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Spécial SEXE au Scope!

décidément, au Polyscope, nous ne faisons rien comme les autres. La semaine dernière, un spécial St-Valentin nous semblait trop convenu. Voyez vous, le conformisme n’est pas notre tasse de thé et nous avons décidé d’innover en… Bon OK. La vérité c’est qu’on a pensé à la St-Valentin trop tard et qu’on n’avait rien écrit, on ne peut rien vous cacher ô lecteurs à la perspicacité surnaturelle! On se rattrape donc cette semaine avec une autre sorte de spécial… Voilà donc, en grande primeur, le Polyscope spécial sexe! Quoi de plus à-propos, considérant que c’est, de toute façon, le seul sujet qui vous intéresse, petits polissons. Vous ne me ferez pas croire que vous êtes sortis un mardi soir pour l’amour de la bonne cuisine et des fleurs hors de prix… Sexe donc. Voilà un sujet qui a été exploré en profondeur par des générations de journalistes étudiants à la plume lubrique mais je suis persuadé que nos collaborateurs libidineux pourront encore vous surprendre.

Je réfléchissais avec enthousiasme aux causes de l’indescriptible ennui que nous inspire la vie politique québécoise (ne me jugez pas, tout est plus agréable qu’un devoir de calcul II) et j’en suis venu à cette conclusion : ça manque de sexe! Nos politiciens sont drabes, vertueux et fidèles. Rien n’a su, dans les dernières années du moins (je dois avouer que je n’ai pas fait de grande recherche bibliographique sur la question) exciter la curiosité frivole des électeurs en quête de croustillants scandales de mœurs. À peine avons-nous pu apprécier la gêne de Maxime Bernier lorsqu’il a laissé des documents secrets chez sa compagne du moment, une dame connue pour ses vêtements légers et son style tranchant légèrement avec le profil des conjointes de politiciens.

Pourtant, nos voisins du Sud sont des champions des scandales sexuels! Comment les Américains, qui sont si puritains, peuvent-ils nous offrir de telles perles? Pensons à Anthony Weiner (a-t-on jamais vu un nom aussi adapté?) l’ex-congressiste américain qui s’est fait prendre à envoyer des photos de son anatomie à une jeune femme de 21 ans. Ça c’est de l’action! Pourquoi ne pouvons-nous pas avoir des histoires du même genre? Imaginez la scène! Francois Legault pris en flagrant délit de sexting! Les grands titres : « L’entrepreneur entreprenant », « Le CAQuiste et sa coquette concubine » ou encore « François Legault : efficace dans toutes les positions ».

Ah, comme notre monde politique serait embelli par un brin d’immoralité! Prenons par exemple la course à la direction du NPD. Quel ennui que ce défilé de candidats polis et sensibles, qui n’osent pas se froisser. Ils devraient eux aussi s’inspirer des Américains. La campagne républicaine, par exemple, a autant été éclaboussée par le sexe que le divan moyen d’un organisme étudiant! Herman Cain, homme prétendument vertueux, a été critiqué pour ses mains (et sans doute une autre extrémité) s’étant baladées à de trop nombreuses reprises dans des endroits plus ou moins convenables pour un homme marié. De son côté Newt Gingrich a eu plus d’une femme… et en a apparemment trompé plus d’une. En fait, chez les républicains, tout le monde parle de sexe, jusqu’à Rick Santorum, le candidat ultra religieux, qui s’oppose aux moyens de contraception parce qu’ils encouragent les comportements antichrétiens (tenez-vous le pour dit). Les candidats du NPD devraient suivre cet édifiant exemple et enfin parler de sexe! Allons quoi, Thomas Mulcair et son torse velu dégagent un charisme irrésistible, vous ne me ferez pas croire qu’il n’est pas, lui aussi, un véritable party animal. Je suis persuadé que Brian Topp n’est pas en reste non plus! L’homme politique n’inspire peut-être pas l’enthousiasme populaire mais je suis certain qu’il inspire des idées grivoises à de nombreuses admiratrices et admirateurs.

Comment parler de scandales sexuels américains sans parler du maître en la matière? Je parle évidemment de M. Clinton, dont la relation enflammée avec sa chaleureuse interne a enflammé l’Amérique. Mais quelle classe, quel spectacle! Vous imaginez, vous, analyser en cours une robe pour y trouver des traces du sperme présidentiel? Du grand art! C’est de la télévision comme celle-là qu’il nous faut! Balayons de la main les comptes rendus de la situation au Moyen-Orient ou les reportages sur les changements climatiques et donnez-moi un HarperSexGate! Encore une fois, les grands titres vaudraient le détour : « Harper se décoiffe avec une secrétaire » ou encore : « Stephen Harper : tough on crime, rough in bed ». Bon j’avoue que j’exagère un peu… J’ai beau tenter de m’imaginer un scandale, difficile de prêter un vice à l’homme qui a autant de sex-appeal qu’un barreau de chaise. Ce n’est pas demain la veille qu’on le verra faire comme son homologue français et divorcer à la suite d’une élection pour finir dans les bras d’une top modèle italienne. Pendant que j’y pense (pas trop quand même), si le Premier ministre conservateur a un fantasme, je suis certain qu’il implique une carabine et une cellule de prison exiguë.

Voilà, ce devrait être les résolution sde nos bons politiciens cette année : folâtrerie et adultère. C’est la seule chose qui peut encore sauver l’intérêt du public. Entre vous et moi, tout cet acharnement médiatique sur la visite de Charest chez les Desmarais soulèverait plus les passions si on apprenait qu’on y tient des parthouses endiablées. La question « avez-vous passé la nuit au domaine? » prendrait alors une toute autre dimension…




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.