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Variation sur un même thème: Recettes

Sportifs de salon, il est temps de vous rendre à la cuisine. Je sais, c’est forçant. Finalement les bonnes résolutions du début de l’année ont, une fois de plus, tenu bon une semaine et demie. Eh ho, pas ma faute, vous avez vu le temps qu’il fait? Ça fait un mois qu’à Météomédia on annonce des journées du style : ‘’ Alternance pluie-pluie verglaçante’’ ou ‘’Jeudi, max -10°C et Vendredi, max 5°C’’. Mes skis de fond pleurent. Mes patins aussi. Tout comme mes skis de piste. Au moins, à Indianapolis, le stade est couvert. Les joueurs ne souffriront donc pas d’une température exécrable lors du Super Bowl XLVI, et même les durs de durs tailgaters risquent de profiter d’un agréable 4°C avec ciel variable. Alors, vous y êtes, dans votre cuisine? Ne vous en faites pas, je ne vous ferai pas rater le botté d’envoi.

THÈME : RECETTE

Parce que qui dit Super Bowl dit tailgate, comme il vient d’être fait mention. Et je vais vous dire franchement, je me sens déjà assez mal comme ça de ne pas encore avoir renouvelé ma passe au CEPSUM que j’hésite à me lancer dans la dégustation rapide d’ailes de poulet lors des festivités d’avant-match. Nourriture (un peu) santé quelqu’un? Je me suis donc mis en quête de trouver les parfaites recettes, à la limite du comfort food (il faut quand même s’amuser).

LE DUO (Chips de patates douces et guacamole à la pomme grenade)Loin de moi l’idée de vouloir comparer Tom Brady à une chip et Wes Welker à une guacamole. J’aurais sûrement employé l’adjectif brillant avant croustillant pour désigner le quart des Patriots, tout comme j’aurais parlé de la vivacité de son receveur plutôt que sa mollesse inexistante… Mais force est d’admettre que, terme à terme, se sont d’incomparables duos.

Chips de patates douces

Autant de patates que vous voulez, coupées en fines tranchesHuile de canola (pour recouvrir la qté X de patates choisie)

Épices au choix (suggéré : paprika fumé, cumin, poivre de cayenne, chili, sel, si vous ne faites pas la guacamole)

1. Préchauffer le four à 400°F.

2. Combiner tous les éléments.

3. Disposer des tranches de patates sur une plaque.

4. Faire cuire sur la grille du bas durant 10-12 min, puis tourner les patates.

5. Continuer la cuisson pour environ 10 min, ou jusqu’au degré de croustillance souhaité.

Guacamole à la pomme grenade

2 avocats

¬½ pomme grenade

jus d’une lime

1 c.à.t. de chili

1.Combiner le tout

2.Déguster. Beaucoup trop bon.

LE GROS SECONDEUR (Sloppy Joe)Sérieux, vous n’avez pas idée à quel point vous allez faire des heureux (et des nostalgiques) avec ce plat de résistance. Bien sûr, prendre des pains multigrains pour avoir l’air grano. Mais tsé, même s’il est capable de courir le 10 verges en 4 secondes, le gros secondeur des Pats ne cache pas ses poignées d’amour…

1 kg bœuf haché

2 oignons hachés

2 carottes coupées finement

1 boîte de tomates en dés

3 c.à.table de pâte de tomates

1 c.à table sauce Worcestshire (ou celle à la Guiness)

4-5 branches de persil, hachées finement

petits pains

cheddar

Épices : cumin, chili, cayenne, origan

1.Faire revenir la viande, les oignons, les carottes 5 min.

2.Ajouter les épices. Cuire 3 min.

3.Ajouter tomates, pâte de tomates, sauce. Amener à ébullition, baisser le feu et laisser mijoter 10 min.

4.Servir dans les petits pains grillés et garnir de cheddar et de persil.

HAILMARY (fraises au chocolat)

La tentative désespérée de la fin du match. Vous avez essayé de résister tout ce temps, mais ça en est trop. Ça prend un dessert. Surtout pour manger nos émotions. La fébrilité de voir les Pats enfin prendre leur revanche. Messieurs, même vos tendres moitiés vont vous pardonner.

FRAISES AU CHOCOLAT

1 1/2 t de pépites de chocolat noir

12-14 grosses fraises

1/4 t de pépites de chocolat blanc

1.Faire fondre le chocolat noir (généralement 30 sec au micro-onde suffit) dans une tasse à café.

2.Tremper les fraises dans le chocolat fondu et déposer sur une feuille de papier parchemin.

3.Faire fondre le chocolat blanc, et décorer comme sur la photo.

PREMIÈRE VARIATION : RECETTE DU SUCCÈS

Pour ceux qui ne considèrent pas (uniquement) le Super Bowl comme un événement social/culinaire/occasion de débauche durant lequel ceux qui connaissent un peu le jeu passe plus de temps à expliquer pourquoi l’arbitre a sifflé (ou au contraire pourquoi il ne l’a pas fait…), on va parler des vrais affaires.

Cette année, le Super Bowl accueille deux équipes qui connaissent la recette du succès. Ce n’est pas la première fois que l’on voit les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Giants de New York en grande finale. Ni même que l’on voit cette finale. Depuis que les Giants ont battu les Packers en finale de conférence, on parle du match revanche. En fait, ça sent drôlement 2008 cette histoire.

Mon amour inconditionnel pour les Pats remonte à 2001, alors qu’Adam Vinatieri avait fait le placement gagnant dans le match contre les Rams de St-Louis, confirmant le début de l’ère Belichik. Les Pats avaient alors une solide défense, ayant encore dans leurs rangs l’irremplaçable Tedy Bruschi, Mike Vrabel et Richard Seymour, en plus d’annoncer Tom Brady comme quart-arrière étoile.

Ma haine des Giants prend source en 2008. Au cas où vous n’étiez pas au courant, les Pats, malgré des parties gagnées de plus en plus à l’arrachée, venaient de clore une saison parfaite. Oui, une saison parfaite. La seule depuis les Dolphins de 1972. Mon père me parlait toujours de ces fameux Dolphins. Ace Ventura aussi d’ailleurs. Moi, j’allais être de l’ère des Patriots parfaits. J’avais aussi un faible pour Brett Favre, qui m’a autant séduite avec ses hailmarys de 82 verges qu’avec sa barbe sel poivre. Ben devinez quoi, les Giants, fallait qu’ils jouent les trouble-fêtes. Conclusion, un Super Bowl sans Brett Favre et ses Packers, sortis en finale de conférence par les Giants, et de surcoît avec la seule défaite de la saison des Pats.

Alors oui, on va parler de revanche.

Le problème, c’est que contrairement au premier Super Bowl qu’ils ont remporté, les Pats alignent la pire défensive depuis des millénaires. À mon humble avis (et celle des chiffres aussi), probablement la pire défensive à avoir fait les séries. Finir 31e dans la NFL au chapitre des verges accordées par la passe, c’est ordinaire. Si les Ravens s’étaient rendus à l’évidence écrite au crayon fluo, ils auraient utilisé la longue passe contre les Pats bien avant celle qu’a attrapé la recrue Torrey Smith au lieu d’essayer de faire courir Ray Rice (bien que ce dernier ait fait figure honorable durant la partie). Peut-être même qu’ils seraient au Super Bowl contre les Giants.

À mon avis, le karma est puissant. Parce que, tout comme les Pats ont eu le cul bordé de nouilles comme dirait mon père, les Giants n’avaient pas plus de raisons de se rendre à Indianapolis. En principe, quand le karma ne s’en mêle pas, une équipe comme celle qu’alignaient les Packers de Green Bay se rend en finale. Tout simplement. Un bon équilibre à tous les niveaux. Un quart fantastique, capable de varier ses cibles selon sa lecture des défensives adverses parce que son éventail offensif le permettait. Il faut croire que la mort de la femme de leur coordonateur offensif Joe Philbin (qui a d’ailleurs été nommé entraîneur-chef des… tiens donc, des Dolphins de Miami!) a affecté l’ardeur des Cheeseheads.

Ainsi, pour cette finale historique, laissez les chiffres sur les lignes de côté. Cette année, c’est le karma qui dicte la recette du succès, je vous dis.

Prédiction

Patriots de la Nouvelle-Angleterre : infini

Giants de New York : √-1




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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