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Grands Ballets Canadiens de Montréal

Par Steven Berruyer
Après trois mois d’absence sur les planchers de la salle Wilfried Pelletier à la Place des Arts, mercredi soir avait lieu la représentation générale du ballet Les Quatre saisons, suivi de Cantata, mis en scène par Mauro Bigonzetti. Créée pour les Grands ballets canadiens, ce ballet d’une durée de près de 1h30 (avec l’entracte) revisite la célébrissime musique de Vivaldi en osant jouer avec les émotions corporelles par lesquels passe un homme au cours des saisons. Fougueuse, vivace, pleine de rebondissements ! Voilà comment on peut décrire cette première partie, au cours de laquelle les danseurs chavirent sur scène avec une grâce incroyable. L’alternance entre des passages en solitaire et de grandes scènes de groupe permettent de varier la chorégraphie impeccable des artistes. Autant dire que l’on ne voit pas le temps passer. Après l’entracte, le registre change du tout au tout, et on se retrouve plongé dans l’Italie du Sud, en plein cœur de la région de Naples, avec des airs traditionnels napolitains interprétés a cappella par les quatre chanteuses du Gruppo Musicale Assurd. L’éclairage plus sombre nous permet toutefois de voir les corps se déplacer sur scène, au son de l’accordéon. Cette fois-ci, tous les danseurs sont présents, mais tantôt comme spectateur, attendant avec patience dans l’ombre sur les rebords, tantôt comme participant, se mêlant à la valse effrénée de leur partenaire, ne s’arrêtant qu’avec les pulsations de la musique. On se retrouve ainsi face à deux ballets totalement différents et pourtant intimement liés, qui en font un incontournable de ce printemps !




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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