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Quand Chara et PKP s’attaquent au hockey

Malgré la neige qui recouvre Montréal depuis plusieurs jours, la tension n’est pas retombée depuis le match de mardi dernier des Canadiens de Montréal. Le hockey est plus que d’actualité ces jours-ci, avec un déferlement de violence, une couverture quotidienne de la part des médias et, bien entendu, la construction du prochain Colisée à Québec. Quand Chara et Pier-Karl Péladeau enfilent leurs patins, c’est pour détruire tout ce qui se trouve sur leur passage…

Du pain et des jeux

Revenons sur les faits. Mardi soir, deuxième période entre les Bruins et les Canadiens : 3-0 pour Montréal, il reste 15 secondes à la période. Max Pacioretti, attaquant de 22 ans des Canadiens, est pris entre Zdeno Chara, géant de 2m10 et la bande de la patinoire. À ce moment-là, le capitaine des Bruins plaque le jeune attaquant contre le rebord de la baie vitrée. Sa tête est « étampée » contre le poteau, ses patins revolent en l’air, il tombe lourdement sur la glace et reste inanimé pendant trois minutes.

Verdict : commotion cérébrale sévère et une vertèbre cervicale fracturée. Tout étudiant de génie biomédical vous dira que le joueur s’en tire avec une chance inouïe, car si ce n’était de son excellente constitution, il aurait très bien pu devenir tétraplégique, sa moëlle épinière se voyant sectionnée.

Il est plus que normal que l’on espère des sanctions exemplaires, néanmoins la direction de la LNH a décidé de minimiser les évènements et ne portera aucune action contre le geste insensé de Chara. Un bel exemple de la part du capitaine des Bruins ! Et encore une fois, une situation des plus désastreuses ne servira pas d’exemple pour garantir la sécurité des joueurs. Bravo la LNH ! Et après on s’étonne que des évènements gravissimes se reproduisent années après années…

Une question de fierté ?

Continuons dans le domaine du hockey, mais cette fois-ci au niveau de la capitale provinciale. L’annonce de la construction du nouveau Colisée à été publicisée en grandes pompes à travers les journaux. Le maire Régis Labeaume proclame avec une certaine autosatisfaction que l’inauguration aura lieu en 2015, avec un financement global de 400 millions de dollars : jusqu’à 200 millions provenant du gouvernement du Québec, 187 provenant de la ville de Québec et 13 millions provenant de fonds privés. Pier-Karl Péladeau, patron de Québécor, a signé une entente lui conférant les droits de gestion du prochain amphithéâtre.

En tout, 387 millions de $, pour un projet immobilier même pas assuré d’accueillir une équipe professionnelle de hockey (aucune assurance n’a été fournie de la part de Gary Bettman, commissaire de la LNH). Péladeau manoeuvre avec brio, entourloupant les contribuables et la Ville de Québec. Depuis sa défaite lors du rachat des Canadiens de Montréal il y a quelques années face à Bell Canada, il désire ardamment acquérir une prochaine équipe le propulsant sous les projecteurs.

Pendant ce temps, 387 milions des contribuables seront investis dans cet amphithéâtre, 387 millions qui seront manquants pour la réalisation du prochain CHUM, 387 millions qui n’iront pas dans les poches des étudiants sous forme de bourses, 387 millions qui n’allègeront pas la hausse des frais de scolarité, bref, 387 millions pour du strass et des paillettes.

Triste sort que celui de Québec, empêtré dans une histoire de hockey, voulant redorer son blason face à sa rivale montréalaise, mais qui ne fera qu’appauvrir les citoyens de la province. Tout ça pour les poches de mégalomanes… les mêmes qui n’osent pas reprendre l’ensemble des journalistes de Rue Frontenac mis en lock-out pour des raisons économiques. Bravo PKP, une véritable commotion dans le paysage québécois à venir !




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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