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La vérité qui dérange : Hot N’ Cold

Par Sébastien Vilfayeau

Vous aurez tous reconnu la fameuse chanson de la charmante, de la sensuelle chanteuse de Santa Barbara. Que dis-je de la très excitante et non-moins bouleversante Katy Perry. Malheureusement, l’actualité de la semaine n’est toujours pas musicale mais… Hey! Soyez patients ! Vous êtes bien curieux.

Chaque bain de foule me permet d’étudier, d’analyser un peu plus notre société, ou plutôt le comportement des individus en société, ainsi que toutes ses controverses. Observez cette métamorphose comportementaliste. Je n’ai ni la prétention ni le talent pour être sociologue ou encore psychologue. Même si avec un peu d’humanité, de perversité et surtout d’avarice je pourrais y arriver. « Bonjour Madame. Allongez-vous sur mon divan. Mettez-vous à l’aise. Enlevez toute cette couche de tissu superflue et parlez-moi de vos problèmes. Je vous écoute. Une heure et 150$ plus tard, je lui répondrais tout simplement quelle souffre du syndrome d’Oedipe ». Analyse classique d’un psychologue en déprime.

Comme tout bon Montréalais, je suis allé arpenter les rues à la recherche de sensations fortes, d’un instant magique qui allait rendre cette nuit précieuse et inoubliable lors de la 8ème Nuit Blanche montréalaise. Je pensais que l’ivresse et la folie de la nuit allaient m’emmener vers cet univers. Mais, j’ai découvert un autre monde, où il est bien plus facile de s’y égarer que d’en revenir. J’ai bien tenté de boire un peu d’absinthe à l’Hôtel Intercontinental pour y parvenir. Mais mes espérances sont parties en fumée lorsque j’ai aperçu ces soiffards attendant pendant plus d’une heure pour une simple gorgée d’alcool. Tel des zombies en manque de chairs humaines fraîches et saignantes. Leurs yeux rouges, globuleux et morbides, en étaient une preuve formelle. Alors, je me suis laissé charmer par les représentations artistiques qui sillonnaient les souterrains et autres galeries. Un tas de bois avec une pancarte marquée «attention, c’est de l’art». Merci pour cette précision parce que je me serais cru dans la cour arrière de chez mes parents. Et dire que ma mère engueule toujours mon père parce qu’il ne range pas son matériel. La preuve que tout est une question de point de vue. On pouvait aussi admirer un flamant rose allongé sur un rail de métro. Bref rien d’extraordinaire, juste le quotidien d’un agent de la STM. Ou encore, des morceaux de scotch accrochés sur un mur formant un triangle ou une flèche, voire un losange. Je ne savais pas trop si cela faisait partie des œuvres artistiques et je n’ai pas voulu perdre mon temps à essayer de comprendre le message véhiculé à travers cette œuvre. Au bout du désespoir, le doyen de la station m’en a donné la vraie signification. C’était la flèche indiquant la sortie du métro. Je me disais bien aussi, je n’avais pas vu de pancarte «Attention, c’est de l’art». Depuis le début de la soirée, on était en train de me mener en bateau sur la notion d’art que j’en avais presque perdu tous mes repères.

Le clou du spectacle arriva lorsque moi et mon amie sommes allés faire un tour dans le Vieux-Port, dans cet endroit si mystique qui suscite tant l’admiration. Plusieurs sentiments se sont mélangés dans mon esprit. J’ai d’abord cru que je me trouvais au dernier concert de Justin Bieber avec tous ces adolescents pré-pubères qui se surkiffent. Après, j’ai cru que le camion de recyclage de mon quartier s’était trompé d’endroit en déversant tout ce qu’il contenait sur la voie publique. Un véritable slalom entre bouteilles de verre et autres déchets. C’est la SAQ (Société d’Alcool du Québec) qui devait être contente. En effet, selon Radio Canada, les ventes d’alcool ont connu un pic dans la journée de samedi. Froid à l’extérieur, chaud à l’intérieur. Ah ! Voilà l’explication du titre de l’article. L’alcool permet bien des excès. Le vendredi soir au Pub, cela permet à ces jeunes étudiants de Polytechnique de vouloir rivaliser avec les Chinois et d’aspirer à une folle envie d’augmenter le taux de fécondité canadien. Ils sont un milliard et demi, vous avez encore du travail mes cocos, même si je vois bien que vous ne ménagez pas vos efforts. La libido permet bien des excès, mais surtout des erreurs…

Je suis allé pour la première fois au méga-plex du Marché Central pour voir Just go with it. Je me suis d’abord cru dans un parc d’attraction. Tous ces gamins en train de jouer au bowling, auto-tamponneuse et autres jeux vidéo en tout genre, dont le seul but est de vous faire perdre, en vous faisant croire que vous pourriez gagner si vous rejouiez. Astucieux ! Tout cela dans le seul et unique but de vous piquer le peu d’argent qu’il vous restait après avoir acheté les quatre places de cinéma pour vous, vos deux enfants et votre femme. J’en voyais même appeler en même temps. Ils devaient sûrement être en contact avec leurs banquiers pour une demande de prêt. Ensuite, j’ai décidé d’acheter un pop-corn, taille régulière et j’ai immédiatement su ce que j’allais manger le lendemain matin au petit-déjeuner avec mon café. Sinon, le film était marrant. Cela m’a rappelé que j’avais hâte d’aller étudier à l’université du Maryland en juin pour être avec de jolies filles. Ce passage n’a aucun rapport avec le reste de l’article. Mais, c’était pour vous prouver à quel point mon article n’a aucun sens.

Finalement, je me suis demandé pourquoi il n’avait pas mis une pancarte « Attention, la stupidité humaine est interdite sur ce site ». Mais bon, n’était-ce pas le but de la soirée : un brassage ethnique montrant toute la stupidité humaine ?




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.