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Confoo 2012: Source de champs attractifs pour développeurs web

À Montréal, une fois par année, se produit le plus grand rassemblement de professionels de l’industrie du web: le festival « techno-web » Confoo. On y retrouve deux types de personnes: les programmeurs et les individus qui se situent dans la catégorie « autres ». C’est la raison derrière une tendance que j’ai remarquée lors de ma visite à la troisième journée de Confoo: au début de chaque conférence, le locuteur tend à spécifier si son discours contiendra du code source. C’est-à-dire qu’il spécifie si son discours comportera une dissections d’idées techniques avec le programmeur comme destinataire. Dépendamment du type de déclaration, souvent au moins une personne s’empresse de quitter la salle. Différentes personnes quittent pour différentes raisons: certains quittent par peur de ne rien comprendre à un domaine qui leur est étranger et d’autres partent pour éviter de s’ennuyer pendant une heure.

Au début de la conférence PHP Through the Eyes of a Hoster (le point de vue de l’hébergeur concernant le PHP), le conférencier Belge Thijs Feryn a déclaré: « Mon discours traitera d’un sujet de haut niveau. Si vous voulez partir, s’il-vous-plaît faites le tout de suite. » J’ai eu un peu peur parce que mes connaissances en programmation web étaient limitées en comparaison avec celles des autres programmeurs dans la salle. En réponse à une question du conférencier sur le niveau de connaissances techniques du public, un homme barbu vêtu d’un chandail d’un groupe de métal britannique, a mentionné qu’il travaillait avec le PHP depuis 10 ans! Finalement, tout a bien fini: j’ai réalisé que mon interprétation des mots « haut niveau » était erronée. Le conférencier n’essayait pas de donner un préavis sur la difficulté de son discours. Il voulait plutôt situer son discours selon sa distance hiérarchique par rapport au code source. Il ne traiterait pas de cas spécifiques de code. Ce serait un discours général qui ne traiterait pas des détails de génie logiciel. Finalement ma situation n’était pas trop précaire.

Lorsque j’ai discuté avec des vétérans du Confoo, ceux-ci m’ont parlé des débuts de Confoo. À ses débuts, Confoo était un festival surtout concerné avec le language de programmation PHP. Avec le temps, les organisateurs ont voulu étendre leur portée aux autres languages et technologies du web. Maintenant, on y retrouve des conférences sur d’autres languages. On y traite toujours de PHP mais aussi de Python, Ruby, HTML5, Javascript et de nombreux CMS (content management systems) comme Drupal et WordPress. Divers outils de développement d’applications pour plateformes mobiles ont aussi fait l’objet d’une dissection par les conférenciers.

Cette édition de Confoo a réussi à attirer des passionés au-delà de Montréal et des frontières canadiennes. Confoo détient une force d’attraction qui transcende les frontières géographiques! Par contre, malgré cette portée impressionante, il reste une frontière qui lui reste jusqu’à ce point immuable: le genre.

Lorsque j’ai causé avec Martin, un programmeur Suédois et fan de Zend Framework (une collection de fonctions qui accélèrent la création de pages web), celui-ci m’a expliqué la sitation actuelle: « Il y a très peu de femmes qui viennent aux conférences auxquelles j’assiste. Celles qui viennent font très rapidement connaissance entre elles et forment un petit groupe. Après un certain temps, on dirait qu’un « champ de force » invisible les entoure et attire tous les hommes. » À la fin de chaque journée de conférence, une soirée dans un bar est organisée par Confoo. Les portes qui relient Confoo au monde extérieur où la population est plus « équilibrée » sont évidemment rapidement ouvertes.

En raison des intras pré-relâche, je n’ai pu assister qu’à la dernière journée du festival. C’était dommage car les deux premiers jours comportaient des conférences qui m’avaient l’air particulièrement intéressantes. Voici quelques titres de présentations qui ont accroché mon attention en surfant le net dans les laboratoires d’informatique de Polytechnique: Graphs, Edges & Nodes: Untangling the Social Web, Scalable High-Performance Architectures et Cryptographie 101 pour les programmeurs.

Lorsque je suis arrivé au Hilton Bonaventure, j’ai scruté l’horaire qui m’a été donné pour cerner quelle conférence j’irais voir. Mon choix: Web Application Security Trends. Christian Wenz a débuté son discours avec un fait étonnant et alarmant: « Neuf sites internet sur dix ont des failles de sécurité. » a-t-il déclaré. Il a mentionné que plusieurs de ces insuffisances n’étaient pas de nouveaux phénomènes. « Je suis certain que vous aurez déjà entendu parlé de ce que je vais mentionner. Par contre, la réalité est que ces failles existent encore et c’est important de ne pas les oublier. » a-t-il lancé à la foule. Un homme a quitté la salle.

De nos jours, le nombre de sites internet qui utilisent le language Javascript pour embellir leurs pages est immense. « C’est pour cette raison qu’il est plus facile que jamais d’insérer du code Javascript malfaisant sur une page internet.» a déclaré Wenz. Il a aussi mentionné que l’avènement de HTML5 ammène beaucoup de nouveaux problèmes de sécurité internet. Les programmeurs ne sont pas encore familiers avec le nouveau standard et ceci cause des situation problématiques.

Christian Wenz a aussi présenté une étude de cas aux spectateurs. Il a raconté qu’un soir, sur la page facebook d’un de ses amis, est apparu un lien hors de l’ordinaire. Le lien avait pour titre « ::The Hottest Girls on Facebook:: ». Wenz a décidé d’investiguer. « Je suis un scientifique alors je suis allé voir ce lien pour voir de quoi il s’agissait. » a-t-il blagué avec la foule. Le lien l’a ammené vers un nouveau site. Sur le site, il a découvert un cas de Clickjacking. Le clickjacking est une pratique qui superpose un bouton invisible au dessus d’un fond qui a l’air innofensif.

J’aurais une petite reproche à faire aux organisateurs de Confoo: trop de conférences ont lieu en même temps. Plusieurs « festivaliers » que j’ai rencontré étaient de mon avis. Typiquement, 10 conférences ont lieu en même temps. Il est pratiquement impossible ne ne pas manquer une conférence qu’on aimerait voir!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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