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Faites les jeux

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Tournoi d’improvisation qui se déroule au Club Soda mardi 5 janvier. Photo Voltaic © Hao Yin

Du 3 au 7 janvier dernier a eu lieu la 26e édition des Jeux de Génie du Québec. Sous le thème de l’enfance, ce sont nos camarades de l’École de technologie supérieure (mieux connus sous le sigle ÉTS) qui organisent l’évènement. La Polytechnique s’y rend avec une délégation de 44 étudiants tous plus énervés les uns que les autres.

Le premier jour, après une visite très hâtive de toutes les écoles à la Chasse-Galerie de Trois-Rivières, les 10 écoles se retrouvent à l’ÉTS avant le dîner. En après-midi, ce sont les jeux unifiés : activités qui mélangent les délégués de chaque école dans des équipes mixtes. Le but : se faire des nouveaux amis et partir le pouls des jeux de la bonne manière en fusionnant l’esprit de chaque université à la masse. Malheureusement, ceux-ci n’étaient pas très bien organisés. On avait beaucoup de difficulté à savoir où aller et les temps d’attente étaient excessifs. Ceci dit, on en sort quand même gagnants, quelques amis en plus.

Après le souper, on se dirige au Café Campus où se déroule la soirée de présentation. On y reçoit une belle pluie de brocoli venu directement de McGill qui ne nous laisse pas oublier les douces vitamines de son thème de la soirée. On se fait aussi casser les oreilles par nos copains sherbrookois munis de leurs sifflets de brigadiers. Nous, polytechniciens, chocolats à la main et foulards scouts autour du cou, nous empressons de faire notre bonne action en nettoyant la scène entre les performances. Il ne faut pas être farouche pour les performances des parrains, elles sont NSFW! Suivent les danses des délégations qui sont, à mon avis, bien meilleures que celles de l’an passé. La foule est en feu, la piste de danse ne dérougira pas sous ses hymnes classiques de « cœur de loup » avant 23 h 30, heure à laquelle les départs vers l’hôtel commencent à se faire. Pendant la nuit, c’est la première dégrise au thème de la ferme. Dodo pas dodo. Souvenirs pas souvenirs. Tout le monde à sa propre version de la nuit et la boîte à potins est là pour nous rapporter, le lendemain, les highlights de celle-ci. Pendant ce temps, une partie de la délégation travaille fort à peaufiner la machine pour qu’elle soit prête pour la compétition.

Deuxième jour

Le lendemain ce sont les compétitions académiques. Après quatre heures devant un examen ou un projet à accomplir, on dîne et on va enrichir notre culture en allant écouter des intellos réciter leurs capitales et leur Bescherelle au son de buzzer. Eh oui c’est le génie en herbe! Après plusieurs manches, on assistera à une finale des plus enlevantes entre ULaval et Polytechnique. Ne sachant pas le pointage, nous savons seulement que la première et la seconde place ne sont séparées que par une petite question. Après le souper, c’est la soirée de jeux et de quiz commanditée par le Randolph. C’est Chad, un ancien de Poly et des Jeux, qui anime le jeu questionnaire tel un animateur d’une émission à V Télé. Au cours de la soirée, on a aussi la chance de jaser avec de fiers commanditaires tels que Vidéotron et GSoft. Après, retour à l’hôtel afin de siester ou d’aller accomplir les épreuves loufoques des « nuits de l’exploit ».

Troisème jour

Quelques heures après, notre déjeuner de fruits et gras trans nous attend. Celui-ci nous permet de repartir en forme pour la journée des sports. Curling extrême avec nous-même comme pierres et ballon chasseur dans le noir avec l’aide de glowsticks; les activités sportives ne manquent pas d’originalité cette année. Malheureusement, le ballon-diamant en a marqué certains puisque deux personnes fracassent durement leurs coudes au mur; « La journée des sports a été commanditée par l’hôpital » pouvait-on lire dans les potins le lendemain. Après plusieurs finales mouvementées, on retourne dans le quartier chinois engouffrer une énorme assiette de boules de poulet et de stirfry douteux avant de se diriger vers le Club Soda où s’y déroule le tournoi d’improvisation. Après cinq heures de matchs, ce sont l’ÉTS et la Poly qui se démarquent le plus et qui se battent pour le titre de vainqueur. Le pointage de ce match finit égal, on a donc le droit à une ultime improvisation qui est elle aussi très serrée. Il faudra attendre au banquet pour savoir qui est le gagnant.

Quatrième jour

Le lendemain en matinée, on se retrouve au Théâtre Corona pour assister aux débats oratoires. Le public ressemble à un cimetière. Après 4 jours d’activités et très peu de sommeil, le manque d’énergie de la salle se fait sentir. Pourtant, on a droit à d’excellents débats de la part de plusieurs écoles. Après le dîner, on se retrouve dans les mêmes sièges, mais cette fois-ci pour assister à la compétition la plus importante : la machine. Et cette année, le CO a bien réussi à capter l’attention de son public! On était loin des tours en rond interminables sur l’hymne « tutitutitu » de l’année dernière. Cette année, c’est un réel robot wars. Avec l’animation visuelle et sonore, on ne s’ennuie pas une seconde! Par contre, l’organisation a eu des problèmes avec son pointage, et Polytechnique, qui en théorie n’aurait pas eu accès à la finale, bat à plate couture Laval en finale. On doit donc se passer de notre première place. Situation très frustrante qui en déçoit plusieurs.

La semaine se termine au Marché Bonsecours où se déroule le banquet final. On y distribue les prix pour l’ensemble des compétitions et activités de la semaine. Malgré le manque flagrant de vin dans nos coupes, c’est une soirée plaisante qui nous permet de féliciter les gagnants et d’enlacer nos coéquipiers qui nous semblent maintenant être notre famille. À la fin de la soirée, le comité organisateur des Jeux 2017 vient se présenter. Le nouveau CO, qui travaille déjà sur l’évènement, est composé d’étudiants de Poly, car oui c’est nous qui les recevrons avec le thème des jeux vidéo.

Classement final

 

1. Université Laval

2. École Polytechnique de Montréal

3. Université de Sherbrooke

Prix

Gagnant

Petite délégation

Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue

La machine

Université Laval

Esprit d’équipe

Université de Sherbrooke et Université Concordia

Prix trois petits points*

Mathieu Coupal (Poly) et Jonathan d’Amour (UdS)

Prix des Parrains

McGill : Michael Chidiac (Poly) et Alexandre Armando Émond (Poly)

Participation

Université de Sherbrooke

Prix Héros

Justin Roy Dupuis (Poly)

Improvisation

Polytechnique de Montréal

Débat oratoire

Université du Québec à Rimouski

Génie en herbe

Université Laval

Connaissance Générale

Université de Sherbrooke

La Majeure

Université Concordia

Génie Conseil

École Polytechnique de Montréal

Génie Mécanique

Université du Québec à Chicoutimi

Génie Industriel

École de Technologie Supérieure

Génie Informatique

École de Technologie Supérieure

Génie Électrique

Université de Sherbrooke

Génie Civil

Université de Sherbrooke

Génie Chimique

Université de Sherbrooke

Curling Extrême

Université du Québec à Trois-Rivières

Le Jeu des Nombres

Université de Sherbrooke

JDG Mode Bataille

Université du Québec à Chicoutimi

Ballon Diamant

Université Concordia

Ballon Chasseur

Université de Sherbrooke

Coupal, le chef de la délégation de Polytechnique, accomplit sa compétition académique. Photo Voltaic

Coupal, le chef de la délégation de Polytechnique, accomplit sa compétition
académique. Photo Voltaic




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