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Poly-Party en péril?

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Le thème gréco-romain a été bien respecté par les participants. Photo © PolyPhoto

Les derniers partys de Poly-Party peinent à attirer les foules. Il est vrai qu’après la popularité du Beach, il est difficile de rivaliser de coolitude pour satisfaire une clientèle étudiante en manque de dépaysement.Mais que faire?

Bon, et alors? Les partys de PoPa attirent moins de monde, en quoi ça me touche? Ils n’ont qu’à faire moins de soirées.

Pas aussi simple : Poly-Party a pendant longtemps été le centre de la vie étudiante à Poly, l’un des premiers comités à être créé, d’ailleurs. Mais depuis quelques années, plusieurs autres comités prennent le dessus, attirent les foules, servent de moteur à la vie étudiante, on peut penser au Pub, à PolyPhoto ou à Poly-Habs.

Aucun soucis à se faire alors? La popularité des comités vient et part, comme on a pu le voir avec Le Polyscope dans les dernières années : presque mort il y a 5 ans, il n’a jamais été aussi lu depuis!

Seulement voilà, contrairement à d’autres comités, Poly-Party est aussi un moteur financier de l’AEP : des revenus sont générés, des commanditaires sponsorisent les évènements, l’argent circule. PoPa est donc une source de revenus à très haut potentiel… qui peut d’un autre côté se transformer en déficit sévère si les fêtards ne sont pas au rendez-vous. Le manque à gagner si les étudiants ne vont pas aux partys ne se ressent pas seulement sur les revenus des billets d’entrée, mais également sur la boisson et la nourriture vendues (ou invendues dans ce cas-là) durant la soirée.

Et qui dit moins de revenus aux partys, dit déficit pour Poly-Party, dit déficit potentiel au budget général de l’AEP et donc moins d’argent pour les autres comités, et ainsi moins d’activités ou de services proposés aux étudiants.

De ce fait, pour la santé de l’AEP et de la vie étudiante, PoPa doit aller bien.

Je suis allé au party Sparta Coliseum de la fin de semaine passée.

J’avoue que je me suis décidé le matin même : peu de mes amis semblaient y aller et je ne m’étais pas décidé à me faire de costume pour la soirée.

Finalement, je me motive, je passe m’acheter une nappe et du feuillage chez Dollarama et me voilà arrivé à Poly. Malgré la baisse de budget déco imposée par le Conseil d’administration de l’AEP, PoPa s’est super bien débrouillé : après un imposant Cerbère, colonnes et frontons m’accueillent dans la cafétéria métamorphosée. Le bar de PoPa est une tortue romaine et le bar sans alcool de l’AEP, un char de course. Des corbeilles de fruits viennent compléter l’ambiance ici et là.

Comme je m’en doutais après avoir entendu parler de la vente des billets, la caf reste tout de même assez vide. Les gens présents se sont prêtés au thème toges et spartiates de la soirée, mais la salle pourrait être un peu plus pleine. Il y a quand même du monde là où il devrait y en avoir : le dancefloor est bondé et il reste difficile d’accéder aux bars, cependant, on peut circuler librement, ça fait du bien après la folie du Beach.

Une fois sur place on passe donc un super moment, mais il fallait déjà nous motiver à venir, ce que ce party semble ne pas avoir réussi à faire. Mais pourquoi?

Est-ce la formule qui est à revoir? Les goûts des étudiants qui changent? Les budgets « sorties et loisirs » qui réduisent?

Ce qui est sûr, c’est que si on veut que PoPa redevienne le moteur de la vie étudiante qu’il était, il faut changer quelque chose, mais par quoi commencer?

Premièrement, la seule raison pour laquelle des étudiants viendraient à un party à Poly plutôt que d’aller à une soirée au centre-ville pour le même prix, c’est pour y trouver un petit truc spécial, quelque chose qu’on ne voit pas ailleurs. Le taureau mécanique du party Red Neck de l’an passé en est un bon exemple!

Ensuite, est-ce que les décors ne sont pas assez grandioses? Je ne pense pas. Poly-Party justifie son budget décor par son envie de camoufler le plus possible l’ambiance ordinaire de la cafétéria. Je les comprends, mais comme je l’ai dit, j’ai déjà été bien impressionné par les réalisations de ce cru, un colisée géant dans La Rotonde n’aurait pas ajouté une plus-value assez conséquente pour justifier son prix.

Le thème n’était peut-être pas assez rassembleur. Quand j’ai découvert cette thématique gréco-romaine, je l’ai trouvée pleine de potentiel : synonyme de décadence et au déguisement facile (un drap relevé sur l’épaule et t’es en business), je m’attendais à beaucoup d’enthousiasme. Visiblement, c’est ce qui a rebuté beaucoup de mes amis… Les thèmes trop typés sont probablement à éviter, alors. Une simple soirée « noir et rouge » serait donc plus accessible pour l’étudiant lambda, ce serait aussi une économie sur les décors : des draps noirs et rouges sur les murs, et la cafétéria au dissimulées aux regards!

Où alors il faudrait revoir le fonctionnement au complet et ne pas proposer un thème, mais plutôt une tête d’affiche. Pourquoi les foules se déplacent encore en masse pour aller à l’Igloofest, plus de 10 ans après sa naissance? Pour tel ou tel DJ. Je ne demande pas à PoPa de jouer les HEC et d’inviter T-Pain ou Adventure Club, mais je suis sûr que Poly recèle de DJ qui méritent le détour.

Finalement, la raison principale pour laquelle les gens ne viennent pas aux partys est parce que leurs amis ne viennent pas non plus. Poly-Party pourrait proposer deux billets gratuits par comité : ainsi, il s’assure qu’au moins deux impliqués par comité viennent, des impliqués qui vont amener d’autres impliqués, qui vont amener leurs amis, et ainsi de suite. Et le plus merveilleux dans tout ça? Tout ce beau monde va consommer une fois sur place! Le même principe que les menus enfant gratuits au restaurant.

Je ne suis pas là pour révolutionner la vie étudiante, mais il faut changer la façon dont les partys sont organisés parce que cette formule semble ne plus marcher. Pour le bien de la vie étudiante et des comités, il faut trouver une solution pour que les partys de PoPa redeviennent synonymes de files interminables et de frénésie.

Vox Pop:

Sarah – Génie industriel

Non, j’étais au congrès de Génie industriel, mais j’y serais allée!

Le thème était vraiment cool, mais c’est difficile de faire embarquer les gens dans le thème « toges ». Burlesque ou Red Neck c’était plus facile, parce qu’on a tous déjà un vêtement qui peut être utilisé chez nous. Pourtant une toge, c’est facile à faire, mais les gens ne s’en rendent pas compte.

 

Camille – Génie biomédical

Non, je ne suis pas très party, je préfère les Pubs ou les bars.

 

Jennyfer – Génie mécanique

Je n’étais pas à Montréal pendant le party, mais je suis allée au Red Neck et j’avais vraiment aimé! Peut-être que de pouvoir amener des amis d’autres universités pourrait attirer plus de monde.

 

Marie-Ève – Génie biomédical

Oui! J’ai été surprise parce qu’il n’y avait pas beaucoup de monde, mais le dancefloor était plein! J’ai réussi à convaincre quelques amis de venir au dernier moment.

 

Hugo – Génie mécanique

Non, j’ai l’impression que c’est toujours la même chose, juste avec des décors différents.

 

Julien – Génie industriel

15 $ pour un party sans consommations offertes, je trouve ça cher. En France, j’ai rarement payé plus de 20 $ pour un party étudiant et c’était souvent open-bar. Je pense qu’il faille aussi une activité particulière qui change de l’ordinaire, comme les ambiances qu’on peut retrouve Chez Serge ou au Foufounes électriques.

Malgré le manque de foule, le dancefloor était enflammé. Photo © PolyPhoto

Malgré le manque de foule, le dancefloor était enflammé. Photo © PolyPhoto




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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