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Hetalia Axis Powers

Les Guerres mondiales qui ont marqué le XXe siècle de notre ère demeurent un sujet tabou dans certaines communautés. On pourrait croire qu’une adaptation de ces évènements en manga, puis en anime commanderait une certaine retenue et des efforts pour éviter des stéréotypes grossiers.

Eh ben non.

Publiée d’abord en webcomic, Hetalia Axis Powers est probablement une des séries employant le plus de stéréotypes potentiellement offensants, d’où sa classification pour «public mature».

La prémisse est pourtant ridiculement adorable : les personnages principaux, Italie, Allemagne et Japon, sont en fait des anthropomorphismes du pays d’après lequel ils sont nommés. Italie aime les pâtes et a tendance à fuir le combat. Allemagne est autoritaire et ne peut se passer de bière. Japon est calme et réservé. France est un séducteur qui aime passer son temps à agacer Angleterre… Bref, sans les connaître, vous avez déjà une idée de ce à quoi ressemblent les personnages.

La première saison nous permet de découvrir les protagonistes, mais surtout leur façon d’interagir. En effet, les accords de réciprocité et les différents traités de l’époque prennent ici l’allure de relations interpersonnelles. Les guerres font davantage figure de vendetta personnelle, mais se prêtent surtout à de magnifiques sous-entendus lorsqu’un pays envahi les «régions vitales» d’un autre.

La force d’Hetalia: Axis Powers réside dans sa capacité à nous faire rire, sans culpabilité, d’une période dont on parle encore du bout des lèvres. L’atmosphère de l’anime est si légère, colorée et vivante qu’il est pratiquement impossible de se sentir insulté, même par les situations les moins politiquement correctes. Le format de l’anime est également idéal pour les étudiants occupés : chaque épisode n’est en fait qu’une courte capsule d’environ cinq minutes. Parfait pour se relâcher un peu les neurones sans casser son rythme d’étude.

Hetalia se distingue aussi d’autres séries par le nombre de gens préférant la version doublée en anglais à la version japonaise originale, souvent favorisée par les fans pour les performances théâtrales des doubleurs nippons. La raison en est simple : les doubleurs anglophones ont eu comme instruction de prendre un accent correspondant à leur pays, ce qui ajoute au «réalisme» des personnages, mais qui devient en fait une source d’amusement supplémentaire absente de l’original.

Cette série peut également charmer par ses références historiques à des évènements qui ont bien eu lieu, mais qui sont présentés d’une manière plus amusante que celle du prof d’histoire du secondaire. Papy Rome et sa gondole pleine de… disons, demoiselles me donnent sérieusement envie de revoir mes notes sur l’Antiquité.

Et en ce qui nous concerne, y a-t-il un Canada dans Hetalia? Oui! Sans vouloir vendre des punchs, je vais me permettre de citer la description plus que pertinente qu’en fait Wikipedia:« Ignoré par tout le monde, même par son propre ours polaire domestique, Canada fait presque office de fantôme et on en vient souvent à oublier sa présence…». Ouch!

N’hésitez pas à vous rendre sur Youtube pour visionner quelques épisodes! Vous serez sûrement conquis…

TL;DR

Série: Hetalia

Combien: 100 épisodes-capsules de cinq minutes chacun sur deux saisons et un film: « Hetalia Axis Powers: Paint it white»

On aime: La joie et la stupidité contagieuse des personnages, les innuendos magnifiques, les références historiques pertinentes et le format des épisodes.

On aime moins: Les «fans» qui ajoutent des crois gammées à leur cosplay.

Verdict: À voir pour les nostalgiques des cours d’histoire et les amateurs de pastas!




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.