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Un début de session au soleil

La fin du mois d’août annonce généralement la reprise de la session universitaire (ou le début d’une aventure épique dans le monde des maths, de la bière et de la physique pour les nouveaux de cette année). Alors que certains portent fièrement la couleur rose revendicatrice, le sourire aux dents croches au bord des lèvres, il existe un autre type d’étudiant à Polytechnique, qui lui ne connaitra pas les joies et les malheurs d’une année où le sommeil sera rare, les moyennes basses, les cernes profonds, les projets de fin de session terminés quelques minutes avant la deadline… oui, vous l’aurez deviné, ce sont les étudiants en échange. Ceux-là là même qui se la coulent douce un mercredi après-midi au bord d’une terrasse montréalaise, sirotant religieusement une blonde en tête à tête avec une rousse, tandis que les honnêtes universitaires en arrachent avec leurs cours de mécanique pour ingénieurs, de thermodynamique, de calcul scientifique pour ingénieurs et j’en passe.

Moi, je fais partie de ces petits chanceux. J’arpente les rues de Montréal en attendant que mon avion m’emmène pour l’Europe, plus exactement pour la République Tchèque : Vous savez, ce pays connu pour son architecture cubiste, ses 1 000 clochers, la musique de Dvorak, et où, plus récemment, les infirmières sont recrutées en leur proposant une augmentation mammaire gratuite (les médecins siliconées étant un sujet sur lequel j’aime m’étendre, je consacrerai un autre article à ce propos).

Mais avant de débuter mes aventures européennes, j’ai fait un petit séjour chez nos voisins du sud, histoire de prendre un peu de soleil après deux mois de cours d’été pluvieux et deux mois de stage en laboratoire.

Vous avez peut-être vu les films américains où les immigrés arrivaient devant la statue de la liberté en bateau, les yeux remplis d’espoir ? Et bien dans le sud du Québec, c’est une forêt austère, vide de toute âme, avec un drapeau américain à chaque arbre qui vous accueille… Un redneck passant sa tondeuse à gazon entre les arbres est mon premier contact avec ces voisins du sud, à côté de la pancarte « Hang em’ high, Taxidermist ! ». Quel accueil !

Six heures au sud de Montréal, sur le bord de la côte Atlantique se trouve la plage d’Old Orchard. Outre les quelques rues parsemées de chalets, de campings et de bed and breakfasts pour plaisanciers, la rue principale de la ville descend jusqu’à la plage et se termine sur pilottis, au bord des vagues.

Le soleil plombe sur le bord de l’océan, l’ouragan Bill s’invite lors de mes deux derniers jours et provoque des vagues de plus de trois mètres de haut à l’emplacement des forteresses de sable.

Après les taffeys, les tasses d’eau salée, les fêtes foraines sur la plage et quelques coups de soleil, c’est avec regrets que je reviens à Montréal, écris cet article et prépare mes valises pour l’Europe. Pas besoin d’aller en Floride, l’eau d’Old Orchard agira sur vous comme de l’amrita et vous revigorera pour une nouvelle session !

Chers disciples d’Austin Powers, les prochains articles se dérouleront en Suisse, puis en Tchéquie avec les étudiant(E!)s en biomédical.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.