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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Décompte des films mâles

Cette chronique très sérieuse a été le sujet de bien nombreux déversements où il est possible que, à l’occasion, je paraisse pour un gros machiste sale et sans cœur. Certains individus audacieux sont même allés jusqu’à m’accuser de ne rien entendre à l’art. N’étant pas du genre à refuser un défi, abordons un thème qui m’émeut profondément, un décompte des meilleurs films (lire : les plus virils) de l’histoire du cinéma.

Notez que, comme d’habitude, cette chronique ne présente aucune opinion, que des faits. Notez aussi que, après la lecture de cette chronique, si votre copine commence à se plaindre de vos choix cinématographiques, vous n’avez qu’à la renvoyer à la cuisine. Votre sandwich ne se fera pas tout seul.

Jaws

La pêche, c’est sacré, peu importe le contexte. C’est une des rares activités où des hommes peuvent tisser des liens entre eux sans être étiquetés métrosexuels. Que vous pêchiez à la canne, au filet, au javelot ou aux explosifs, l’importance de la pêche comme activité de mâle est gravée dans notre inconscient collectif. Alors, quand un énorme requin terrorise la côte américaine, un courageux trio s’embarque affronter le monstre. C’est le trip de pêche ultime : trois gars sur un bateau, armés jusqu’aux dents et avec rien de mieux à faire que boire, fraterniser, comparer leurs cicatrices et affronter la bête. Un film sur la belle simplicité de la pêche, et traitant de l’éternel combat entre l’Homme et la nature. Spoiler : Tant qu’il aura des explosifs, l’Homme gagnera toujours.

Wall Street

Ici, pas de grosses séquences d’explosions ou de combats à mains nues à 1 contre 100. Mais attention, ce n’est pas Pretty Woman pour autant. Wall Street présente la toute puissance du mâle ambitieux, où Michael Douglas et Charlie Sheen (deux acteurs ayant une solide réputation de misogynes) font équipe dans l’univers sans pitié de la haute finance pour se faire de l’argent et des femmes. Le long-métrage sent la mâlitude à plein nez, tout en s’enveloppant d’un nuage de classe et de dignité. Un hommage à l’ambition sans limite de l’homme et au désir d’écraser l’adversaire. Qui a dit qu’il fallait brandir une hache énorme pour être un barbare ?

Conan the barbarian

Tiens, en parlant de hache énorme : le premier grand succès d’Arnold Schwarzenegger. Mon héros barbare favori : il parle peu (2 lignes de texte dans tout le film) et frappe beaucoup, bref, tout en subtilité. Équipé de biceps plus massifs qu’un enfant entier, il extermine tout sur son chemin : magiciens, valkyries, démons et chameaux. Ah, et il transpire tellement la testostérone que quelqu’un doit pleurer à sa place.

Mad Max

Mel Gibson joue « Mad » Max Rockatansky, un véritable furieux, dans ce film post-apocalyptique. Des poursuites de voitures avec la pédale dans le tapis, une violence omniprésente et une classique histoire de vengeance, c’est un film bien malpropre avec les deux mains dans le cambouis. Un des rares « films de char » qui soit résolument mâle. Bien que le quatrième de la série soit dans les plans, il faut résolument préférer les deux premiers de la série, et particulièrement le premier opus, tout ruisselant de sang, de sueur et d’huile à moteur.

Rambo : First Blood

Tellement viril qu’il fera pousser instantanément un shag énorme sur le torse de votre fils de 8 ans. Ça a marché sur moi à cet âge-là, du moins. Sylvester Stallone joue John Rambo, un vétéran de la guerre du Vietnam, incompris, qui confond « auto-défense » avec « éliminer toutes les forces de l’ordre de la région ». Et malgré qu’il soit seul contre tous, on plaint les policiers et les militaires qui affrontent ce surhomme capable de détruire un hélicoptère avec des roches. Avec des répliques juteuses comme « Sergent, si vous l’envoyez en enfer, vous le renvoyez chez lui », ce film plus mâle que mâle saura satisfaire le cinéphile avisé en vous.

Predator

N’ayant rien à voir avec l’itération la plus récente de la série, le Predator original fait suinter la testostérone à travers l’écran de votre télé. Une petite escouade de soldats, menée par Arnold, traquée par un extraterrestre aux instincts de chasseur. Comme les humains y vont de la mentalité « plus on envoie du plomb dans la direction de l’ennemi, plus on a de chances de gagner », les scènes d’action sont nombreuses et particulièrement intenses. La finale saura faire grimper vos hormones à un niveau que n’importe quel spécialiste de la santé jugerait aberrant.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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