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Comment se faire pardonner en mâle (1 de X)

Disclaimer : Mesdames, vous risquez de trouver que cette chronique vous interpelle encore moins qu’à l’habitude. C’est normal. Pour vous faire pardonner auprès de votre copain, ça ne vous prend qu’un corset, un string (en option) et une bouteille de whiskey cask-strength. Simple comme bonjour et vous pourriez être accusés de crimes contre l’humanité que ledit copain sera déjà en train de baver par terre. Ça, ça ne s’applique que si votre amant est bien testostéroné. Je ne peux pas garantir qu’un manifestant écolo ou un hipster sera aussi en symbiose avec ses instincts de mâle, mais bon, vous ne perdez rien à tenter le coup. Si vous hésitez pour le corset, n’hésitez pas à envoyer des photos aux chroniques barbares pour un avis en profondeur.

En cette semaine post-Saint-Valentin, c’est souvent le même constat qu’on peut effectuer : soit vous êtes un éternel romantique et votre copine vous a noyé dans un océan de joyeuse baise, soit vous êtes un gars en manque d’imagination, drabe et gauche. Dans tous les cas, il risque de vous arriver, un jour, de devoir vous excuser auprès de votre tendre valkyrie. Je m’explique : si elle vous trouve, un soir où vous aviez prévu un dîner romantique, en train de vous taper des jumelles et quelques litres d’hydromel, ça risque de barder un peu. Du moins, si vous savez les choisir comme moi, elles risquent d’être du genre à sortir la hache de guerre en terme de réplique. C’est à éviter. Or, il est parfois judicieux de se faire pardonner. Oui, je sais, se faire pardonner c’est admettre qu’on a eu tort, mais bon, c’est la chronique barbare ici. Elle ne mériterait pas son nom si je ne vous encourageais pas à être irresponsable de temps en temps et à jouer avec le feu, au sens propre comme figuré.

Se faire pardonner sans perdre la face et avoir l’air d’une moquette sur pattes, c’est une discipline. Que dis-je, voyons, un art. Il faut allier repentir et je-m’en-foutisme, romantisme et barbarisme. C’est un équilibre précaire, mais avec mes conseils, vous arriverez peut-être à marcher sur ce dangereux fil de fer sans vous casser la gueule.

Musique

On dira ce qu’on voudra, la musique est une composante primordiale, si ce n’est pas LA composante dans ce genre d’entreprise. C’est pas avec du Sylvain Cossette en background que tu vas réussir à préserver tes couilles figuratives. L’intérêt ici est de jouer de la musique lourde mais sensible, de quoi capable de faire germer des larmes de métal aux coin de l’œil de votre douce.

Malheureusement, le métal n’est pas conçu pour caresser les femmes dans le sens du poil, sauf celles qui en ont beaucoup trop. Il faudra probablement vous rabattre sur son meilleur ami, le post-rock. Qu’est-ce que ça mange en hiver, ça, le post-rock ? C’est un genre de musique lente, lourde, atmosphérique et hyper polyvalente. Le genre de trucs qui peut faire pleurer une roche. Par où commencer ? Ça dépend de la connerie que vous avez faite.

Si vous avez écrasé son chat avec sa Harley Davidson, déjà, votre cas se pose mal. D’expérience, c’est pas évident, quand on écrase un animal domestique, de s’en tirer aisément, que ce soit un hamster, un chat, ou un poisson (longue histoire). Quelque chose de sobre, style Red Sparowes, saura faire tomber ses défenses, rendant d’autant plus facile la tâche de se faire pardonner. Every Red Heart Shines Toward the Red Sun, par exemple, est un album tout à fait approprié, et pendant que la belle fait son deuil de la bête, contemplative, vous en profitez pour lui offrir votre torse velu sur lequel elle pourra venir pleurer. Barbare 1, animaux 0.

Un autre scénario catastrophe : vous avez oublié son anniversaire/votre anniversaire/la Saint-Valentin. Ça, une rancunière est capable de vous le faire regretter pour un sacré bail. La meilleure solution : un CTRL-Z sur la mémoire. En général, la méthode bulletproof par exemple, c’est une bouteille de moonshine bas de gamme et beaucoup de détermination. Néanmoins, en l’occurrence, une méthode plus soft s’impose : un bon gros steak romantique, avec du Irepress en arrière (je pense notamment à la chanson Fletchie), saura recréer une ambiance festive, magique, qui lui fera oublier que vous en avez pas grand-chose à foutre de la date de la fête de sa mère.

Bref, ça, ce ne sont que deux exemples, mais le post-rock est un univers très riche, capable de vous donner la petite béquille émotionnelle nécessaire pour vous sortir du merdier. Dans les prochaines itérations de « comment se faire pardonner en mâle » qui viendront périodiquement, nous traiterons d’autres aspects importants de la discipline : qu’il s’agisse du choix de bouffe, de vin ou de comment la faire embarquer sur votre bécane pour une ride de réconciliation. Évidemment, tous les conseils présentés ici sont à prendre avec le grain de sel approprié.

Mots-clés : Chronique barbare (22)



*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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