Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

ICED EARTH & SYMPHONY X

Les amateurs de tout ce qui est épique dans le metal ont eu de quoi être servis le dimanche 5 février dernier avec une soirée qui a vue Warbringer, Iced Earth et Symphony X performer pour un Metropolis plein à craquer. L’événement, organisé par BCI, nous a amené des noms intéressants et innovateurs pour un show fromagé à souhait, mais tout de même efficace.

Iced Earth, en tournée pour la promotion de leur dernier album intitulé Dystopia (Century Media, 2011), ont eu l’occasion de performer pour la première fois de performer à Montréal avec leur nouveau chanteur, Stu Block (Into Eternity). Le style de ce dernier est un peu différent de ce que Matt Barlow ou que Tim ‘Ripper’ Owens, mais se marie toutefois à la perfection avec le heavy metal à saveur épique du groupe. Ils ont tiré plus du tiers de leur setlist de leur plus récent opus, dont les chansons Dystopia, V et Anthem, mais n’ont pas négligé leur plus vieux répertoire, avec des chansons comme Stand Alone, When The Night Falls, Declaration Day, Dante’s Inferno et Iced Earth. Les musiciens nous ont offert une performance simple, mais très efficace. Pour les fans qui n’ont pas été convaincus par la performance de Stu Block sur l’album, sa prestation live en aura convaincu plus d’un !

Symphony X sont embarqués sur scène avec l’énergie digne de ces légendes du prog et de nouvelles compositions tirées de leur plus récent album, Iconoclast (Nuclear Blast, 2011). Portés par la guitare criante et rapide de Michael Romeo et par la voix de Russell Allen, le groupe a offert un spectacle intéressant par la complexité des morceaux mais qui semblait toutefois un peu vide d’énergie. La foule s’est très peu activée lors de tout le spectacle mis à part lorsque le groupe a joué Dehumanized, qui est une de leurs pièces plus thrash et lors de laquelle il s’est formé un petit mosh pit. Autrement, les musiciens ont exposé leur talent de belle façon avec Icononclast, Inferno (Unleash The Fire), Electric Messiah, Serpent’s Kiss et Set The World on Fire (The Lie of Lies). Avant le rappel, Allen s’est permis de monter sur scène, une bouteille en forme de crâne bien remplie à la main et de demander « To rock, or not to rock ? » à la foule, qui s’est empressée de lui faire savoir son opinion. Les musiciens n’ont pas été avantagés par le son lors de leur prestation, ce qui est un peu dommage considérant leur talent.

Que ce soit du thrash de Warbringer au power metal de Iced Earth, les spectateurs ont été bien servis par les musiciens de très grand talent dans leur style respectif. Le shred et le heavy metal scream étaient bien sûr au rendez-vous et nous a donné, au final, une soirée de grand talent, mais de peu d’énergie.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Dans la même catégorie

Dessert bien mérité après les intras…

16 mars 2012

C’est environ vers l’âge de seize ans que l’on peut légalement occuper un emploi rémunéré permettant un retour d’impôts. Chacun a son emploi idéal, son emploi convoité, dans mon cas, l’emploi ambitionné était de travailler dans une confiserie locale. J’aurais voulu participer au cycle de ravitaillement des sucreries, admirer les friandises à longueur de journée, ça aurait été l’Halloween à chaque journée de travail... sans la partie gratuité. Malheureusement pour moi, le commerce en...

Portishead

1 novembre 2011

Si tu ne connais pas (encore) Portishead, il faut que tu saches que... ...ce n’est pas le genre de groupe de pitounes sur lequel tu chantes honteusement en soutien-gorge sur ton lit, porte fermée à double tours, en te mettant du vernis à ongles en dessous du poster de Justin Bieber. Non, Portishead c’est un groupe de Papas, de grands, moyenne d’âge 30 ans, qui retrouve le sens de son adolescence dans les vibrations...

Le Mariage de Figaro

23 janvier 2009

Quand on est le fils d’un horloger, on doit sûrement saisir plus vite que les autres l’importance du temps qui s’échappe. Résultat : on se dépêche de devenir exceptionnel. Pierre-Augustin Caron est le fils d’un maître horloger qui tient boutique sur la rue Saint-Denis à Paris dans les années 1730. À cette époque, on vit à une demi-heure près car personne n’a encore trouvé comment doter d’une régularité parfaite le rouage des pendules et...