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Igloofest : c’est malheureusement la fin (Vendredi)

Chers lecteurs excités comme un troupeau d’étudiants avinés, bonjour !

Alors question existentielle pour ne pas dire fondamentale : que font de leur fin de semaine les éléments du Polyscope? Eh bien souvent, très souvent, pour être honnête, tout le temps, c’est pas joli joli. La plupart s’encanaillent la nuit dans des lieux de perdition, où l’alcool, la drogue et une population de très petite vertu se mélangent, et ce dans un tourbillon d’obscénités physiques et morales! Il n’est pas rare de croiser a certains évènements un Guillaume accoudé au bar sirotant un lait fraise, kodak légèrement abandonné à son cou en compagnie de jeunettes alcoolisées au troisième degré dévêtues par la chaleur torride émanant de la pièce, chantant Fais moi la tendresse et racontant les meilleures blagues de cul de l’oratoire St-Joseph.

Tout ça pour vous dire qu’il en avait bravé des croisades, notre cher directeur, avant d’affronter une rave party sur la banquise urbaine…

Cette fin de semaine donc, nous sommes partis en vadrouille à l’Igloofest, tout de couleurs vêtus, de bonnets, de gants et d’accessoires affriolants pour supporter en bonne et due forme la sotterie musicale montréalaise. Qui dit sotterie dit folie, et qui dit folie constate des degrés mentaux et comportementaux anormaux… Car oui, c’est bien ça le charme de l’Igloofest, c’est que tu peux te retrouver à côté d’un yéti en bottes de neige ou d’un Olybrius en combinaison rose et perruque verte qui crie «Oh god my body needs to bounce», que ça ne te choque pas plus que de retrouver ton pote endormi, sur la pelouse du voisin après une soirée bien….honorée !

Ni une ni deux, on s’est mis en mode Starlight des supermen Lovers et c’était parti. Alors évidemment nos déhanchés de légende ont fait des jaloux, et évidemment Guillaume a une fois de plus attiré les poulettes telle une fermière avec un sac de grain mais ce n’était pas le plus beau de l’expérience : le plus beau, et je garderai cette image dans ma p’tite tête, (cachant un cerveau ingénieux, malin et perspicace), c’était cette petite dame, doyenne certainement de la population en présence, venue se déchaîner le bigoudi avec ses lunettes bleues , ses cheveux aux reflets violet. Son visage était tellement lifté et rafistolé qu’à côté, Madonna et son botox passent pour Miss Nature et Découverte, moi je vous le dis . Elle a dansé à côté de moi longtemps, la bougresse! et sur un rythme endiablé! Quelle santé! Quand tu penses que Charlotte Gainsbourg, qui a la moitié de son âge, a besoin de ventoline entre chaque titre sinon elle s’évanouit…Quelle leçon !

Vers 22h30, la foule a commencé à s’agiter, les renforts qui étaient resté à l’abris du froid dans l’igloo, économisant leur forces, se sont joints à la troupe guerrière musicale. Pressés comme des citrons, on était prêts. C’était le moment. J’avais l’impression qu’ils avaient réussi à faire venir Mick Jagger en duo post mortem avec Michael Jackson. C’était Green Velvet. Et là, mes cocos, autant vous dire que la majorité de la masse avait sorti son armada de chorégraphies anticonformistes. Évidemment il fait froid, tu as les pieds congelés alors les gens sautent, dansent se bousculent et c’est ce qui est bon dans le concept: tu es obligé de t’amuser, sinon il en va de ta vie ou du moins de celle de tes orteils! Alors si tu as loupé ça, petit fainéant qui se plaint au premier flocon de neige, laisse moi te dire une chose: tout d’abord tu n’auras pas la tuque jaune et orange de l’année 2012 et ça c’est un gros fail, tu auras sûrement loupé le plus gros Igloofest que l’histoire nous ait compté et enfin, si tu attends d’être à Cancun pour danser en maillot de bain en soirée sur un remix de David Guetta tout pété, alors tu n’es pas un vrai guerrier.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.