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Le monde des ninjas est en guerre. Et alors?

 

Un frappuccino caramel, mon netbook, une banquette; le bonheur tient à peu de choses. Relaxer dans un café branché en sirotant une boisson aux arômes artificiels fait partie des petites joies souvent partagées par le commun des mortels.
La plupart des gens ont également des hobbies, des passions qui les différencient des autres, les empêchant de sombrer dans l’apathie. Moi, c’est l’animation japonaise, préférablement sans tentacules, merci bien. Certaines séries se sont fait un chemin jusqu’à nous et se sont même élevées au rang de culte; ceux de ma génération se souviennent sûrement de Pokémon et de la collection de cartes qu’ils ont abandonnée pour 50 cents dans une vente de garage quelconque.

La nostalgie, c’est bien de temps à autre, mais en ce qui concerne les animes, c’est encore mieux d’être à l’affût des nouvelles séries. Comme dans la littérature ou le cinéma, les genres sont tellement variés qu’il est toujours possible de trouver quelque chose qui retiendra votre attention. Une fois que vous connaissez vos goûts, c’est d’autant plus facile de repérer les séries qui ont le potentiel de vous intéresser. C’est en cherchant de cette manière que je suis tombée sur Nabari no Ou.

Cette série est difficile à décrire, parce que si on ne fait qu’énumérer les éléments qui la compose, elle a l’air d’un grand ramassis de trucs déjà vus ailleurs. Mais le tout est bien plus que la somme de ses parties. Il y a des ninjas. Des samuraïs. Du supernaturel. Des gens qui font exploser les autres avec leur jutsu spécial. Il y a du drame, de la comédie, du cynisme. J’ai tendance à dire que ça rappelle Naruto, mais le seul élément rapprochant ces deux séries reste les scènes de bagarre entre ninjas. Nabari no Ou se concentre davantage sur l’évolution psychologique des personnages, alors que Naruto met l’accent sur leurs objectifs.

Parlant des personnages, c’est vraiment pour eux que j’ai suivi cette série jusqu’à la fin. L’histoire est intéressante, mais parfois assez complexe et progressant lentement. L’aspect le plus intéressant du développement est qu’environ au milieu de la série, on ne sait plus vraiment qui sont les «bons» ou les «méchants». On découvre les motifs justifiant les actions, on se sent doublement perdu lorsque le héro, Miharu, décide de changer de camp pour arriver à ses fins, bref, cette subtilité rarement présente dans les séries du même genre contribue à enrichir l’histoire. Sans oublier l’apathie chronique du protagoniste, source d’humour cynique et d’exaspération pour la majorité des autres personnages.

Pour terminer, je ne sais pas s’il y en a parmi vous qui sont venus à l’Otakuthon cette année, mais ça a été absolument fantastique. La nouvelle salle des exposants et artistes est bien plus grande que lors des années précédentes. Les panels (du moins ceux auxquels j’ai assisté) étaient dans l’ensemble bien montés et variés. On n’a pas parlé que de mangas, mais aussi de séries cultes comme Harry Potter, Reboot, Sherlock Holmes et encore d’autres. La programmation des salles de visionnement était sympathique aussi. Je n’aurais jamais pensé que regarder du hentai en groupe puisse être aussi drôle. Bravo à tous les cosplayers, mais en particulier au gars déguisé en nyan-cat avec ses patins à roulettes. Bref, pointez-vous l’an prochain, j’aurai peut-être réparé ma machine à coudre d’ici-là.

TL;DR

Série: Nabari no Ou

Nombre d’épisodes: 26

On aime: Les batailles entre ninjas et la complexité des personnages.

On aime moins: La progression de l’histoire, parfois assez lente.

Verdict: À voir pour ceux qui aiment les scènes de combats et le surnaturel avec une touche d’ironie.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.