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Culture Gui-iK : Retour vers le futur

Je me souviens du bon vieux temps où j’utilisais les ordinateurs sans port USB. Lors de cette décade, les ordinateurs pesaient 20 kilogrammes et nous utilisions encore ces bonnes vieilles disquettes 3 pouces et demi. Je remonte dans le temps pour me souvenir une dernière fois de ces vieux objets d’antan.

Nous eûmes tous, ou pour la plupart le premier Game Boy. Ici hors de question d’avoir une seule couleur, les niveaux de gris règnaient en maître et inutile d’imaginer une autonomie de la batterie de plus de deux heures. Nous jouions tout de même pendant des centaines et des centaines d’heures. Pour ma part, je jouai beaucoup à Prince Of Persia. Pas cette version ultra développée qui existe aujourd’hui sur Wii. Dans ma version, tout se passait en deux dimensions. Mais lors de cette partie, il n’existait aucune sauvegarde, et je fus condamné à rejouer la même scène durant des heures et des heures. Après ces douces années d’extase, j’eus un Game Gear. Magnifique engin qui disposa d’un écran de 8,3 cm de diagonale et de 32 couleurs. Autant dire que celle-là ne rigolait pas. Je me souviens que je jouai à Aladdin, à Sonic, ou encore à Superman The Man of Steel. Encore une fois, la 3D n’existait pas encore sur ces plateformes. Puis est apparu le Game Boy Pocket, puis le Game Boy Color, et ainsi de suite pour arriver de nos jours au Game Boy 3D ou au PSP. Ce n’est pas le seul domaine qui a su évoluer ces dernières décennies. Les systèmes de stockage ont su s’améliorer.

Je me souviens que dans mon temps, nous utilisâmes des vieilles disquettes, et encore avant, ils utilisèrent des disquettes encore plus grosses. Mais revenons à la vieille époque. Les disquettes avaient un maximum de 2 Mo. Et à cette époque, c’était beaucoup. Avec deux ou trois disquettes, je pus installer un jeu sur mon ordinateur. Peut-être connaissez-vous le jeu Dune ? C’était l’histoire adaptée du film, où l’on dut parcourir le désert pour découvrir un nouveau monde. En chemin, nous rencontrâmes une sorte de ver géant qui nous aidâmes dans nos différentes quêtes. Il est certain qu’à cette époque aucun fichier RAW ne pouvait tenir dans une seule disquette. Mais rendez-vous compte, nous sommes 20 ans après, et une disquette est obsolète. Il faudrait environ 350 disquettes pour remplir un CD, ou 2 300 disquettes pour un seul DVD, et si l’on prend mon disque dur externe de 1 To il faut 500 000 disquettes. Je ne souhaite pas à Blizzard de sortir Diablo 3 en disquette…

Je me souviens de mon vieux téléphone. Environ 3 kilos, disponible en un seul modèle, et livré avec son antenne filaire. Le téléphone fut d’abord un accessoire de luxe dont seuls quelques grands patrons eurent l’intérêt d’en avoir un. Imaginez que deux décennies plus tard le fait de posséder un téléphone est devenu aussi banal qu’une intégrale exponentielle. Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part mon premier téléphone fut le Nokia 3310. Quel merveille, quel bijou, j’ai tellement de souvenirs avec. L’avez-vous eu aussi ? Que je me rappelasse le jeu du Snake. Pas grand monde eurent de téléphone, et nous eûmes essentiellement un téléphone pour appeler nos parents « en cas de souci ». On eut le seul forfait à la carte, et après deux appels de cinq minutes, notre forfait était à sec. Seul solution pour s’en sortir les SMS, et leurs nombreuses significations. Nous ne sûmes pas encore que l’acronyme de ces trois petites lettres fut Short Message Service, alors nous lui donnâmes des significations hasardeuses comme Super Message Sympa. Durant l’année 2009, ce fut plus de 60 milliards de SMS qui furent envoyés.

c’est agréable, tout comme regarder le film Retour vers le futur dont on fêta le quart de siècle l’an passé. Il est intéressant de voir comme une mode peut succéder à une autre. Par exemple, lorsque nous observons ce film, on peut y voir l’évolution de la planche à roulettes ou encore du jeu vidéo. En 1885, on jouait à tirer avec un vrai Colt sur des cibles, alors qu’en 1985 c’est un jeu vidéo classique de bar qui est la mode. Enfin en 2015, les enfants ne comprennent même plus cette mode, disant que c’est trop nul puisqu’il faut se servir de ces mains. Peut-être que Robert Zemeckis eut les plans de Microsoft 25 ans avant, et qu’il sut qu’ils allèrent sortir leur Kinect.

Rentrée 2015, Nathan vit ses premiers mois à l’École Polytechnique de Montréal, mais cette année est un petit peu différente des autres. En effet, l’école encourage ses étudiants à se doter des dernières technologies afin de la rendre un peu plus verte. Ces technologies sont financées à 50 % par la Coop et nous permettent d’acquérir des livres électroniques de 2011, ainsi que du matériel, tout cela à prix réduits. Nathan se rend donc à la Coop, prend la liste des objets disponibles…

Parmi eux, on retrouve le stylo Smartpen édité par la maison LiveScribe. Avec lui, vous n’avez plus aucun souci d’oublier ou de perdre une feuille. Il vient avec un cahier, qui possède des micro-capteurs permetant de savoir ce que vous écrivez. Alors comment fonctionne-t-il ? Sous le stylo, une caméra permet la reconnaissance d’écriture qui, associée à son cahier, arrive à enregistrer tout ce que l’on peut écrire. Heureusement, ce produit ne s’arrête pas là. Il fait aussi office d’enregistreur vocal, on peut y mettre de la musique, y télécharger des applications comme un traducteur ou des jeux. Au niveau de la capacité, il existe en quatre possibilités : 1, 2, 4 ou 8 Go. Pour donner un exemple, la version 1Go du Smartpen de base permet un enregistrement de 100 heures en audio et d’environ 16 000 pages de notes numériques. Mais voilà, notre jeune étudiant n’est pas toujours à l’heure et arrive souvent en retard. Il a donc souvent des places en fond de classe. Pas de souci car le stylo a un microphone conçu spécifiquement pour les environnements bruyants ou éloignés. Mais que fait concrètement ce stylo une fois que les notes sont enregistrées ? Vous le branchez à votre ordinateur, son pilote s’installe et avec le logiciel fourni, les pages sont entièrement décodées. Si vous avez écrit tout en ayant le microphone, vous pouvez vous repasser le morceau du cours. Par exemple, votre professeur veut savoir si vous suivez son cours. Il fait exprès une erreur de signe au tableau. Il met un signe négatif, fait les calculs et arrive à la fin et paf, le nerd de devant lui dit qu’il s’est trompé. Vous rectifiez votre faute, mais vous avez oublié de rectifier un signe. Quand vous revoyez votre leçon un mois plus tard vous ne comprenez plus pourquoi il y a une fois un signe négatif puis une fois un signe positif. Avec l’enregistrement du prof, vous avez tout le cours en audio. Ce stylo se rappelle aussi de l’ordre dans lequel vous avez écrit. Enfin, quand vous avez fini avec vos notes ,vous pourrez transformer vos notes en fichier PDF afin de les garder pour toute votre vie. Quelle joie de pouvoir relire ses notes de Calcul II à la fin de son baccalauréat !

On retrouve également sur la liste de Nathan un des nombreux ebook du début de la décennie. Etant donné la standardisation de 2013 vers le format de fichiers ePub, le Kindle n’est donc plus disponible et les étudiants ont le choix entre le Sony eReader tactile ou le Kobo. Tous les deux ont la possibilité de lire les fichiers PDF et les ePub. Dorénavant, la reprographie n’offre plus de service d’impression. Tous les livres sont disponibles en téléchargement direct sur le serveur de la Coop. Nathan se tourne vers le modèle tactile de Sony. Bien qu’un peu plus cher, il permettra à Nathan de prendre des notes sur ses PDF ou sur ses livres sans utiliser du papier. Oui, il faut sauver la planète. Doté de la technologie d’encre électronique et d’un écran de six pouces, le e-ink Pearl saura répondre aux attentes de Nathan qui recherche surtout un confort visuel. Cependant, son ami Tristan choisira le Kobo. Il n’a pas besoin d’écrire sur ses livres. En effet, Tristan possède une tablette Android qui lui permet de noter tout ce qu’il veut.

Armé de tous ces outils, Nathan est prêt à attaquer ses quatre années à Poly. Il ne lui restera plus qu’à se rendre au Polyscope pour avoir encore plus de fun.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.