Logo Le Polyscope
De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Rester au 2e étage

 

Je dois vous faire part de mes matinées idéales. Je sais, vous n’avez pas nécessairement envie de pénétrer mon quotidien, je ne suis pas Tiger Woods après tout. Mais comme vous êtes déjà en train de me lire, aussi bien savoir pourquoi je vous raconte ça.

Mes matinées idéales, donc. Trois éléments nécessaires. Un café (élémentaire), un journal (La Presse, de préférence) et du temps. Du temps? Ben oui, sinon, je ne peux profiter des deux premiers éléments et je finis par emballer mon lunch dans du papier journal et renverser mon café dessus.

Ça fait des années que mon père le sait. Et je n’ai plus besoin de demander. C’est un accord tacite : la section Sports de La Presse me revient en premier. Lorsqu’on s’installe à table pour le déjeuner, il me la tend, s’emparant du cahier Actualités pour patienter. Fut même un temps béni des dieux où je pouvais même finir en beauté avec le jeu de génie en herbe le dimanche. Conscience écolo oblige, haine de la matière ligneuse, le web 2.0, toutes ces réponses, bref, plus de journal le dimanche. Maudits écolos.

L’an dernier, j’ai été en manque. Bon, suffit les pensées déviantes. J’étais en manque de journal. En manque de section Sports. J’ai dû écouter un beau total de 5 parties en saison régulière de nos Glorieux (et la moitié d’entre eux à Poly-Habs, à défaut de pouvoir me concentrer sur quoi que ce soit d’autre). J’ai manqué les championnats mondiaux de hockey junior pendant Noël, étant en Asie. Je n’ai presque pas suivi les Internationaux de tennis de Melbourne. Qui a gagné le March Madness en passant?

Mes seules consolations sportives? La victoire des Packers au SuperBowl et la victoire des Canadiens lors du 5e match de la finale de la Conférence de l’Est contre les Flyers. Oui, j’y étais, live. Merci AEP. Pour ce match, que j’ai vu en compagnie de Frédéric, votre ancien et fabulouuus VP-Services. Je n’avais jamais assisté à un match de séries live. Mes amis, je vous en souhaite tous un comme celui-là.

Oui, j’ai souvent eu l’impression que l’implication était un vortex lors de la dernière année académique. Mais bon, vous n’êtes pas tous aussi inconscients et inconséquents que moi, n’ayez pas peur de vous impliquer. Pour faire une longue histoire courte, à force d’être en permanence au 2e étage du pavillon principal à traiter des dossiers sérieux comme la qualité de votre formation d’ingénieur, préparer un voyage en Chine et me demander quel chandail je n’avais pas encore porté au cours du dernier mois, j’ai fini par fraterniser avec mes collègues de palier.

C’était un contact naturel. Poly-Rad, Poly-TV et bien d’autres. Ils venaient tous à tour de rôle débattre avec Daphnée, à l’époque VP-Interne, ou quand elle n’était pas là, avec Lucas, le président. Bref, les débats typiques de l’interne. Ils couraient aussi après Sofiane pour préparer leur budget. Je riais dans ma barbe (façon de parler), je me trouvais presque pénarde avec mes comités à l’éducation, adorables communistes.

Me voici désormais dans les pages du Scope. Mais n’eut été de cette soirée des élections du Scope, à laquelle j’assistais presque par hasard lors d’une de mes naturelles pauses chez mes voisins, je n’aurais probablement pas eu la hardiesse de prendre la plume à dessein d’être lue. Mais comme le dit le vieil adage, pas d’encre dans le crayon, pas de dicton (…), ou peut-être était-ce ‘’on ne le sait pas tant qu’on n’a pas essayé’’. En tous les cas, vous êtes en train de me lire.

Le journal permet aux Polytechniciens d’explorer autre chose que les équations différentielles et la physique solide. De vivre leurs passions et de les transmettre. De développer leurs lyriques habiletés, leurs talents de graphiste, de libérer leur esprit bédéiste, de partager leur amour de la danse contemporaine. Mais également pour des motifs moins ludiques de s’exprimer sur des sujets de préoccupation régionale ou mondiale, comme l’environnement, les séismes, la hausse des frais de scolarité ou la disparition des grenouilles de la forêt amazonienne.

Voilà pour les membres rédacteurs.

Mais vous, lecteurs? Ce n’est pas sorcier, tous ceux qui écrivent dans le journal le font dans l’optique d’être lus. Impliquez-vous, qu’ils disaient. Je dirais même plus, lisez-nous.

Sportivement vôtre,

LiLlL




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

Le Polyscope en PDF+