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Petit précis de littérature tchèque

La littérature tchèque est sans contredit un des derniers sujets auxquels vous auriez pensés en prenant les pages de votre journal. Certes être dans une école d’ingénierie ne signifie pas nécessairement se fermer l’esprit, et c’est dans cette optique que je vais tenter de vous faire découvrir deux livres marquants de la Ceska Republika.

Au cours de mon dernier échange universitaire en Europe, mes amis de Prague m’ont conseillé deux livres, le Brave soldat Chvéïk de Jaroslav Hasek et l’Insoutenable légèreté de l’être de Kundera. C’est avec beaucoup de curiosité que je me suis lancé dans leur lecture, levant un peu le voile sur une littérature qui m’était jusqu’à présent revêtue d’un voile obscur. Petite critique des œuvres.

Le Brave soldat Chvéïk (Jaroslav Hasek).

L’histoire se déroule à l’aube de la Première Guerre mondiale, à Prague. Chvéïk est éleveur de chien, ou plutôt fabrique de faux pedigree pour vivre de la revente de bâtards trouvés dans les rues. Si son allure franchement bon enfant attendri ses proches, son attitude complètement naïve et ingénue laisse pantoie toute figure d’autorité. C’est ainsi qu’après une série de malentendus, il se retrouvera en garde à vue, puis en prison sans aucune raison, dans une ville de Prague où dire ce que l’on pense haut et fort peut être préjudiciable.

Chvéïk réussira à garder son humeur joyeuse tout au long du roman, remettant en cause à sa manière l’ordre établie, et exposant à travers ses questions simples les travers d’un système et de la politique guerrière des pays ennemis de la Tchéquie. Il symbolise la résistance et reste une figure aimée de la vie pragoise, où de nombreuses échoppes et pubs sont consacrés à l’auteur et à son héros le plus célèbre. Sans en ayant la force et l’innovation, ce roman peut être rapproché du Candide de Voltaire, simplement par son côté critique, ainsi que par son héros aux allures semblables. Premier tome d’une série de quatre, publiés de 1921 à 1923.

L’Insoutenable légèreté de l’être (Kundera).

À la suite du Printemps de Prague en 1968, exposer ses opinions politiques pouvait être dommageable. Le médecin Tomas l’appris à ses dépends. Vivant à travers ses nombreuses conquêtes grâce à son principe de la règle de 3, soit de ne jamais voir une femme plus de 3 fois au cours d’une courte période, ou alors toutes les trois semaines pour que l’un et l’autre ne tombe pas amoureux, il tomba néanmoins sous le charme de XXXX rencontrée à l’autre bout du pays.

Le roman décrie la vie des intellectuels et artistes de l’époque en suivant leur histoire à travers leur lutte contre l’immobilisme ; les destins des personnages se croisant et se séparant au fil des aventures. L’auteur Kundera exposera aussi sa critique du kitsch, mais aussi de la dualité entre la pesanteur et la légèreté, qu’il réussira à personnaliser grâce aux personnages de Tomas et de Sabina.

Livre se lisant à merveille, formé de nombreux très courts chapitres, il tiendra le lecteur en haleine, suivant les différents protagonistes, dans une ville de Prague changea sous l’égide du communisme, mais aussi à Genève et dans la campagne tchèque. Un livre à lire absolument, de par sa facilité de lecture mais aussi par le caractère profond des personnages, dans un cadre à faire rêver, Prague !

Plusieurs adaptations cinématographiques ont été réalisées à partir de ces romans, n’hésitez pas à les rechercher ou à fouiller à votre librarie préférée ces deux volumes à ne pas manquer !

Dans les semaines à venir, ne ratez pas une incursion dans la littérature grecque avec deux auters volumes agréable à lire !




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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