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Le porno : on aime ça

En cette année du Lapin, nous avons été (très) fortement gâtés en matière de sexe, de pornographie et de tout ce qui peut toucher ce domaine. Nous sommes déjà dans le dernier numéro de cet te année et quelle plus belle fin que de toucher par un sujet qui nous concerne tous.

Oui, ce sujet te concerne, que tu sois dans un laboratoire de Poly, ou que tu sois en histoire de l’art parce que le sexe est maintenant entré dans nos maisons, dans nos téléphones, sur nos télés. Il se cache partout et à la première occasion, il vient se montrer. Il se cache derrière un lien Mégavidéo ou alors sous un faux torrent.

Aujourd’hui, les utilisateurs peuvent être ravis, car nous venons d’entrer dans une nouvelle aire. Je vous présente le format de site .xxx. Longtemps interdit, ou du moins sujet à controverse, l’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), vient d’autoriser sa création. Ça a été une véritable bataille numérique, puisque ce même nom de domaine avait été rejeté cinq ans plus tôt. Mais qu’est-ce que concrètement cette nouvelle extension va apporter ?

Tout d’abord un meilleur contrôle sur les sites pornographiques. Si vous êtes parent ou sur le point de le devenir, vous devriez éviter que votre enfant aille voir des sites pornographiques très jeune. Pour information, la moyenne d’âge pour le premier site porno est de 11 ans. Avec une adresse de type .xxx, vous n’aurez pas à bloquer les sites un par un, mais simplement à bloquer l’extension. Le revers de la médaille, c’est que si vous avez une facilité à le bloquer, les gouvernements sont à même de le faire et vous ne serez plus libre d’aller voir vos sites ! (Oui, on aime ça regarger notre porno tranquillement !). Ainsi, les gouvernements pourraient plus facilement contrôler ces sites et, le cas échéant, les bloquer.

Ce n’est pas la meilleure affaire pour les productions officielles d’Internet. En effet, elles craignent d’être obligée à prendre une extension .xxx et d’être gérées par une société privée. Une association du secteur, la Free Speech Coalition (FSC, coalition pour la liberté d’expression) avait organisé une manifestation pour protester contre cette innovation.

Alors, jusqu’où êtes-vous prêts à aller pour votre dépendance au sexe ? Par exemple le mot sexe, toute langue confondue arrive toujours à la première place des mots recherchés dans tous les navigateurs. À la seconde où je vous parle, il y a dans le monde 30 000 personnes qui sont en train de regarder une vidéo pornographique. Parmi les internautes quotidiens, 42 % consultent régulièrement ces sites. Enfin, 8 % des mails quotidiens totaux sont uniquement à caractère pornographique.

Mots-clés : Gui-ik (11)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.