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Critiques de bandes dessinées

Le Petit Spirou – Tome 15 – Tiens-Toi droit !

De Tome et Janry; aux éditions Dupuis; Genre : humour

Note C

Scénario 2,0/5

Dessin 4,0/5

Quinze albums, peu de séries de bandes dessinées peuvent se targuer d’un aussi grand nombre de parution en 20 ans. Cette force du Petit Spirou semble se transformer en faiblesse, essoufflement du scénariste, manque d’inspiration, baisse de régime temporaire, c’est ce qu’il faut espérer, car ce dernier album n’est vraiment pas à la hauteur des quatorze autres. Le scénariste se perd dans des situations qui relèvent du fantastique, du gore, de l’anachronisme ou du second degré, des situations bien éloignées de celles que l’on a l’habitude de côtoyer avec le Petit Spirou. Le nouveau personnage (Malogrodo), introduit dans cet album, n’apporte rien. Pire, il alourdit la bande dessinée qui perd en rythme. Seul point positif, les dessins de Janry toujours aussi agréables, clairs et aérés gardent une certaine bonhommie et sympathie. Le cru 2010 ne restera pas dans les mémoires, espérons que le seizième tome soit meilleur.

L’Âge Dur

De Max de Radiguès; aux éditions L’employé du Moi; Genre : relation filles/garçon, écolier

Note B+

Scénario 4,5/5

Dessin 3,0/5

L’âge dur, cette fameuse période où l’adolescent découvre les petites amies et les relations avec les autres. Cigarettes, cours, bagarres et sexualité rythment les pages de cet album tout en restant soft, un peu naïf, voire par moment, banal. On se rappelle notre jeunesse (qui n’est pas si loin) du secondaire. On remarque de belles notes de tendresse et d’amitié, dans une réalité où les clivages entre garçons et filles sont encore bien marqués. Cette vision de l’adolescence est loin des clichés traditionnels et des histoires sordides, et rappelle que cet âge n’était pas aussi noir que la société voudrait nous le faire croire. Max De Radiguès, le jeune scénariste et dessinateur belge de 28 ans emploie un style très sombre : dessin en noir et blanc, avec peu de détails et d’arrière-plans. Il est au service de son scénario et reste dans un style minimaliste, mais auto-suffisant. Avec ce style et l’absence de détails, son récit reste intemporel, ne pouvant être situé qu’entre les années 80 et nos jours. Publié sous forme de fanzine (magazine indépendant envoyé à une centaine de passionnés), cette histoire avait été fractionnée en seize différents numéros. L’auteur l’a écrit entre la Belgique et le Vermont, où il a fait un an d’étude au Center for Cartoon Studies. Qui a dit qu’être dessinateur et scénariste étaient des dons innés ?




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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