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Vente de billets du Beach Party : Plaintes et justifications

C’est sans exagération que l’on peut considérer le Beach Party comme l’évènement festif de l’année à la Polytechnique et probablement au HEC et à l’UdeM si l’on en croit la frénésie entourant la vente de billets qui s’est déroulée le mardi 10 janvier. Il est à noter que le comité étudiant responsable de l’événement, soit Poly-Party, a décidé d’orchestrer la vente édition 2012 d’une façon différente. En effet, en comparaison aux années précédentes, c’est à l’extérieur de la Polytechnique, soit au Light Ultraclub, un club montréalais, que les étudiants provenant exclusivement du campus universitaire de l’UdeM ont dû attendre pour l’achat d’un maximum de deux billets par personne. Il est aussi à noter que cette vente se déroulait à minuit, mais que les étudiants ne pouvaient rentrer dans l’établissement qu’à 21h.

Il est intéressant de constater que cette année, cette vente a fait parler d’elle à peu près autant que l’événement qui l’a engendré. En effet, suite à la vente de billets, un mécontentement plus ou moins généralisé s’est fait ressentir au sein du corps étudiant; plusieurs messages de mécontentement ont été publiés sur la page Facebook de Poly-Party et plusieurs discussions animées ont pu être entendues dans les jours suivants la vente. Si l’on se fie aux commentaires lus et entendus, cette vente aurait été décevante, doublé d’une organisation et d’un contrôle quasi inexistants, un «Fail», en bon québécois. Mais pour des fins d’objectivité et pour permettre aux organisateurs de s’expliquer, les propos du trésorier de Poly-Party, Lucas Poncelet, ont été recueillis pour qu’il puisse justifier l’organisation de cette soirée.

Plusieurs étudiants se sont plaints de la tenue de l’événement dans un endroit hors de la Polytechnique, car à ce moment, en plus de devoir se déplacer, une attente interminable s’est ensuivie à l’extérieur, à une température d’environ -20°C. Les plaintes sont tout de même bien fondées ,considérant un mécontentement compréhensible dans le cas des gens s’étant présentés aussi tôt que 10h30 le matin de la vente. Par contre, comme l’explique Lucas, cette année, tout comme pour les années précédentes, il est interdit d’organiser une telle vente dans un local de l’École. En effet, tout événement du genre se termine souvent en un party où une quantité non-négligeable d’étudiants finissent par camper à l’école et selon la loi, étrangement uniquement appliquée cette année, il est obligatoire de prévoir une plus grande quantité d’agents de sécurité. De plus, en ayant l’événement dans un bar, une fois à l’intérieur, l’ambiance était très propice au party. Tout en considérant ces faits, lors de la prochaine édition du Beach Party, Poly-Party devrait opter pour un nouvel endroit, plus grand, plus restrictif et qui permette une grande quantité de personne pour qu’elles puissent attendre à l’intérieur.

Par rapport à l’organisation de la vente, les organisateurs de Poly-Party se défendent en expliquant que puisque la vente se déroulait à l’intérieur du club, c’est à cet endroit unique qu’un contrôle de foule devait être entrepris. Lucas cite par exemple que les organisateurs de l’événement ont été minimalement présents à l’extérieur de l’établissement puisqu’ils ont dû s’expliquer avec des agents de police qui auraient voulu annuler la vente dû à la trop grande abondance d’individus à l’extérieur. Donc, le grand nombre de dépassements n’était selon eux pas de leur responsabilité, ainsi la problématique naît du comportement des étudiants. Par contre, en étant objectif, puisque c’est Poly-Party qui a fixé les conditions d’attente tout en connaissant les mauvaises conditions de température, ça aurait été à ses organisateurs de se préparer en conséquence pour éviter le mécontentement des étudiants. Par exemple, de la page Facebook de Poly-Party :

« Je trouve vraiment enrageant le fait que des gens ayant des amis dans la file se soient rajoutés et ainsi passé devant plusieurs dizaines de personnes. J’aurais pu avoir des billets si des imbéciles n’avaient pas coupé tout le monde. »

En effet, malgré le fait que le Poly-Party ne pouvait contrôler le comportement des étudiants, il faut tout de même considérer que c’était une vente convoitée, et ça, les organisateurs le savaient pertinemment; en considérant que 900 billets étaient en vente et qu’il y avait beaucoup plus qu’un millier de personnes présentes ce soir-là, il aurait fallu planifier une plus grande organisation. C’est dû à leur manque de supervision que plusieurs personnes s’étant présentées une dizaine d’heures en avance n’ont pu obtenir de billets. Pour les années à venir et je cite :

« On aurait pu organiser quelque chose pour les dépassements […] mais maintenant on se rend compte qu’on devrait le faire ».

Il y a aussi eu plusieurs commentaires par rapport à la revente de billets où plusieurs personnes ont décidé d’offrir leur billet pour des sommes ridiculement élevées, allant jusqu’à 200$, où même des billets étaient disponibles sur le site Kijiji. Par contre, il est tout de même difficile de contrôler ce phénomène, prenons par exemple la revente de billets à l’extérieur de Centre Molson lors des parties du Canadien. C’est par contre dommage, puisque l’objectif de cet événement n’est évidemment pas le profit; le prix de 20$ par billet ne couvrant pas dans son entièreté le coût de la soirée, où des commanditaires sont également nécessaires.

Certains se sentiront sûrement visés par le fait qu’il n’y a eu réservation de billets que pour les étudiants membres de comités culturels et non pour les sociétés techniques. Ceci est explicable par le fait que les société techniques ne sont pas membres de l’AEP et donc ne bénéficient pas de certains avantages. Cette situation ne risque pas de changer de sitôt puisque c’est une règle ayant été voté dans le passé qui régit une telle organisation. Par contre, d’un point de vue social, les sociétés techniques représentent autant, sinon davantage, l’École Polytechnique à l’étranger et demandent également une grande contribution de temps de la part de ses membres, il serait donc juste qu’ils possèdent les mêmes privilèges.

Finalement, selon Lucas, trésorier du Poly-Party, la vente est une réussite du point de vue de l’objectif fixé : vendre tous les billets en une seule soirée.

Cet article cherche à présenter les plaintes et les explications d’une façon objective. Aucun financement de la part de Poly-Party n’est mis en jeu, la journaliste responsable n’ayant pas été payée ou soudoyée.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.