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Bixi, vedette de l’été

Que ce soit lors du Festival de Jazz, des Francofolies ou d’Osheaga, Montréal accueille cet été une tonne de célébrités. Mais d’entre tous, c’est le BIXI qui vole la vedette. Lancé en grande pompe le 12 mai dernier, le système de vélos en libre-service commandé par Stationnement de Montréal semble déjà avoir conquis le coeur des citoyens. Il faut voir le nombre de BIXI envahir les rues de la métropole depuis le lancement ! Le petit nouveau fait tourner bien des têtes, impossible de le manquer lorsqu’on se déplace au centre-ville.

Petit récit et mode d’emploi d’un système conçu entièrement au Québec.

Petit Bixi va loin

Au moment d’écrire ses lignes, la 1re étape de la mise en service de BIXI était complétée. Selon Alain Ayotte, président de la société Vélo libreservice de Montréal, c’est le 4e plus gros système de vélo en libre-service au monde qui vient d’être déployé en l’espace d’un mois. Projet piloté par l’organisme Stationnement de Montréal, le vélo a été conçu par Michel Dallaire, célèbre designer industriel. Au nombre des requis du client : robustesse, adaptabilité (doit s’ajuster à toutes les tailles) et conception faite sur mesure pour le paysage urbain (nids de poule, largeur des pistes cyclables, etc.). Le vélo doit également résister aux intempéries, aux tentatives de vol, aux crevaisons et à l’usure (on estime qu’un vélo parcourra environ 15 000 km par année). C’est la compagnie Cycles Devinci qui s’est chargée de construire le vélo au Saguenay, et de venir le tester ici, dans les rues de Montréal. Après plusieurs mois de développement, on peut dire que BIXI répond à toutes les attentes : son design lui confère un caractère unique et facilement reconnaissable. Il est solide et léger, entre autre grâce à son cadre unique en aluminium, qui renferme à l’intérieur toutes les pièces (également uniques) et le câblage. Impossible donc de se prendre le bas du pantalon dans la chaîne, ce qui est plutôt pratique lorsqu’on va travailler en habit ! Plusieurs pièces du vélo sont brevetées, dont la serrure qui permet d’ancrer fermement le BIXI à sa station, presque impossible à briser. Une belle réussite qui intéresse déjà les villes du monde entier.

Du point de vue technologique, chaque station BIXI est totalement indépendante, grâce à un système d’alimentation solaire, et un système de communication sans fil. Les stations sont adaptables, la Ville pouvant facilement enlever ou rajouter des places de stationnement. Un système informatique permet aux usagers de connaître en temps réel le nombre de vélos et de places de stationnement disponibles à chacune des 300 stations, via le site web (www.bixi.ca). Les membres annuels ou mensuels peuvent également voir tous leurs déplacements, et des statistiques se rapportant à leur utilisation.

Grâce à ce système, Stationnement de Montréal est en mesure de recueillir une tonne d’informations sur le déplacement des usagers de BIXI, et de dégager les grandes tendances. Maintenant que la première étape est terminée, soit l’installation des 300 stations, l’organisme procède à l’analyse des données recueillies pour tenter d’optimiser l’emplacement des stations et le nombre de points d’ancrage disponibles. C’est donc un système en constante évolution qui équipe maintenant les rues de Montréal.

Alors que BIXI est présentement disponible au centre-ville, sur le Plateau et jusqu’aux métros Iberville et Outremont, il fera son apparition dans d’autres quartiers dès l’an prochain. Bien entendu, le service sera fermé durant les mois d’hiver.

Mode d’emploi

Pour celui qui veut seulement utiliser le vélo de temps à autre, il est possible de louer un BIXI pour une durée de 24h, pour la somme de 5 $ (payable par carte de crédit seulement). Attention cependant, chaque première
demi-heure d’utilisation du même vélo est gratuite, mais il faudra payer des frais supplémentaires si on dépasse. Ainsi donc, quelqu’un pourrait louer un BIXI pendant une journée, et changer de vélo à l’une des 300 stations à chaque trente minutes, sans payer un sou de plus. Il est également possible de se procurer un abonnement annuel (trois saisons) ou mensuel. La limite de trente minutes par utilisation s’applique également, puisque le système a été conçu pour de courts déplacements. Toutes les informations sur
www.bixi.ca.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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