi eux sans réellement les remarquer, le manque relatif d’exposition de cet endroit contribue donc peut-être au sentiment d’intimité que l’on peut ressentir en croisant souvent les mêmes personnes dans différents lieux plutôt que des « touristes » venus occuper leur après-midi.

L’école primaire Lambert-Closse, située à l’intersection des rues Bernard et St-Urbain, a déjà demandé à l’artiste local maintenant de renommée internationale Roadsworth de couvrir sa cour de récréation de stencils dans le but d’amasser des fonds pour remettre à neuf ses installations.

Tout cela contribue à créer une vie de quartier des plus animées. En été, les résidents organisent des fêtes de quartier en bloquant l’accès automobile à certaines rues, avec l’accord de la ville. Les gens sont invités à venir manger des hot-dogs et à participer aux activités organisées pour l’occasion.

C’est dans cette ambiance que je vous invite à découvrir quelques endroits parmi les dizaines qui seraient dignes de leur propre article. D’autres seront sans doute couverts dans une autre édition de la chronique, mais d’ici-là, n’hésitez pas à laisser vos commentaires sur le site Internet, par mail ou encore en vous présentant à nos réunions les mercredis à 18h au C-214.

Murale de graffitis

Coin Bernard Ouest et St-Laurent

Il est facile de repérer des œuvres de quelques-uns des virtuoses de la canette de peinture les plus importants de Montréal dont Drefus P et Rage5, entre autres sur le mur du Syndrome, à l’arrière de la station-service.

Cette murale est sans doute l’une des plus connue en ville et des plus facile d’accès, mais aussi l’une des plus respectées par les autres artistes, à en juger par l’absence de « capping » (vandalisme par d’autres graffiteurs) malgré les années. De nouvelles pièces y font leur apparition à intervalle irrégulier.

Drawn and Quarterly

2111 Bernard Ouest, entre Jeanne Mance et de l’Esplanade

www.drawnandquarterly.com

Drawn and Quarterly est le plus important éditeur de bande dessinée au Canada, et l’un des plus respecté en Amérique. Bien que basé à Montréal, la majorité des albums publiés est de langue anglaise, principalement des romans graphiques (« graphic novels ») et des bandes dessinées underground ou indépendantes.

Parmi les auteurs vedettes figurent entre autres Michel Rabagliati (Paul Has a Summer Job, Paul Goes Fishing), Joe Matt (Peepshow), Chester Brown (Louis Riel) et Seth (Palooka-Ville).

Son fondateur Chris Oliveros – qui dirige la maison d’édition depuis ses débuts il y a une vingtaine d’années – a su imprégner chaque copie vendue de son sens aiguisé de l’esthétique et de sa détermination à publier des albums d’une grande qualité. Cette dévotion qu’il voue à son entreprise lui a permis d’attirer au fil des ans les plus grands noms de la bande dessinée indépendante.

En plus d’offrir un vaste choix de bandes dessinées, la boutique organise des rencontres avec des auteurs, des évènements spéciaux lors de lancements d’albums ou de fanzines, en plus d’offrir des ateliers de sérigraphie et de dessins.

Montréalité

51 Bernard Ouest, coin Clark

www.montrealite.com

Montréalité est une entreprise familiale de création de t-shirts gérée par David Jenkins, son épouse Nicki et leurs quatre enfants Caitlin, Addie, Hannah, et Lukas. David Jenkins, d’origine écossaise, est arrivé à Montréal en 1984 et est immédiatement tombé amoureux de sa terre d’accueil. Après avoir passé 25 ans à Montréal et y avoir élevé quatre enfants bilingues, l’amour que le designer porte à la ville dure toujours et c’est pour l’immortaliser qu’il créé des t-shirts sur lesquels figurent les principaux symboles de la ville : l’ange de la statue de George-Étienne Cartier sur l’avenue du Parc, Habitat 67, « L’Homme » d’Alexander Calder sur l’île Ste-Hélène (là où sont présentés les Piknics Electroniks), l’Orange Julep, l’enseigne « Farine Five Roses », la pinte de lait « Guaranteed Pure Milk » et de nombreux autres.

Les t-shirts sont équitables (American Apparel), une partie des profits des ventes sur Internet est versée à des organismes sans but lucratif et vous pouvez amener vos propres images pour en faire des macarons sur place.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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