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La St-Valentin version Japon

La St-Valentin est géniale. Et non, ne commencez pas à faire vos gueules d’ados frustrés si vous êtes célibataire, parce que le 14 février est la date où vous avez probablement le plus de chances de tomber sur un être de la même espèce que vous en manque d’affection.

Pour ceux qui n’auront pas su se trouver un siège au jeu de la chaise musicale des relations, il reste le chocolat qui se vendra à perte dès le 15. En plus, depuis le début de février, tout le monde et leur mère publient des fanfictions qui feraient pâlir d’envie n’importe quel auteur de roman à l’eau de rose, source de béatitude crétine pour certains d’entre nous. Ne venez pas pleurer si vous êtes tout seul le jour de la St-Valentin : les gars, vous venez probablement de vous sauver 50$; pour les demoiselles, bah je n’ai honnêtement pas grand-chose à dire pour vous consoler, mais il est encore temps de vous mettre au tricot.

Le jour fatidique arrive enfin. Vous n’osez pas trop appeler votre ex pour lui proposer un one-night, et vous êtes trop amorphe pour faire décoller vos bottes sur le dancefloor du St-Sulpice. L’œil glauque et la paupière lourde, vous jetez un coup d’œil blasé à vos notes de cours de HPR en songeant à l’intra qui suivra bientôt.

En gros, c’est une soirée plate. Ça arrive. Malheureusement, c’est aussi la St-Valentin, ce qui rend les heures plus longues et les concepts plus abstraits, surtout quand nos pensées dérivent vers des idées de plaisirs bien concrets…

Bon, ça suffit de tourner autour du pot. Cette semaine, on parle de hentai. Ouvrez votre ordinateur et éduquez-vous, parce que j’en ai marre d’entendre parler de tentacules. Sérieusement.

Avant de nous plonger dans les lois de la physique de la pornographie japonaise animée, je vous envoie à la figure un brin de culture : hentai est un mot japonais utilisé pour désigner un pervers sexuel ou quelqu’un d’anormal. Dans notre société, on l’associe généralement aux mangas ou animés à caractère pornographique, ce qui n’est paradoxalement pas le cas au Japon où des termes tels 18-k, ecchi ou seijin manga sont employés.

Selon moi, l’attrait principal du hentai est sa perfection : l’animation permet de créer des corps et des situations que même les effets spéciaux les plus poussés ne pourraient reproduire dans la réalité. D’ailleurs, je ne m’y connais pas vraiment, mais je me doute que le film porno moyen n’accorde énormément de budget aux effets visuels.

Un autre aspect particulier de la pornographie animée japonaise : sa diversité. Il y en a pour tout les goûts, pour le meilleur et pour le pire. Que vous soyez une fille, un gars, hermaphrodite, transexuel, gay, hétéro, bi, bref, peu importe où vous vous situez sur le plan sexuel, vous trouverez de quoi vous plaire, même si ce sont des dessins animés ! Je n’ai pas l’intention de m’étendre sur des sujets comme le tentacle porn ou l’inceste, parce que meh… Allez sur Wikipédia si vous y tenez vraiment, mais ne vous arrachez pas les yeux après. À la place, voici un petit lexique (incomplet, puisque la version complète s’étendrait sur des pages) qui vous évitera de tomber sur un truc qui vous ferait grimacer :

  • Hentai : le terme est généralement employé pour désigner les animés qui contiennent des relations hétérosexuelles.
  • Yaoi : terme employé pour les animés dont les protagonistes mâles sont homosexuels. Depuis quelques décennies, une plus grande tolérance vis-à-vis de l’homosexualité a permis à ce genre de proliférer.
  • Yuri : penchant féminin du Yaoi. En d’autres mots, boobs !
  • Shonen-ai : variante du Yaoi, se concentrant sur des protagonistes adolescents.
  • Shotacon : utilisé pour désigner une relation impliquant un jeune garçon et un personnage plus vieux, qui peut-être homme ou femme. Aussi utilisé pour décrire une relation entre deux jeunes garçons.
  • Lolicon : penchant féminin du shotacon. Moins de boobs, plus de pedobear.

Les filles sont minces, chacun de leurs seins sont plus gros que leur tête, elles sont globalement parfaites. Les hommes sont virils, musclés, bien membrés, et possèdent plus de sex appeal que le gars de la pub de Old Spice. Non, ce n’est pas réaliste. Et alors ? Les fantasmes ne sont pas toujours réalistes. On ne contrôle pas vraiment notre propre sexualité. Personne ne sera là pour vous juger si vous aimez regarder des « p’tits bonshommes » se toucher. L’important est d’être à l’aise avec ce qu’on aime, et de ne pas oublier qu’il existe de vraies filles et de vrais gars dehors, moins beaux, peut-être, mais qui font au moins partie de la même espèce que vous. [NDLR : Gardez hors de la portée des enfants.]




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