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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Une ode à mon amour

La Saint-Valentin est la fête qui génère le plus de stress pour beaucoup de personnes seules. Noël c’est en famille, Pâques ce sont des chocolats avec des amis et la famille. Mais la Saint-Valentin, c’est à deux. Et pour une personne seule, c’est pénible de se rendre compte qu’en ce jour si spécial, les gens se bécotent encore plus et partout, les fleurs inondent les rues glacées de la ville et les chocolats en forme de cœur débordent chez Dollarama. L’année dernière à la même date, j’écrivais un article intitulé « 10 bonnes raisons de détester la Saint-Valentin ». J’étais de ceux qui détestent cette fête et la considèrent commerciale. Ces arguments ne tiennent plus pour moi, car j’ai réalisé que toute fête est une occasion de partager. J’ai compris qu’il était temps que je prenne le temps de faire une ode à l’amour de ma vie.

Pour ma part, je fêterai la St-Valentin avec l’amour de ma vie. Il est tellement spécial que je ne saurais le décrire. Il est avec moi tous les jours et c’est avec plaisir que j’évolue avec lui. Il est né bien avant moi, dans les années 70 au sud du Bronx. Je suis tombée amoureuse du Hip-Hop un samedi matin en 1995, lorsque mon frère a décidé de transformer la corvée que représentait le ménage de toute la maison en une vraie fête. Il a mis une cassette de Sugarhill Gang et au son de Rapper’s Delight je me suis tout de suite mise à danser. À 10 ans, je squattais la télé du voisin car il avait le cable et surtout MTV, la chaîne où ils passaient tous les clips de Public Enemy, Common, EPMD, A Tribe Called Quest et bien d’autres. Le Hip-Hop occupe une grande place dans ma vie. Le matin, je me réveille dès que j’entends les premières notes de Love of my life d’Erykah Badu. À midi, avant de retourner en cours, j’écoute Brown Sugar de Mos Def et le soir je danse sur le beat de Shimmy Shimmy Ya d’Ol Dirty Bastard. Je me sens bien lorsque j’entends du « bon son » comme disait Kool Herc ou que j’use les planchers du Daomé à force de danser.

Le mouvement Hip-Hop est indissociable de la danse. Il regroupe aussi le graffiti, le rap et le deejaying, c’est un mouvement qui ne cesse de se diversifier. Moi je reste une fille « Old School ». Encore aujourd’hui, mon iPod est rempli d’albums de The Roots, Run-DMC, Bahamadia, les Fugees, le Wu-Tang Clan et j’en passe. À l’époque, je ne comprenais pas leurs paroles, j’appuyais sur pause à chaque phrase pour tenter de les déchiffrer. Au lieu d’apprendre mes cours d’histoire, j’apprenais les raps de Common, mon artiste préféré, pour épater mes copains à la récré. Là d’où je viens, le rap n’était pas encore très connu. La radio diffusait du bikutsi (style musical très populaire en Afrique Centrale), mais pas de hip-hop. Le premier CD que je me suis acheté est « Stakes is High » de De la Soul. J’ai assisté à autant de concerts que mon portefeuille m’autorisait. Ces soirées magiques où pour rien qu’un moment, on crée un lien avec des gens qui partagent notre passion. Je vis le Hip-Hop tous les jours. C’est un mouvement brut, vrai, urbain et cosmopolite. C’est devenu ma passion à travers la danse. J’ai regardé 23 fois le film Brown Sugar avec Sanaa Lathan et Taye Diggs. C’est une véritable ode au Hip-Hop dont je ne me lasse jamais. Alors à la question « Qu’est-ce que tu as prévu pour la Saint-Valentin ? », je réponds : « Enlever les meubles de mon salon et danser avec mon partenaire sur plusieurs beats Hip-Hop dont Boxing my shadow de K’Naan. Et vous qu’avez-vous prévu de spécial ?




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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