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Un grand classique version 2.0

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Je l’avoue, j’ai un petit quelque chose pour les beaux garçons habillés à l’ancienne. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’avec Gankutsuou : Le Comte de Monte Cristo, j’ai été servie. Cette série parue en 2004 reprend, comme son nom l’indique, l’histoire du Comte de Monte Cristo écrite par Alexandre Dumas père. Une particularité importante distingue néanmoins ces deux récits: si l’action du roman d’origine se déroule dans la France du 19e siècle, l’anime nous transporte quant à lui au début de l’an 5053.

La première chose qui nous frappe en regardant Gankutsuou, c’est son aspect visuel unique. Les costumes sont en partie inspirés de l’esthétique d’époque, avec la touche moderne qui convient. Une partie des scènes ne se déroulent plus dans leur emplacement initial : par exemple, le carnaval en début d’histoire a été transféré sur la lune, et la prison du Château d’If est passée des côtes de Marseille aux confins de l’espace. Par ailleurs, les duels à l’épée qui se déroulent avec des armures-robots géantes qui peuvent saigner (!) sont vraiment beaux à voir.

Parlant de plaisir pour les yeux, l’animation est impressionnante: détaillée, pleine de couleurs et surtout, ce qui est plus rare, de textures! Les images flamboyantes qui défilent sous nos yeux peuvent à la limite donner mal à la tête à certaines personnes. Ce n’est pas mon cas, et je me suis surprise à dire «wow» à plusieurs reprises au cours d’un seul épisode. Les arrière-plans sont grandioses, parfois montés en 3D. La bande sonore comprend des trames originales, de même que des grands noms de la musique classique tels Tchaïkovsky, Schumann et Debussy, pour n’en nommer que quelques uns. Pour faire court, cette série a de la classe comme peu d’autres.

Comme on peut s’y attendre, les personnages principaux ressemblent à ceux décrits par Dumas. Cette adaptation s’est toutefois enrichie de personnages secondaires originaux, ou mentionnés dans le livre sans être développés. Rapidement, je pense à Beppo, un jeune travesti qui jouera un rôle non négligeable dans le dénouement de cette série! Malgré l’importance évidente du Comte, c’est surtout autour du personnage d’Albert de Morcerf, fils de Fernand et Mercedes de Morcerf, que se bâtit le récit.

L’histoire débute pendant le festival sur la colonie lunaire auquel participent Albert et son ami, Franz D’Épinay. Là-bas, les deux jeunes hommes feront la connaissance du Comte de Monte Cristo, personnage mystérieux, inconnu, immensément riche, sur lequel les rumeurs vont bon train. Alors que Franz se méfiera instinctivement de cet homme énigmatique, Albert, avec toute l’ouverture que lui confère sa nature plus naïve, se liera d’amitié avec lui. De retour à Paris, il se fera un devoir d’introduire cet homme qu’il admire dans les plus hautes sphères de la société française. Je ne veux pas trop m’avancer dans les détails de l’intrigue, au cas où certains d’entre vous, comme moi, n’auraient pas lu le livre et n’auraient plus que de vagues souvenirs des films. Disons simplement que le vrai visage du comte n’est pas aussi séduisant que ce qu’il présente à la haute société…

Alors que le roman de Dumas nous présente la création du Comte dans un ordre chronologique, la série animée nous fournit, épisode par épisode, des indices qui finiront par nous permettre de reconstituer l’histoire de cet être étrange, animé par une haine sans borne pour les hommes qui, par le passé, lui ont tout pris.

Des personnages séduisants, parfaitement détestables, ou les deux à la fois, une bande sonore efficace, des images magnifique et, par-dessus tout, une histoire captivante de vengeance, d’amour et de trahison. Je vois difficilement ce que je pourrais dire de plus. Cette série est fantastique, elle vous entraînera de force dans un monde un peu hallucinogène, mais fascinant : je l’ai pratiquement écoutée en une fin de semaine! Difficile de s’arrêter quand chaque épisode se termine par un cliffhanger… À approcher avec prudence, si vous aviez déjà des plans pour ce week-end!

TL;DR

Série : Gankutsuou : Le Comte de Monte Cristo

Longueur : 24 épisodes

On aime : Dans mon cas, l’animation totalement déjantée et les arrière-plans en 3D. Je n’oublie pas non plus les jolis garçons en costume chic, ni les robes magnifiques des personnages féminins. Sans parler des plans de la ville de Marseille, où l’eau de mer est pratiquement aussi belle qu’en réalité. Je pourrais énumérer des dizaines de petits détails qui m’ont fait fondre, mais je vous laisse les découvrir!

On aime moins : Le manque de moments parlant de la vie du Comte, qui ne sera qu’abordée brièvement. Pour satisfaire mes interrogations, j’irai lire le manga, qui contient apparemment plus de détails… Sans oublier la lecture de l’original par Alexandre Dumas!

Verdict : À voir! Sérieusement, même si c’est juste par curiosité, écoutez le premier épisode. Même si vous ne tombez pas sous le charme, vous n’aurez pas l’impression d’avoir perdu votre temps.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.
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