Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Igloofest : c’est malheureusement la fin (Jeudi)

Pour commencer la dernière fin de semaine de l’impressionnant Igloofest 2012, le quai Jacques Cartier était envahi jeudi par des jeunes audiophiles déjantés. Arrivé vers 20h15, c’est avec étonnement que je me suis dirigé vers la scène, étant donné que la foule me semblait un peu légère pour profiter, à ce moment là, de Black Tiger Sex Machine, trio responsable des soirées Kannibalen. Cela ne devait être qu’un retard généralisé du fait qu’une demi heure après, il fallait y penser à deux fois avant d’acheter une bière du fait que le chemin vers les toilettes était impraticable.

Durant les deux heures de leur set, la foule qui s’amassait n’a pas arrêtée de bouger au son de leur EP : Drama et les trois génies du son ont allumé les spectateurs sans difficulté avant l’apparition de Diplo derrières les platines. Leur son était inhabituel car complètement différent du style qui les a rendus légendaires au Belmont, mais ils ont rectifié le tir vers la fin avec le dubstep que beaucoup attendaient de leur part.

La horde de tuques aux couleurs années 90 présente a continué de gonfler toute la soirée et tous les déguisements fluos de Montréal étaient au rendez-vous pour le DJ de Philadelphie. C’était l’événement que j’attendais avec impatience depuis son annonce, et je ne fus pas déçu. Il a bercé la foule au travers d’un voyage musical épatant, et ce avec des doigts de fée. Mixant avec aisance tous les styles musicaux et ce malgré des rythmes différents, il nous a facilement fait oublier que la scène était à l’extérieur par -10°C et sous quelques flocons de neige qui tombaient du ciel tellement l’endroit était déchaîné et bouillant.

Finalement, après m’être fait bien brasser au milieu du vieux port, c’est avec impatience que j’attend l’édition prochaine de l’Igloofest, ainsi que le retour de Diplo à Montréal, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.