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De toute façon, on est les meilleurs depuis 1967.

Rétrospective été 2011

 

Avant de se lancer à corps perdu dans la saison 2011-2012, laissons un instant la folie de la rentrée de côté et repensons à ces doux moments de l’été. Vous savez, quand le soleil et ses 41°C réchauffaient les parcours de golfs de Floride occupés par des Glorieux en vacances prématurées? Voici donc une revue succincte des faits saillants de la période estivale.

HOCKEY :

Une Coupe, des doigts et Tripoli

Probablement que le gars de la zamboni au Rogers Arena avait oublié de mettre un Lucky Looney sous le cercle de mise au jeu. La chance des J.O. de 2010 n’était certes pas du côté des Canucks, et encore moins du côté de Roberto Luongo, de loin la plus grande déception de ces éliminatoires avec un maigre pourcentage d’arrêt de 0.891 et une moyenne de buts alloués par match de 3.41. Comme dirait mon père, pas de quoi écrire à sa mère!

Ainsi, les Bruins ont pu palper la Coupe de Lord Stanley pour la première fois depuis 1972 et les doigts de Patrice Bergeron ont pu toucher autre chose que les dents d’Alex Burrows.

Nos bras meurtris vous tendent… les cocktails molotov… À défaut de célébrer le retour de la Coupe au Canada, la populace vancouvéroise s’est jointe au mouvement mondial de révolution et a pris des airs de Tripoli après l’amère défaite du septième match.

TENNIS :

Le Djoker, la carte gagnante

Eh voilà. Pour la première fois depuis le 1er février 2004, le numéro mondial n’a pas pour patronyme Federer ou Nadal.

Après une victoire à l’Australian Open en février, le Serbe Novak Djokovic récidive sur le circuit des Grands Chelems en remportant le tournoi du All England Club et s’emparant par le fait même de la première place au classement.

Mais avant Wimbledon, Roland-Garros a été le théâtre d’un énième affrontement entre les deux anciens numéros un, Nadal et Federer. Dans un match serré, Nadal a finalement emporté son sixième Saladier d’argent sur le court en terre battue.

Notons également la ridicule défaite en finale de Wimbledon de Maria Sharapova face à la Tchèque Petra Kvitova, la tentative encore ratée d’Andy Murray de triompher devant ses compatriotes sur le gazon et la progression de notre Canadien Milos Raonic, désormais 28e au monde.

Parlant de tennis canadien, Vasek Popsisil a tenté de faire un Simon Larose de lui-même, mais tout comme Andre Agassi avait alors réussi à contrer la progression du Québécois en 2003, Roger Federer a mis fin aux espoirs des fans canadiens de voir un compatriote poursuivre sa route à la Coupe Rogers.

Ah oui, et devinez qui a gagné à Montréal? La carte gagnante, c’était le Djoker. Chez les dames, Serena Williams, qui revient en force après un repos de près d’un an.

NFL/NBA : Qui commencera sa saison à temps?

Eh oui, il n’y a pas qu’à Postes Canada et Air Canada qu’on n’arrive pas à s’entendre lors des négociations de conventions.

Les amateurs de football sont, au moment de mettre sous presse, les plus choyés. L’entente signée le 25 juillet dernier après un lockout de 132 jours a permis aux joueurs de signer leurs contrats et de retourner s’entraîner pour la reprise des activités de fin de semaine.

Parlant de contrats, qui a signé chez les Jets pour mettre de l’action dans la Grosse Pomme? Notre ami Plaxico Burress, vous savez, celui qui s’est tiré dans le pied (littéralement) il y a 2 ans? Au moins, si T.O. se tient tranquille cette année, on pourra sûrement compter sur lui pour les déclarations loufoques et/ou les gestes imbéciles.

Malheureusement pour les amateurs de basketball, ils pourraient devoir se contenter d’écouter Space Jam en boucle cet automne.

Le retour des Jets, le projet

Nordiques toujours sur la glace

L’été passé, tout le monde et personne se demandait si Jim Balsilie allait finalement pouvoir déménager les Coyotes de Phoenix pour leur donner un habitat canadien.

En 2011, les Coyotes sont toujours dans le désert, mais les Trashers ont plié bagage pour aller divertir les Prairies à Winnipeg, et les fictifs Nordiques attendent un règlement de compte à l’Assemblée nationale pour savoir si Québec pourra de nouveau faire partie de la LNH, avoir les Jeux Olympiques et le siège de l’ONU. Mais peu importe. En tous les cas, l’autobus des joueurs ne pourra plus faire halte au Madrid advenant une confrontation Montréal-Québec. Il reste toujours les dinosaures.

La Triple Couronne :

Des chevaux et des chapeaux

Quoi, le Polyscope suit aussi les sports équestres? N’oubliez pas que le Derby du Kentucky est surnommé The Two Greatest Minutes in Sport. Quand même. Il est temps de redonner la place qui revient aux courses de chevaux.

D’abord, Animal Kingdom a remporté le prestigieux Derby du Kentucky au début du mois de mai.

Puis, dans la seconde épreuve de la Triple Couronne, le Preakness Stakes, Shackleford a fait une superbe poussée en fin de parcours pour battre Animal Kingdom d’une demi-longueur.

Pour la bataille finale, au Belmont Stakes, les deux rivaux se trouvaient à la ligne de départ en compagnie de cinq autres participants du Derby, une première dans l’histoire. Mais ni un ni l’autre n’ont pu mettre le sabot sur un deuxième titre, Ruler On Ice s’emparant de la couverture d’œillets. À 24 contre 1, j’aurais vraiment dû mettre un ptit cinquante sur mon cheval… mais pas sur le diamètre du plus large chapeau… ni du plus ridicule d’ailleurs.




*Les auteurs ont l’entière responsabilité de leurs articles et n’engagent d’aucune façon l’équipe du Polyscope ou de l’AEP, sauf lorsque la signature en fait mention. Nous laissons au lecteur la jugeote de déceler le sarcasme saupoudré sur nos pages.

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